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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:17

Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, à 15h, place de la République.

Proposition est faite aux signataires locaux de cet appel national et à d'autres organisations d'un rassemblement à La Rochelle ce samedi 18 février à 15h  place de Verdun

Appel national à l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS Racisme, CGT et FSU

Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.

Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.

Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garante des libertés et de la sécurité publique.

Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, dont l’honneur est entaché par ces comportements.

Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres, ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.

Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et tous.

Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestation le samedi 18 février 2017, en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.

Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:02

Communiqué commun : le Cran, la LDH, la Licra, le Mrap, SOS Racisme

En cette circonstance, la violence policière a pris un caractère sexuel et raciste. Des insultes comme « salope », « négro », « bamboula » auraient été proférées.

Depuis des années, la question des violences policières est posée. Qu’elles aient ou non un caractère racial, elles portent atteinte à la sécurité des citoyen-ne-s et à la crédibilité de la police elle-même. Or nous avons besoin d’une police forte et juste. Ce quinquennat ne peut s’achever sans qu’on mette en œuvre un véritable plan contre ce fléau, qui mine notre République. La violence ne peut être une réponse. A la République de démontrer que ses outils sont les seuls qui vaillent.

C’est pourquoi nous demandons de toute urgence à être reçus par monsieur le Président de la République, monsieur le Premier ministre et monsieur le ministre de l’Intérieur pour nous assurer de la mise en place de solutions concrètes, pour mettre fin à ces abus et rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre.

Paris, 8 février 2017

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 11:41

Un élu royannais du FN, Thierry Rogester, a réussi à obtenir le retrait d'une délibération du conseil de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (CARA) pour le versement d'une subvention de 2000 euros pour l'organisation des 4e Rencontres du livre et du citoyen qu'organise la Ligue des droits de l'Homme de Royan, à Saint-Georges de Didonne, Samedi 11 et dimanche 12 février.

La LDH serait "politisée" dit ce frontiste à propos de ces rencontres organisées sur le thème de la "démocratie" ! Est-ce cela qui fat peur à cet élu du FN ?

Solidarité !!! Cette subvention doit être votée comme elle l'a été par 3 fois déjà depuis 2012 !

"Pour le FN, la LDH est "politisée" Sud Ouest 1er 2 2017

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 18:26

Rassemblement citoyen devant l’ambassade des Etats-Unis à Paris, le 31 janvier 2017 à 18h30

Depuis son investiture, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a pris de nombreuses mesures revenant sur des droits et libertés fondamentales acquises au gré de luttes sociales et civiques et qui fondent le socle de la nation américaine.

La dernière d’entre elle interdit l’accès au territoire américain aux ressortissants de 7 pays musulmans. Depuis, plusieurs dizaine de milliers de personnes ont manifesté aux Etats-Unis en soutien aux populations visées par ce décret.

Les Etats-Unis incarnent un symbole de liberté, de vivre-ensemble et d’accès aux droits fondamentaux.

Alors qu’une vague populiste secoue les Etats-Unis et l’Europe, nous appelons les citoyens français à se rassembler pour montrer leur refus que les Etats-Unis ne sombrent dans le repli sur soi, la xénophobie et la haine de l’autre.

En solidarité avec les militants américains, nous appelons au rassemblement à proximité de l’ambassade américaine, au 9 place de la Madeleine le mardi 31 janvier 2017 à 18h30 pour dire notre indignation face aux dérives racistes, sexistes et homophobes de l’administration Trump.

 

Premiers signataires : SOS Racisme, LDH, FIDL, CFDT, UEJF, La fabrique étudiante, SOS Homophobie, France Terre d'asile, JCall, La paix maintenant, CGT...

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 11:37
Le centre de distribution des Restos du coeur de Laleu manque de vêtements, par ces temps de grand froid. Il est possible de leur apporter des vêtements trois jours par semaine, les lundi, jeudi et vendredi de 9h30 à 16h30

Restos du coeur Centre de distribution de La Rochelle Laleu

57, Rue Amiral Duperré

17000 LA ROCHELLE

Mail (JPG) ad17.laleu@restosducoeur.org

(PNG) 05 46 42 52 11

Animatrice : Patricia ANTOINAT

http://ad17.restosducoeur.org/article.php3?id_article=23
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 12:18

Contre le CETA (accord de libre-échange Europe-Canada): qui vient en débat au Parlement européen pour ratification le 2 février : SAMEDI 21 JANVIER de 15h à 17h retrouvons nous sur le Vieux Port de La Rochelle pour refuser le CETA comme nous avions efficacement refusé le TAFTA. Le CETA, c'est le cousin du TAFTA !
Apportez banderoles et drapeaux, panneaux et baudriers, tout pour attirer l'attention sur cette forfaiture et discuter avec le public.​
Le Collectif Rochelais STOP TAFTA & CETA
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​Quelques liens​...
​Un article des blogs de Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/…/accord-ue-canada-le-ceta-nie-l…
Le Collectif national​ ​Stoptafta-CETA-TISA etc. ​ : https://www.collectifstoptafta.org/
La page du collectif rochelais: https://www.facebook.com/collectifstoptaftalarochelle

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:06

En partenariat avec Ecran vert, le film "La sociale" sera projeté à La Rochelle Samedi 11 février à 20h 30 au cinéma l'Olympia, place de Verdun (entrée 5 euros). Qu'on se le dise !

Un débat s'ensuivra sur l'histoire de la Sécurité sociale, une oeuvre issue du programme du Conseil National de la Résistance, sa mise en cause, son avenir,

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« Il y a soixante-dix ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples – vivre sans l’angoisse du lendemain – voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit, se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ?

Soixante-dix ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de la sécu. D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont les bâtisseurs et ce qu'elle est devenue au fil des décennies. »

 Entre Histoire et Présent, pédagogie et émotion, Gilles Perret rappelle que la Sécurité sociale n'est pas un dossier comptable mais un enjeu humain et politique.

 Gilles Perret est un réalisateur engagé ; son précédent film paru en 2013, Des jours heureux, racontait la belle et étonnante histoire du Conseil national de la Résistance (CNR). Il dit que c'est ce film, dont il reprend les mêmes ingrédients (des images d’archives, des précisions percutantes de spécialistes et des témoignages forts, sans commentaire ni voix off), qui lui a donné le désir de consacrer un nouvel opus à l’une des mesures phares du CNR, à savoir la création de la Sécurité sociale.

 A priori un tel sujet ne paraît pas très cinégénique mais c'est sans compter sur le talent de Gilles Perret et son humanisme ; il choisit donc d'incarner son sujet dans deux beaux personnages : un ancien ouvrier qui, en 1946, à l'âge de 26 ans, était secrétaire de l’Union départementale CGT et a donc siégé comme président du conseil d’administration de la caisse de son département de Haute-Savoie, et un historien issu d'un milieu populaire, passionné par la personnalité d'Ambroise Croizat auquel il doit, dit-il, d'avoir pu suivre des études supérieures. Car la Sécu, à sa création, couvrait non seulement la branche maladie mais également les retraites, les allocations familiales et les accidents et maladies du travail.

 Le vieil homme personnifie avec brio, générosité, élégance et fierté l'histoire du mouvement ouvrier et sa capacité à créer de grandes choses. C'est lui qui ouvre le film et le clôt lors d'une rencontre avec les élèves, futurs cadres supérieurs de la Sécu dans la grande Ecole où ils sont en formation. Entre ces deux termes on aura découvert des archives émouvantes évoquant la vie d'Ambroise Croizat et rappelant ce qu'on lui doit, et on se sera plongé dans un récit de l'Histoire du mitan du XXe siècle telle qu'on ne la raconte pas souvent car trop subversive sans aucun doute.

 C'est ce qui explique l'éviction de l'Histoire officielle d'Ambroise Croizat, un homme pourtant adulé en son temps et dont l'enterrement « à la Victor Hugo » avait mobilisé les foules émues venues rendre hommage à celui qui leur avait rendu leur dignité. On aura aussi assisté aux attaques menées contre ce système qui repose sur une mutualisation des cotisations.

 A ce propos, Gilles Perret explique : « Il y a toujours eu des opposants : avant la Sécu, il y avait un système de charités, de mutuelles chrétiennes ou patronales. Passer sous la coupe de la CGT et du PC n’a pas été simple, mais sans eux, la généralisation du système pour les classes les plus pauvres n’aurait pas eu lieu. Les forces réactionnaires se sont tout de suite organisées pour résister à ce projet. La Sécu a été attaquée de l’intérieur, car l’État nomme des directeurs de plus en plus imprégnés de libéralisme, et de l’extérieur, notamment par le Mouvement pour le droit à être désaffilié de la Sécurité sociale. Ce sont des ultralibéraux, assez agressifs qui disent aux gens : “Vous auriez des salaires doubles en arrêtant de cotiser, et en prenant des petites assurances pas cher”. C’est le projet du Medef qui progresse et pour moi le loup est dans la bergerie. » Et ceci bien que ce modèle économique soit de loin le plus efficace et le plus avantageux pour tous.

Ce beau documentaire fait la lumière sur beaucoup de choses ignorées par la plupart et cachées par certains autres. Il le fait sans passéisme : si l’Histoire, une fois de plus, occupe une place importante (mais le dernier tiers du film est très contemporain), il ne s’agit pourtant pas d’un documentaire historique. En lui rappelant le passé, Gilles Perret aide le spectateur à mieux comprendre son présent et semble l’interroger sur l’avenir. Il nous rappelle ce qu'il est possible de réaliser lorsque le politique est au service de la démocratie sociale et de l'égalité. On ressort de la séance en ayant envie de se battre pour conserver ces « conquis sociaux ».

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 19:18

 

A Angoulême, selon la Charente Libre, la ville est le théâtre de pratiques manipulatoires de l’extrême-droite et du FN. Geoffroy Gourre, responsable de la communication du FN en Charente, et Julien Gateau, auraient utilisé les annonces du Bon coin, début décembre, pour lancer deux faux messages au nom de « Frank », présenté comme SDF à la recherche d’un logement, à la rue depuis 7 ans. Et de lui faire dire : « J’ai froid. Les services sociaux ont d’autres préoccupations que mon cas, on ne me donne même pas une couverture… Je suis français, dommage pour moi ? ». Dans l’autre message, ce même « Frank » affirme : « Je me demande si la meilleure solution pour moi, c’est de déchirer ma carte d’identité française et de faire une demande d’asile ». Et, toujours selon la Charente Libre du 27 décembre 2016, deux militants d’extrême-droite ont distribué de la soupe au cochon aux SDF dans les rues d’Angoulême le soir de Noël. Leur mot d’ordre : « Aider les nôtre avant les autres ». Slogan du Front National depuis des mois, pour diviser jusque dans la misère, censé illustrer la prétendue différence de traitement entre les « bons » SDF de nationalité française et les autres, les réfugiés.

A Niort, mi-décembre, une organisation d'extrême droite, le SIEL, a diffusé un tract sur papier glacé intitulé : " La république est laïque mais la France est chrétienne". Dans les thèmes du tract : "l'immigration de masse est une catastrophe pour la France" ; « l'islam n'est compatible ni avec la France, ni avec la République".

A Châtellerault, Laure Brard, élue au conseil municipal en 2014 sous la bannière du RBM (Rassemblement Bleu Marine), a quitté le RBM avec son parti, le SIEL, qui a rejoint la mouvance identitaire (droite extrême de l’extrême droite). Elle aurait donc dû démissionner de son mandat. Elle continue à cosigner l'espace d'expression publique du groupe RBM.

La Ligue des droits de l’Homme en Poitou-Charentes dénonce l’extrême-droite et le Front National en particulier qui ne reculent devant aucun mensonge, aucune caricature, aucune récupération de la situation actuelle, utilisant la pauvreté et la situation des SDF pour cracher leur venin, et prenant pour bouc-émissaire les immigrés, accusés des maux d’une société fracturée par les inégalités et le chômage. La LDH souligne que ce ne sont pas les immigrés qui créent le chômage et la pauvreté, mais des choix politiques et économiques qui favorisent l’enrichissement d’une petite minorité, les profits des grandes firmes et laissent libre cours à la migration déréglementée des capitaux dans et hors de l’Union Européenne. Elle appelle tous les démocrates, les organisations progressistes à ne pas laisser passer de tels mensonges et manipulation et à réagir ensemble.

Le comité Poitou-Charentes de la Ligue des droits de l’Homme

Contacts : Henri Moulinier, délégué régional LDH, 06 77 82 78 87

José Fernandes, LDH Angoulême, 0614676476-

Vincent Courtin, LDH Niort, 06 52 09 60 31

Philippe Pineau, LDH Châtellerault (membre du comité central LDH), 06 88 32 01 49

 

Vincent EDIN, En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême-droite, Ed. de l’Atelier (6 euros), en partenariat avec LDH, MRAP, UNL, CGT, FIDL, JOC, Solidaires, UNEF (Boutique site LDH ou librairies)

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 13:59

POUR LA SECURITE SOCIALE

 
177 715
signataires
 

Les soussignés tiennent à manifester leur attachement à la Sécurité sociale, moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire, seul à même de garantir l’égalité de toutes et de tous face à la maladie.
Pour maintenir la solidarité entre les bien portants et les malades, entre les plus jeunes et les plus vieux, entre les personnes ayant des niveaux de revenus différents, la Sécurité sociale doit continuer à rembourser non seulement les affections graves et les maladies de longue durée mais aussi les soins courants, préventifs et curatifs , dès lors qu’ils sont justifiés et que les traitements prescrits ont une efficacité démontrée.
Les économies doivent être faites sur les traitements inefficaces, les prescriptions injustifiées et les hospitalisations évitables (soit plus de 20% des dépenses), sur le prix parfois exorbitant et non justifiable des médicaments et dispositifs médicaux nouveaux, sur le coût de la gestion du système de santé (les frais de gestion des mutuelles et compagnies d’assurances représentent 20% de leur chiffre d’affaires contre 6% pour la Sécurité sociale). La prévention doit être développée.

Nous demandons au futur président de la République de garantir pour le prochain quinquennat le niveau actuel de remboursement des soins par la Sécurité sociale

Premiers signataires  (dont Jean-Pierre DUBOIS, Président d'honneur de la LDH)

André Grimaldi, professeur de médecine
Docteur Irène Frachon
Docteur Mady Denantes
Didier Tabuteau, juriste-économiste de la santé
Alain Fischer, professeur de médecine, membre de l’académie des sciences
Christophe Jacquinet, ancien directeur d’agence régionale de santé (ARS)
Docteur Anne Gervais
Pierre Joxe, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre                                   Yves Bur, député honoraire, vice-président de l’euro-métropole de Strasbourg
Marcel Gauchet, philosophe
Edouard Couty, conseiller maître honoraire de la cour des comptes, ancien directeur général des hôpitaux
Pierre Ronsavallon, professeur au collège de France
Serge Haroche, prix nobel de physique
Jean-Claude Ameisen, professeur d’immunologie
Etienne Baulieu, professeur honoraire au collège de France
Axel Kahn, professeur de médecine, ancien président de l’université Paris Descartes
François Morel, acteur scénariste
Michel Onfray, philosophe
Jean-Pierre Kahane, mathématicien, professeur au collège de France 
Serge Hercberg, professeur de médecine
Pierre Lombrail, professeur de santé publique
Julien Lenglet , président de l’intersyndicat national des chefs de clinique
Alain Gely , statisticien économiste
Perrine Morenghi, infirmière
Maryline Berthaux, secrétaire
Jean-Paul Vernant, professeur de médecine 
Bernard Granger, professeur de médecine
Docteur Sophie Crozier 
Florence Million, infirmière
Docteur Gérard Ostermann, psychiatre
Véronique Leblond, professeur de médecine
Agnès Hartemann, professeur de médecine 
Thomas Sannié, président de l’association des hémophiles
Karine Clément, professeur de médecine
François Chast, professeur de pharmacie
Olivier Beaud ,professeur de droit constitutionnel
Anne –Marie Magnier, professeur de médecine
Christophe Chevalier, secrétaire
Marie Germaine Bousser, professeur de médecine 
Didier Sicard, professeur de médecine, ancien président du comité consultatif national d’éthique
Docteur Pierre De Haas
Docteur Julie Peltier
Christophe Dejours, professeur de psychologie du travail
Robert Zittoun, professeur de médecine 
Gerard Couty, professeur de médecine 
Marie Clémence Lecoq Paille, infirmière
Docteur Serge Tisseron, psychiatre
Bertrand Godeau, professeur de médecine
Docteur Gérard Ribes
Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques
René Frydman, professeur de médecine
Frédéric Pierru, chercheur au CNRS
Jean Christophe Vaillant, professeur de médecine
Georges Couffignal, professeur de sciences politiques
Christian Saout, ancien président de la Conférence nationale de santé
Jacques Trévidic, pharmacien hospitalier
Bertrand Fontaine, professeur de médecine
Docteur Georges Picherot
José Alain Sahel, professeur de médecine
Jean-François Bergmann, professeur de médecine 
Brigitte Greis infirmière
Eric Bruckert, professeur de médecine
Thomas Papo, professeur de médecine
Joël Ménard, professeur de médecine, ancien Directeur général de la santé
Isabelle Gueguen Infimière
Jean-Pierre Bouchon, professeur de médecine
Catherine Lubetski, professeur de médecine
Docteur Simon Daniel Kipman,psychiatre
Gisèle Hoarau Cadre supérieure de santé
Philippe Passa, professeur de médecine
Docteur Dora Levy
José Timsit, professeur de médecine
Ronan Roussel, professeur de médecine
Docteur Anne Laure Feral Pierssens
Pierre Gervais, professeur d’histoire
Docteur Claire Georges
Dominique Méda, professeur de sociologie
André Cicolella toxicologue, chercheur en santé environnementale
Benjamin Coriat Professeur d’économie
Françoise Chauvel, pédicure-podologue
Jean-Pierre Grunfeld, professeur de médecine
Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public, président d’honneur de la ligue des droits de l’homme
Bruno Riou, professeur de médecine
Mayé Gallois, professeur d’art plastique, retraitée
Marie Brouard, chef d’exploitation agricole
Pierre Wolkenstein, professeur de médecine
Marie Christine Gros Favrot, professeur de médecine
Julien Haroche, professeur de médecine
Berni Hasenknopf, professeur de chimie
Zahir Amoura, professeur de médecine
Etienne Larger, professeur de médecine
Gérard Cornilleau, économiste
Yvan Tourjansky, kinésithérapeute, secrétaire général du syndicat national des kinésithérapeutes
Philippe Levy, professeur de médecine
Daniel Costantini, entraîneur sportif
Bruno Ventelou, Chercheur au CNRS 
Dominique Maraninchi, professeur de médecine, ancien directeur de l’agence de sécurité du médicament
Michel Leporrier, professeur de médecine
Docteur Nathalie Leporrier, maître de conférence 
Antoine Spire, Journaliste
Philippe Chanson, professeur de médecine
Philippe Barrier, philosophe, docteur en sciences de l’éducation
Maxence Revault d’Allonnes, professeur au muséum d’histoire naturelle
Brigitte Rossigneux, journaliste
Xavier Onraed, avocat spécialiste du droit du travail
Michel Krempf, professeur de médecine
Patrick Weill, directeur de recherche au CNRS
Dominique Plihon, professeur d’économie
William Fouillot, diffuseur de presse
Jean-Marie Harribey, économiste
Mathieu de-Brunhoff, pédiatre retraité
Françoise Milewski , économiste
Pierre Maugeais, Psychiatre
Dominique Maugeais, avocate 
Claude Rambaud secrétaire générale du CISS
Lidija Bizjak, pianiste 
Sanja Bizjak, professeur de piano
Christian Hervé professeur de médecine légale et droit de la santé
Alain Masquelet, professeur de médecine
Alain Gaudric, professeur de médecine
Laurence Maunoury, avocate
Docteur Pierre Suesser, président du syndicat national des médecins de PMI
Docteur Yves Gervais
Docteur Marie José Del Volgo, maître de conférence
Anne Festa, directrice du réseau Ac Santé 93
Marie Josée Augé-Caumon pharmacienne
Docteur Dominique Dupagne                                                               Docteur Richard Torrieli 
Antoine Pelissolo , professeur de médecine
Laurent Sedel, professeur de médecine
Henri Bergeron, Chercheur CNRS- SciencesPo
Docteur Tobias Gauss
Christian Baudelot sociologue
Docteur Bruno Devergie
Brice Gayet, professeur de médecine,
Docteur Marc Schoene
Christophe Duguet, directeur des affaires publiques AFM-Téléthon
Gérard Lévy, professeur de médecine, doyen honoraire de la faculté de Caen
Gérard Reach, professeur de médecine
Michel Zerah, professeur de médecine,
Docteur Hector Falcoff, 
Yann Bourgueil, médecin de santé publique
Jean-Pierre Escaffre , universitaire, Sciences de Gestion
Israël Nisand , professeur de médecine
Docteur Pierre-Yves Traynard
Docteur Jean-Jacques Bourcart
Patrick Zylberman, professeur d’histoire de la santé
Michel Naïditch, médecin de santé publique
Docteur Jean-Pascal Dewailly                                                           Dominique Cardon, Sociologue                                                     Christophe Debout , directeur de l’Institut des soins infirmiers supérieurs
Docteur Lindia Meziani
Docteur Catherine Fermon
Docteur Muriel Cordonnier
Docteur Pierre Antoine Dufieux
Docteur Raphaël Briot, maître de conférence des univerités
Docteur Annie Brachimont
Docteur Elisabeth Chevrier
Matthieu Ternois, chirurgien-dentiste
Hélène Ternois-Berthouart, professeur de lettres
Blandine Louvieaux, infirmière
Raphaël Favier, ancien directeur d’école d’ingénieurs
Docteur Nicole Smolski, déléguée générale de l’intersyndicat avenir hospitalier
Michèle Vitse, cadre supérieur de santé
Docteur Gérard Escano
Docteur Jacques Martini
Docteur Georges HA VAN
Sophie Marrelec, cadre de santé
Chantal Bauchelet, cadre de santé
Docteur Laurence Detourmignies
Pierre-Henri Brechat, médecin de santé publique
Docteur François Dorey
Docteur Myriam Moret
Marie Laure Doize, cadre de santé
Hubert Krivine, physicien
Docteur Emmanuel Sonnet                                                                     Valérie Chigot, médecin

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:56

13.12.201

Mesdames et Messieurs les députées et députés,

Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,

 

Le gouvernement s’apprête à vous demander de proroger l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet prochain. Cette prolongation, la cinquième depuis un an, inclurait la période complète des opérations électorales afin de permettre au nouveau président de la République et au Parlement de se prononcer sur une éventuelle nouvelle prolongation. Au nom de la lutte contre le terrorisme, il vous invite donc à mettre de côté le fonctionnement normal de la République et de ses institutions.

 

Nous vous adjurons de ne pas le faire et vous demandons, avant d’assumer la lourde responsabilité de votre vote, de vous poser en conscience quelques questions essentielles.

 

La première, incontournable, est celle de la pertinence de l’état d’urgence au regard des périls à combattre. L’état d’urgence a-t-il été efficace ? Nous ne le pensons pas. Le Premier ministre avance que, depuis le début de l’année 2016, dix-sept attentats ont été déjoués et quatre-cent-vingt individus en lien avec une organisation terroriste interpellés. Mais aucun élément n’est apporté pour justifier que ces résultats aient été permis par l’état d’urgence. Tous les observateurs notent que s’il a été utile, cela n’a été le cas que dans les quelques jours qui ont suivi le 13 novembre. Votre commission de contrôle ne dit pas autre chose. A quoi bon, dans ces conditions, prolonger un dispositif aussi lourd que préoccupant ?

 

Cette première question en amène une autre : l’état d’urgence est-il de nature à permettre à notre pays d’affronter les défis portés par la période et de mener les débats dont il a besoin ? Nous ne le pensons pas. D’abord parce qu’il minorise notre justice en portant atteinte à la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Le gouvernement affirme que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sont sous le contrôle du juge administratif. Mais, dans notre pays, c’est le juge judiciaire qui est le garant des libertés. Il est légitime de s’inquiéter quand le gouvernement accapare de fait le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judicaire hors de son rôle de gardien des libertés.

Ensuite, parce qu’il porte atteinte aux droits et aux libertés, sans pour autant pouvoir affirmer assurer toute la sécurité promise. D’un côté, des milliers de personnes ont été perquisitionnées dans des conditions largement dénoncées, ou assignées à résidence sans pouvoir faire appel à un juge judiciaire. Aujourd’hui encore, l’état d’urgence sert à d’autres fins que la lutte contre les auteurs d’actes de terrorisme et les pouvoirs publics ont interdit des manifestations, assigné à résidence des militants politiques, ou les ont interdits de manifestation. D’un autre côté, les services publics de la sécurité se plaignent de cette surmobilisation permanente, arguant qu’elle ne permet pas de faire face à leurs tâches. Enfin, et nous touchons là à la qualité de vie de notre démocratie, les citoyennes et les citoyens s’habituent peu ou prou à ce que le pouvoir exécutif dispose de pouvoirs exceptionnels peu ou mal contrôlés et utilisés.

 

Ce qui amène à une dernière question : cette prorogation est-elle compatible avec une démocratie vivante et dynamique ? Nous ne le pensons pas. L’état d’urgence et ses errances contribuent au renforcement d’un état d’esprit détestable dans le pays, nourrissent tous les amalgames et les tensions qui les accompagnent, alimentent les pratiques discriminatoires à l’égard de femmes et d’hommes déjà stigmatisés en raison de leur origine et/ou leur religion réelle ou supposée.

La France est confrontée, comme d’autres pays, à des attaques terroristes répétées et elle se doit d’assurer sa protection, celle de ses enfants, celle de son Etat de droit et de sa démocratie.

 

C’est parce que nous avons la conviction profonde que les trois sont inséparables que nous vous demandons instamment de ne pas suivre la demande gouvernementale et de vous opposer à la reconduction de cet état d’exception.

C’est parce que nous sommes déterminés à défendre la démocratie, les droits et les libertés que nous attirons votre attention sur les autres choix nécessaires pour combattre le terrorisme. Cette lutte passe par le développement de moyens humains et matériels adaptés pour les services publics de la police et de la justice, par une coopération de ces moyens à l’échelle européenne, par une dynamique de règlement des conflits à l’échelle internationale.

 

Souhaitant que nos préoccupations soient prises en compte, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

 

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Bureau de la LDH LR-Aunis

Président: Jean Marie ARCIER (07 50 20 60 67)

Vice-Président (délégué régional) : Henri MOULINIER (06 77 82 78 87)

Secrétaire: Martine PHILIPPE 06 50 13 64 68

Trésorier (et culture) Claude BARBOSA 07 80 51 50 68

Jacques CATRIN (Collectif diversité) 06 78 79 71 46

Danièle CHABARDES GARONNE (droit des étrangers) (05 46 00 70 76)

Julia ROSSIGNEUX (relations avec l'Université): 06 64 29 51 55

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Déléguée aux prisons: Denise PIAU ( 06 08 22 23 57)