Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:11

 

Le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de ce que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n'ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l'UE.

"Un certain rééquilibrage" ?

On avait cru comprendre après quelques déclarations de campagne, qu'il y aurait un certain rééquilibrage. Las, ce n'était que des éléments de langage, de ces mots lancés dans le vent pour capter les voix.

Car d'équilibre entre humanité et fermeté, il n'y aura point ! *Accueillir des réfugiés ? Oui, un peu, mais celles et ceux qui le méritent.

*Accroître le nombre de places d'accueil ? Oui, mais pour mieux garder sous contrôle.

*Diminuer le temps d'attente du titre de séjour ? Oui, mais pour reconduire plus vite à la frontière.

*Modifier la convention de Dublin ? Oui, mais pour l'aggraver en fixant  définitivement le demandeur au pays de déposition de la demande.

*Mieux instruire les demandes ? Oui, pour faire le tri entre les réfugiés, réputés légitimes, des migrants dont les motifs ne sont qu'économiques.

*Promouvoir une politique commune européenne ? Oui, mais si elle ne contrecarre en rien la fermeture du territoire, même si cela revient à abandonner d'autres, telles la Grèce et l'Italie, à leur propre sort.

Une incroyable incohérence avec cette "dissuasion migratoire" !

La LDH dénonce non seulement les mots utilisés, comme cette fameuse expression « dissuasion migratoire », mais surtout l'analyse qui explique que de telles choses puissent être dites. C'est ce que montre, à l'évidence, l'incroyable incohérence qui consiste à prôner le développement dans les pays d'origine pour « tarir » les flux vers les pays d'accueil tout en diminuant les aides publiques à ces pays.

Une inversion entre les causes des migrations et leurs conséquences

Au lieu de comprendre que c'est l'instabilité du monde qui est à la base des mouvements migratoires, le gouvernement s'enfonce dans la classique inversion entre les causes des migrations et leurs conséquences. La LDH considère que le  projet de loi annoncé révèle que le gouvernement n'a en réalité pas de politique des migrations, juste le choix de l'aggravation de la répression et de la négation des droits.

Communiqué de la LDH

Paris, le 13 juillet 2017.

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans Immigration
commenter cet article
5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 17:46
 
Douze organisations, des avocats et des universitaires (liste ci-dessous) appellent les députés à ne pas voter la loi de prorogation de l’état d’urgence et tous les parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure.
 
Elles dénoncent la dangereuse logique du soupçon qui imprègne les deux textes.
 
Les parlementaires ne doivent pas se laisser abuser par l’idée que la France va sortir d’un régime d’exception alors même qu’il s’agit de l’inscrire dans le marbre de la loi permanente. Le discours du Président de la République, lors du Congrès à Versailles, a été l’occasion d’un nouveau tour de passe-passe : prétendre à une sortie de l’état d’urgence, quand, en même temps, le Sénat examinait une sixième loi de prorogation de ce dispositif d’exception, suivie du projet de loi antiterroriste qui pérennisera l’état d’urgence pour l’inscrire dans le droit commun.
 
Le 30 juin, lors d’une rencontre avec le Président de la République, notre collectif « état d’urgence / antiterrorisme » s’est employé à mettre au jour ces incohérences entre les annonces et les faits. Face à ces contradictions, le Président de la République n’a pas montré d’ouverture pour modifier le fond de ces projets de loi.
Les perquisitions et assignations administratives, mesures phares de l’état d’urgence, aussi inefficaces qu’excessives, ne disparaîtront ainsi pas en novembre 2017. Elles seront pérennisées ; les assignés et perquisitionnés de l’état d’urgence d’aujourd’hui seront, sans nul doute, les assignés et perquisitionnés de la loi antiterroriste de demain. En prétendant aujourd’hui réserver aux seuls terroristes ces mesures, le gouvernement reconnaît en creux l’usage arbitraire et dévoyé de l’état d’urgence.
Autre preuve de duplicité du discours officiel : les interdictions dites « de séjour » (valant interdiction de se déplacer pour participer à une manifestation), censurées par le Conseil constitutionnel, ont été réintroduites par le gouvernement et aussitôt adoptées en commission des Lois du Sénat. Cette disposition spécifique pourra être utilisée contre des manifestants ou militants, sans lien avec le terrorisme, comme cela a été le cas ces derniers mois. Nos organisations alertent les parlementaires sur la nouvelle loi antiterroriste qui vise à normaliser la logique du soupçon.
L’objectif fondamental, subjectif et donc potentiellement arbitraire, demeure la neutralisation d’individus dont on pourrait anticiper les « comportements non conformes » et la « radicalisation » supposée. Le texte ambitionne ainsi de pérenniser des dispositifs qui accuseront les personnes sur la base de critères flous (notamment d’appartenance à l’entourage de personnes ou d’organisations, l’adhésion, même privée, à des idées ou doctrines religieuses…) et bien en amont de toute preuve de la commission ou la préparation d’un acte de terrorisme, laquelle, rappelons-le, est d’ores et déjà prise en charge au plan pénal. La nature de la contrainte demeure elle aussi inchangée. Le contrôle par un juge, fût-il judiciaire, exercé selon des critères vagues et sur la base de notes blanches fournies par les services de renseignement, ne sera, par essence, pas plus effectif que sous l’état d’urgence.
 
Entre l’état d’urgence qu’on s’apprête enfin, nous dit-on, à quitter, et l’état de soupçon permanent dans lequel il s’agirait d’entrer, il n’y a pas de différence de nature.
Tandis que l’état d’urgence se voulait temporaire et ses mesures exceptionnelles, les fouilles indifférenciées, les assignations et les perquisitions de la loi à venir seront permanentes. Les atteintes aux libertés d’aller et de venir, de se réunir et de manifester, la stigmatisation des personnes de confession musulmanes ou supposées telles, et avec elles, la division de la société, prendront, elles aussi, un tour permanent, par l’effet de cliquet propre aux législations antiterroristes, comme le montre l’expérience de celles accumulées, presque sans débat, ces dernières années.
 
--------- Le réseau « état d’urgence / antiterrorisme » est composé :
•des organisations suivantes : ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Action droits des musulmans, Amnesty international – France, Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), European Prison Litigation Network, Greenpeace France, Human Rights Watch, La Quadrature du Net, Ligue des droits de l’Homme, Observatoire international des Prisons (section française), Syndicat des avocats de France et Syndicat de la magistrature.
· des cabinets d’avocats suivants : Cabinet Arié Alimi, Cabinet Bourdon, Cabinet VIGOT (Emmanuel Daoud)
·et d’universitaires (membres, notamment, Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF) de l’Université Paris Nanterre, engagés dans un programme de recherche sur l’état d’urgence 2015-17).
Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans libertés
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:01

Le Président Macron maintient sa volonté d’inscrire l’état d’urgence           dans le droit commun et crée la confusion sur les « juges judiciaires »

 

Dans son long discours devant le Congrès à Versailles, le Président Macron a exprimé sa volonté de rétablir « les libertés des Français en levant l’état d’urgence à l’automne ». N’est-ce pas la reconnaissance officielle que l’état d’urgence met en cause les libertés ? Alors pourquoi ne pas le lever tout de suite ? « parce que ces libertés sont la condition de l’existence d’une démocratie forte » affirme t-il. Tous les rapports montrent que l’état d’urgence n’a eu d’efficacité réelle  que dans les premiers jours, les premières semaines de son application, avec l’effet de surprise.

 

D’autant qu’il maintient sa volonté de faire voter par les parlementaires le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » et que celui-ci donne les pouvoirs « aux représentants de l’Etat dans le département [les préfets] ou, à Paris, au Préfet de police », pour établir les périmètres de protection autour d’un lieu soumis à un risque d’actes de terrorisme et pour fermer des lieux de cultes.

 

Des magistrats indépendants ou porteurs de la politique pénale du gouvernement ?

 

Certes, l’arrêté du préfet sera « transmis sans délai au procureur de la République », seulement transmis, la décision relevant du seul préfet. Et le procureur n’est pas le juge judiciaire indépendant du Parquet. Les procureurs dépendent de l’Etat. Ces  magistrats du parquet sont soumis à un principe hiérarchique qui découle de la nature même de leurs fonctions, puisqu’ils sont notamment chargés de l’application de la politique pénale du gouvernement. Même si depuis la loi du 25 juillet 2013, relative aux attributions du Garde des sceaux et des magistrats en matière de politique pénale et de mise en oeuvre de l’action publique, est inscrit dans le code de procédure pénale l’interdiction pour le ministre de la Justice d’adresser aux procureurs de la République des instructions individuelles.

 

Le Président Macron écarte toujours, comme dans l’état d’urgence, les seuls juges indépendants, ceux du Siège Les magistrats du siège possèdent un statut leur garantissant une indépendance renforcée, par rapport aux membres du Parquet. La Constitution prévoit ainsi leur inamovibilité, ce qui signifie qu’ils ne peuvent recevoir d’affectation nouvelle sans leur consentement, même en avancement. Cette règle constitue l’une des traductions concrètes du principe d’indépendance de l’autorité judiciaire. Elle est en effet destinée à éviter les pressions hiérarchiques ou politiques sur les décisions des juges du siège.

Certes, pour les visites et saisies, le préfet décidera toujours, mais « sous l’autorité du juge des libertés et de la détention »,  juge du Siège, lui aussi indépendant, mais ayant un pouvoir limité d’investigation et une fonction spécialisée. Et cela dans un cadre qui demeure trop vague, certes  « aux seules fins de prévenir des actes de terrorisme », mais « lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’un lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre public »

Oui, les projets de loi actuels demeurent dangereux pour nos libertés. Ils doivent être retirés !

Henri Moulinier

Délégué régional LDH Poitou-Charentes

 

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans libertés
commenter cet article
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:08

Notre système de santé solidaire, n'arrête pas de faire l'objet de coupes budgétaires plus ou moins sanglantes, comme c'est le cas en ce moment  à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle 17000, par la volonté des autorités de santé locales de supprimer un service thérapeutique d'accompagnement des malades diabétiques.
Cette marchandisation de la santé, et le mépris du suivi des malades avec comme seul objectif le chiffre, est devenue insupportable et demande à être dénoncée publiquement.
Une pétition à été mise en ligne  par des soignants, des patients et des citoyens (nes) solidaires, pour appuyer la demande de maintien du service concerné, étant attachés à ce commun qui est notre système de santé solidaire, tel que décrit par le film de Gilles Perret "La Sociale". http://www.lasociale.fr/

Merci à tous et toutes, par la signature de la pétition et sa diffusion largement dans vos réseaux, de contribuer à la sauvegarde de ce service, indispensable
et vital pour les malades diabétiques de notre région.

Remerciements pour votre soutien.
Lien de la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Delegation_de_la_CharenteMaritime_de_lARS_Aquitaine_Limousin_Poitou_Char_Petition_contre_la_fermeture_du_Reseau_Atlantiq/?Day2Share

Cordialement et solidairement.
Henri BENNI
LDH Pays Rochefortais.
h.benni@wanadoo.fr

 

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen
commenter cet article
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 11:26

 

La LDH rend hommage à Simone Veil, dont le combat pour les droits des femmes fut exemplaire. Elle s’incline devant la forte personnalité de celle qui, déportée à 16 ans, mena une carrière politique fidèle à ses convictions dignes et respectueuses.

La LDH présente à ses enfants, à toute sa famille et à ses proches ses condoléances attristées.

Paris, le 30 juin 2016

En hommage à Madame S. Veil, une vidéo tirée des archives de l'INA : http://www.ina.fr/video/I05011042

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 10:25

Date repoussée au jeudi 13 juillet à 17h 30, a propos de l'état d'urgence, des 2 projets de loi du gouvernement Macron, l'un pour sa reconduction pour la 6e fois, l'autre pour sa transcription dans le droit commun. Olivier Falorni, député de La Rochelle, recevra une délégation (LDH avec la Libre Pensée, le Mouvement de la Paix, Amnesty International, ...)  à sa permanence parlementaire LE JEUDI 13 JUILLET à 17h 30 et non comme initialement annoncé ce jeudi 6 juillet à 18h à La Rochelle. Nous souhaitons savoir sa position comme député appelé à voter ou pas les 2 projets de loi. Venez nous accompagner.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Message de soutien

              de la Ligue des droits de l’Homme rochelaise aux structures culturelles

 

Dans Politis du 21 juin est paru un appel  intitulé « La France en état d’urgence culturelle » qui appelle les élu-e-s à ne pas céder à la « surenchère sécuritaire »:

« Face à l'état d'urgence dont l'art aussi est la victime, notamment dans l'espace public, organisations et acteurs du monde culturel appellent les élus à ne pas céder à la surenchère sécuritaire.

« Nous répondrons par plus de démocratie, d'ouverture et de tolérance ». Ce sont les mots du Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg après l'attentat d'Utoya en 2011 […]. Au lendemain des attentats de janvier 2015 contre Charlie-Hebdo, des millions de citoyens descendaient dans la rue pour refuser de céder à la terreur. Au lendemain des attentats de Paris en novembre de la même année, les paroles et éditoriaux se succédaient pour affirmer que le terrorisme n'aurait pas raison de nos modes de vie.

Mais depuis, la principale réponse apportée à la violence terroriste a été le prolongement indéfini de l'état d'urgence. De l'exception, il est devenu la règle, alors que d'autres pays aussi durement touchés que le nôtre par les attentats ont refusé sa mise en place. Il s'est accompagné de dérives et d'atteintes aux libertés publiques […].

Dans ce contexte, l'art et la culture subissent une double peine : de Paris à Manchester, des manifestations culturelles ont été en première ligne de la violence terroriste. Mais la seule réponse apportée consiste en un grignotage progressif de nos libertés. Un rapport récemment remis au ministère de la Culture prétend faire peser sur les organisateurs de manifestations culturelles la responsabilité d'assurer non seulement la sécurité, mais aussi la sûreté des spectateurs. Or la sûreté relève de la mission régalienne de l'État ; il ne peut s'en défausser sur les collectivités ni sur les acteurs culturels » (Extraits).

 

Un seul exemple local : la Fête de la Saint Jean à Villeneuve-Les-Salines (La Rochelle). C’est le Collectif des Associations qui a dû assumer  la responsabilité et le surcoût de la sécurité renforcée de la manifestation, à la demande de la Mairie et sans présence de la Police Nationale, ni municipale, alors que le Maire et le député sortant étaient présents.

 

La section rochelaise de la Ligue des droits de l’Homme soutient cet Appel qui converge avec celui des associations et syndicats, dont la LDH, qui s’élèvent contre la volonté du Président de la République et de son gouvernement nouvellement formé de :

* prolonger l’état d’urgence pour la 6e fois jusqu’au 1er novembre prochain

* et, dans le même temps, de faire voter une loi qui inscrive les mesures constitutives de l’état d’urgence dans la loi commune. C’est bien la volonté de perpétuer un état qui n’a plus rien « d’urgent », mais deviendrait un état permanent à caractère arbitraire, mettant à l’écart les juges judiciaires du Siège  (les seuls magistrats indépendants, inamovibles et ayant le pouvoir d’instruction).

 

Elle appelle toutes les structures culturelles de l’Agglomération rochelaises à se joindre à la délégation qui veut rencontrer Olivier Falorni, député, ce JEUDI 6 JUILLET à 18H à sa permanence parlementaire sur La Rochelle.

                                                            La section rochelaise de la LDH

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans libertés
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 09:57

 

Le conseil des ministres a examiné, jeudi 22 juin, le projet de loi prorogeant l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre ainsi que celui « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

Pour Jacques Toubon, Défenseur des droits, le gouvernement est dans « un piège » auquel il apporte une mauvaise réponse. Selon lui « l’état permanent » du droit proposé pour remplacer « l’état exceptionnel » comporte une « pilule empoisonnée » : le risque de dissoudre la cohésion nationale en stigmatisant une partie de la population au nom de sa religion.

Le gouvernement a approuvé, jeudi, la sixième prorogation de l’état d’urgence. Est-ce une erreur ?

La question n’est pas de savoir si la prorogation est une bonne chose ou pas, la politique en décide. A partir du moment où l’on proroge, il faut décider soit de ne jamais en sortir, soit d’y mettre fin. C’est le piège dans lequel se trouve le gouvernement. Il répond en remplaçant le texte « état exceptionnel » par un texte « état permanent » de la législation. C’est le projet de loi censé remplacer l’état d’urgence. Il laisse entendre qu’après l’état d’urgence, les mesures perdraient en efficacité ce qu’elles gagneraient en garantie des droits…

En réalité, ce nouvel « état permanent » du droit n’offre pas plus de garanties mais ne pourra plus être justifié par le caractère exceptionnel et temporaire. Ainsi la France va se retrouver fragilisée devant la Cour européenne des droits de l’homme et le Conseil constitutionnel. Et enfin il n’est pas démontré que le fait d’être sorti pendant l’état d’urgence des dispositifs antiterroristes judiciaires mis en place depuis 1986, ou de vouloir définitivement en sortir avec ce projet de loi est plus efficace ; en tout cas ce sera moins protecteur des libertés.

LE MONDE | 23.06.2017 Propos recueillis par Jean-Baptiste Jacquin

Argumentaire sur le contenu du projet de loi sur le terrorisme

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen
commenter cet article
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:05

Communiqué LDH nationale

Malgré l’importance de l’Assemblée nationale dans l’élaboration et le vote des lois comme dans le contrôle de l’action du gouvernement, les électrices et les électeurs ont boudé les urnes comme jamais au premier tour de ce type d’élections. Moins d’un électeur sur deux s’est déplacé, marquant sa défiance envers les offres politiques qui lui étaient proposées.

De par le mode de scrutin, une coalition présidentielle prévisible est en mesure d’emporter une très large majorité, avec à peine un tiers des voix exprimées. La diversité des sensibilités serait faiblement représentée au sein de la future Assemblée et son rôle, ainsi que la qualité du débat démocratique, risquent d’en être affaiblis.

Ces résultats confirment l’urgence à revoir en profondeur le fonctionnement de notre démocratie et de nos institutions pour corriger dérives et carences, en offrant plus de place aux débats contradictoires, à l’implication et au contrôle citoyens.

C’est pourquoi la LDH appelle à une mobilisation citoyenne forte au second tour des élections législatives.

Inquiète des 2,99 millions de voix qui se sont portées sur le parti d’extrême droite de Marine Le Pen, la LDH appelle à faire barrage à tous ses candidats, aux idées de haine et d’exclusion.

Elle invite les citoyen-ne-s à apprécier leur choix à la lumière des enjeux qui engagent l’avenir :

- la promotion d’une démocratie plus forte et participative, qui associe mieux les citoyen-ne-s aux décisions qui les concernent ;

- la défense des droits et libertés, individuels et collectifs, confortés, particulièrement par des droits économiques et sociaux protecteurs et facteurs d’une solidarité pour tous ;

- le refus de la stigmatisation de catégories de population et d’un Etat policier, sous couvert de lutte contre le terrorisme ;

- la réaffirmation d’un Etat de droit, où les juges contrôlent l’action de l’exécutif, refusant l’état d’urgence et l’inscription des mesures d’exception dans le droit commun.

 

Paris, le 12 juin 2017

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans démocratie...
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:57

Communique LDH suite au futur projet de loi sécuritaire du gouvernement pour faire entrer l’état d’urgence dans le droit commun

Si ce que révèle le quotidien Le Monde est exact, le gouvernement entend introduire dans le droit commun des mesures comme l’assignation à résidence, la pose de bracelets électroniques ou les perquisitions administratives, sous la seule décision d’un préfet.

De telles mesures piétineraient les libertés individuelles et collectives et nous feraient basculer dans un autoritarisme d’Etat. A défaut de sortir de l’état d’urgence, la France entrerait durablement dans un régime d’exception.

Loin de ne concerner que les actes de terrorisme, ces mesures s’appliqueraient indifféremment à une large gamme de délits. Chacun pourrait alors être victime de cet arbitraire. Aujourd’hui déjà, nous voyons des dispositions inscrites dans l’état d’urgence utilisées contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques.

Que ce délirant cocktail liberticide, qui s’ajoute à une jurisprudence désastreuse et aux lois déjà votées, ait pu s’écrire dans les bureaux d’un ministère et être approuvé par les plus hautes autorités de l’Etat laisse à penser qu’elles entendent pratiquer une démocratie soumise plutôt que de respecter les règles de l’Etat de droit.

A la veille des élections législatives, La Ligue des droits de l’Homme appelle les électeurs et les électrices à tenir compte des projets du gouvernement et du président de la République dans leurs choix.

Paris, le 7 juin 2017

 

Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 13:04
POUR SOUTENIR LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS D'ISRAEL, rassemblement à La Rochelle, Vieux Port, ce vendredi 2 juin à 18h à l'appel du Collectif Rochelais pour la Palestine,.
Nous vous appelons à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques toujours en souffrance dans les prisons d'Israël. Après une longue grève de la faim de trente neuf jours, ils ont obtenu partiellement que soient enfin reconnu leurs légitimes revendications.
RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 2 JUIN à 18 h à 20 h au pied de l'Olivier Quai Duperré (GROSSE HORLOGE)
Toutes et tous sont invités, sans drapeaux ni banderoles autres que ceux de la Palestine.
Repost 0
Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans libertés

  • : LDH La Rochelle-Aunis
  • LDH  La Rochelle-Aunis
  • : Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen, Section La Rochelle-Aunis
  • Contact

Présentation

  • Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen
  • Blog de la section de La Rochelle-Aunis de la Ligue des droits de l'homme.

Recherche D'articles

Bureau de la LDH LR-Aunis

Président: Jean Marie ARCIER (07 50 20 60 67)

Vice-Président (délégué régional) : Henri MOULINIER (06 77 82 78 87)

Secrétaire: Martine PHILIPPE 06 50 13 64 68

Trésorier (et culture) Claude BARBOSA 07 80 51 50 68

Jacques CATRIN (Collectif diversité) 06 78 79 71 46

Danièle CHABARDES GARONNE (droit des étrangers) (05 46 00 70 76)

Julia ROSSIGNEUX (relations avec l'Université): 06 64 29 51 55

                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Déléguée aux prisons: Denise PIAU ( 06 08 22 23 57)