Section de La Rochelle

créée le 30 juin 1900

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05 46 34 54 08

Siège social :
Maison des associations
99, rue Nicolas Gargot
Bongraine
17000 LA ROCHELLE

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Président : Henri MOULINIER
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     Claudette HANS (Cafés des Droits de l'Homme)

     Céline GUILLAUME (Droits de enfants)

     Henri BENNI ( blog et monde du travail)

Secrétaire : Minika ORCASBERRO

Secrétaire adjointe: Martine PHILIPPE  

  (chargée des questions d'éducation)

Trésorière : Carmen LANDRE    

Communication: Evelyne PELLEGRINI       

Membre du bureau: Françoise MAHE           

Déléguée aux prisons : Denise PIAU

 
    Réunion mensuelle :
le 3ème mardi à 18h
Maison des Associations

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 Salle B2 au Rez de Chaussée 

Cotisation

LIVRE LDH 17

 

livre LDH17

La pertinente analyse de Maître Claudy VALIN nous fait découvrir aujourd'hui la vie de la Ligue en Charente-Maritime de sa constitution jusqu'а notre époque, à travers ses engagements et ses combats retracés par un ensemble de documents inédits.

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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 10:12
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Lundi 05 Avril 2010

DEMANDEURS D'ASILE. Garnik et Marihannouch Margarian vivent à La Rochelle où leur fils est né. Ils ont fui la Russie en 2008 et demandé un asile que la France leur refuse

Les maudits d'Arménie

Marihannouch et Garnik Margarian avec leur fils, Gor, qui aura bientôt un petit frère ou une petite soeur. (photo pascal couillaud)
Marihannouch et Garnik Margarian avec leur fils, Gor, qui aura bientôt un petit frère ou une petite soeur. (photo pascal couillaud)

Gor a de grands yeux noirs et des cheveux bouclés. Sucette au bec, il explore inlassablement la pièce - salon-cuisine-chambre à coucher - où on a installé son petit lit. Gor est né à La Rochelle il y a seize mois. Pourra-t-il y grandir encore, entre son père et sa mère, et vivre une enfance normale ? Tout dépend de la décision qui sera prise par les autorités préfectorales. Car les parents de Gor Margarian sont, selon la formule conventionnelle, des étrangers sans papiers.

Violences xénophobes

Garnik Margarian, 30 ans, et son épouse Marihannouch, 25 ans, sont arrivés en France en mai 2008. Ils fuyaient la Russie, et la banlieue de Moscou où, un mois plus tôt, le père de Garnik avait été tué, massacré par les skinheads qui, là-bas, se livrent à la chasse aux Caucasiens.

Garnik et Marihannouch sont Arméniens. Enfin, presque. La jeune femme est née en Arménie de parents arméniens, mais Garnik, bien que de nationalité arménienne, est né en Azerbaidjan et est azéri par sa mère. Ils forment donc un couple mixte et, pour cette raison, sont trois fois maudits. Une fois par l'Azerbaidjan et une fois par l'Arménie, qui, ni l'un ni l'autre ne reconnaissent Garnik comme un de leurs ressortissants, et dont les peuples se sont affrontés durant la guerre du Haut-Karabagh. En outre, les couples azéri-arménien sont très mal vus dans les deux pays. C'est d'ailleurs en raison de la violence xénophobe que Garnik, âgé de 11 ans, et son père, seuls survivants de leur famille massacrée lors des pogroms de février 88 en Azerbaidjan, avaient été déplacés en Russie. Or la Russie les maudit à son tour. Avant d'être assassiné par les skinheads, le père de Garnik, petit commerçant, avait sollicité la citoyenneté russe, qui ne lui a jamais été accordée.

Ce jour d'avril 2008 où son père a été tué, son épouse a, elle, été agressée et battue. La Russie étant devenue trop dangereuse pour le couple, Garnik et Marihannouch ont voulu tenter, ailleurs, une autre vie. Moyennant 20 000 dollars - la monnaie parallèle en Russie, où le salaire moyen est de 300 euros -, réunis en vendant leur voiture et en misant la quasi-totalité de leurs avoirs, ils ont confié leur destin à des passeurs professionnels. Embarqués dans une camionnette, ils ont été « lâchés » à Tours, en mai 2008. Depuis, la vie des Margarian est une longue errance.

Grâce au Cada (Centre d'accueil des demandeurs d'asile), en novembre 2008, six mois après avoir été secourus par Emmaüs dans une communauté de la Vienne, ils ont été hébergés à Villeneuve-les-Salines. Fin juillet 2009, le délai de prise en charge par le Cada ayant expiré, ils ont échoué dans une chambre d'hôtel à Beaulieu, puis sous une tente dans un camping d'Angoulins.

Longue errance

Depuis octobre dernier, leur hébergement est assuré par le SAO (Service d'accueil et d'orientation de l'association Altea) qui les loge dans une résidence de tourisme. Or le SAO, qui fonctionne avec les subventions de l'État, ne disposant plus des subsides nécessaires, a signifié aux Margarian qu'ils devaient quitter leur logement au plus tard le 9 avril. Mais pour aller où ? « On ne sait pas ce qui va se passer, mais s'ils se retrouvent à la rue, expliquent les membres de la Cimade, ils peuvent être arrêtés et expulsés à tout moment » (lire encadré ci-dessous).

Garik Margarian, dont l'épouse est enceinte de trois mois, ne rêve pas d'être un assisté permanent.

À La Rochelle, il travaille sur un chantier du bâtiment grâce à un contrat d'activité de l'association l'Escale, pour 280 euros par mois. Il ne souhaite qu'une chose : pouvoir assurer la sécurité et l'indépendance de sa famille.

SO5avril2010

 


lire la lettre ouverte adressée au préfet de Charente-Maritime lettre ouverte lettre ouverte

Pour dire non à cet irrespect de la vie humaine :

rassemblement devant la préfecture

mardi 6 avril à 18h.

 

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 11:35

Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Vous avez décidé de mettre fin au financement qui permettait d’héberger trois familles d’origine étrangère sortant du CADA (Centre d’accueil des demandeurs d’asile).

 

Il s’agit de :

-       La famille Saciri, composée de cinq adultes (quatre frères et sœurs et l’épouse de l’un des frères) et de quatre enfants, âgés de 7 ans à 7 mois, dont deux sont scolarisés à Villeneuve et le dernier est né en France. Ils sont arrivés en 2008. Ils sont originaires du Kosovo et appartiennent à la minorité rom persécutée. Leur père a obtenu le statut de réfugié en 2005 et est décédé avant l’arrivée de ses enfants. Ceux-ci ont demandé l’asile et ont été déboutés. Ils viennent de recevoir une Obligation de quitter le territoire (OQT) le 29 mars. Ils ont formé un recours auprès du Tribunal administratif. Ils sont en situation régulière jusqu’au 29 avril.

 

-       La famille Margarian, composée d’un couple et d’un enfant de 16 mois né en France. Madame Margarian est enceinte. Il s’agit d’un couple mixte, l’un Azéri, l’autre Arménien. Ils ont demandé l’asile et ont été déboutés. Ils ont reçu une Obligation de quitter le territoire (OQT) qui a été confirmée par le Tribunal administratif. Ils ont attaqué cette décision auprès de la Cour administrative d’appel.

 

-       La famille Kiragosian, composée d’un couple et de deux enfants de 5 ans et 3 ans qui sont scolarisés à Villeneuve. Madame Kiragosian est enceinte. Ils ont demandé l’asile et ont été déboutés. Ils ont reçu une Obligation de quitter le territoire (OQT) contre laquelle ils ont formé un recours auprès du Tribunal administratif. Ils sont actuellement en attente de cette décision.

 

Ces trois familles sont actuellement hébergées grâce à des financements que l’État a attribués au SAO 17 (Service d’accueil et d’orientation).

 

Comment pouvez-vous jeter des enfants à la rue ? Comment pouvez-vous maintenir leurs parents dans une situation précaire et angoissante ?

 

Nous, réseau de vigilance citoyenne, vous demandons de poursuivre l’hébergement de ces familles et de les régulariser.

 

Le réseau de vigilance citoyenne est composé de

Amnesty International,

Artisans du monde,

La Cimade,

Le Comité anti-expulsion de Rochefort,

Le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement),

La Fraternité – Mission populaire,

La FSU (Fédération syndicale unitaire),

La Ligue des droits de l’homme,

Peuples solidaires,

Le RESF (Réseau éducation sans frontières),

L’union syndicale Solidaires 17,

et de nombreux citoyens.


Afin de faire pression sur les représentants de l’État,

un rassemblement est organisé

mardi 6 avril à 18 heures devant la préfecture.

Par LDH LR - Publié dans : Immigration - Communauté : Droits de l'homme et du citoye
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 11:00

Il s'agit d'une ordonnance de 1667.

Elle aura pour conséquence, à La Rochelle, la création de l'hôpital Saint-Louis.


mendiants-.jpg«Il est interdit à toute personne valide ou invalide, de mendier dans la ville et les faubourgs, dans les rues ou les églises, publiquement ou secrètement, à peine de prison pour la première fois et pour la seconde d'êtres rasée et châtiée dans l'hôpital où est établie une prison.
»L'aumône est interdite en quelque lieu que ce fut"nonobstant tout motif de compassion, nécessité pressante ou autre prétexte, à peine de trois livres d'amende au profit de l'hôpital."
Vu la nécessité à avoir "un hôpital général pour loger, enfermer et nourrir les pauvres mendiants valides et invalides, nés dans la ville ou y ayant résidé pendant un an, comme aussi les enfants orphelins ou nés de parents mendiants", le 3 avril 1667 les Rochelais donnent mission à leurs représentants d'acheter un lieu où bâtir un tel hôpital. Ce fut la maison du Plessis près de Rompsay qui devient en 1673 l'hôpital général de Saint-Louis. C'était plus un dépôt de mendicité qu'un véritable hôpital, les hommes continuant de se faire soigner à l'hôpital des religieux de la Charité (hôpital Auffredy) et les femmes à celui des religieuses hospitalières.

tv.jpgEn 1685, on prend le terrain réservé aux protestants, on détruit leur temple et on y transfère définitivement l'hôpital général Saint-Louis. Une chapelle est érigée à l'emplacement même de l'ancien prêche. La maison du Plessis est remise aux Jésuites.

(vue du prêche  et des terrains qui l'entouraient dont le cimetière protestant : emplacement actuel de la chapelle de l'hôpital, rue Saint-Louis)


La mendicité est un problème de tous les temps.

Platon, dans La République, y voit l'origine de la criminalité.

En 1790, l'Assemblée constituante crée un Comité de mendicité.

Un décret de 1791 pu,it "d'une année d'emprisonnement celui qui mendie avec menace ou violence ..."

Pour le Code pénal (1810), est vagabond celui qui n'a ni domicile certain ni moyen de subsistance et qui n'exerce habituellement ni métier ni profession. Le même Code pénal considère mendiant celui qui tend la main et sollicite l'aumône.

Difficile donc de concilier liberté et égalité des droits avec l'ordre public ?

«Il est interdit le maintien prolongé, notamment en position allongée, de personnes ou d'animaux qui gênent le libre passage des piétons.», c'était un arrêté municipal de la ville de La Rochelle en 1995.

LR_Vernet.jpg

 

 

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 15:31

Mercredi 31 Mars 2010


IMMIGRATION. L'étudiant chinois a célébré son retour et remercié tous ceux qui l'ont soutenu

Le sourire de Tao Shi

Tao Shi (au fond), entouré de ses camarades, souhaite avant tout réussir ses examens. (Photo r. b.)
Tao Shi (au fond), entouré de ses camarades, souhaite avant tout réussir ses examens. (Photo r. b.)

Tao Shi est un étudiant comme les autres qui souhaite plus que jamais obtenir son diplôme. Difficile d'imaginer qu'il y a encore une semaine, il se trouvait au centre de rétention toulousain de Cornebarrieu. Entouré par ses amis, il a profité hier du pot, organisé par le Ciel (Centre inter-pôles d'enseignement des langues), afin de remercier les enseignants et la direction de l'université pour son autorisation de séjour jusqu'au 30 juin, accordée par la préfecture à titre exceptionnel.

Tao Shi aime cette ville qui l'a accueilli mais il l'adore surtout en été. C'est ici qu'il a rencontré sa fiancée, Yue Wen, inquiète pour lui jusqu'au bout. C'est ici qu'il a fêté au restaurant son retour du centre de rétention. C'est ici qu'il compte bien obtenir sa licence.

Arrivé en France, à La Rochelle en 2005, Tao Shi, 28 ans, est originaire de la province d'Hebei, voisine de Pékin. Inscrit d'abord en langues étrangères et en histoire dans le but d'apprendre le français et sa culture, il trouve sa voie en 2009 dans les mathématiques mais n'obtient pas sa licence. Il redouble et améliore sensiblement ses résultats durant cette année scolaire.

Un parcours atypique que les autorités administratives verront d'un mauvais oeil. Il lui vaudra d'être arrêté, placé en garde à vue, puis transféré vers un centre de rétention en moins de 24 heures (notre édition du mardi 23 mars).

Mauvais souvenir

La procédure d'expulsion va mobiliser d'abord un petit groupe d'enseignants et activer des réseaux de soutien et les associations de défense des droits de l'homme. Très vite, les responsables de l'université se mettront en relation avec la mairie et le ministère de l'Enseignement supérieur, dans le but de modifier la décision de la préfecture.

La mobilisation a surpris et ému aussi bien Yue Wen, sa compagne que Tao Shi lui-même après son retour. Cet étudiant discret évoque son expulsion avortée comme un « mauvais souvenir ». Il se considère comme tout le monde et rappelle que les problèmes auxquels il a dû faire face sont le quotidien de beaucoup d'autres.

Retour à Toulouse

Pour l'instant, la priorité de Tao Shi est aux révisions. Un examen important sur les probabilités l'attend à la rentrée des vacances de Pâques. Ce partiel aurait dû avoir lieu lundi mais son professeur l'a décalé pour permettre à tous ses élèves d'être bien préparés. Tao Shi estime qu'il se doit de travailler encore plus après tout le soutien dont il a bénéficié.

Avec ses camarades, le pot de remerciement d'hier a rassemblé des enseignants comme Claude Braud ou Laurent Augier ainsi que le président de l'université, Gérard Blanchard. Chacun a évoqué le caractère exceptionnel de la mobilisation mais également la nécessité de rester vigilant au sort des étudiants étrangers. « Les accords entre facultés françaises et étrangères pourraient être plus difficiles à mettre en place », regrettent certains professeurs.

Avant juin, l'étudiant chinois compte bien faire une demande de titre de séjour, le temps de finir ses études.

Ironie de l'histoire, le master d'informatique qui l'intéresse se situe à l'université des sciences de Toulouse. L'occasion de découvrir un peu plus la culture française mais, cette fois, libre d'aller et venir dans « la Ville rose ».

Auteur : Raphaël Burgos
larochelle@sudouest.com

 

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 20:23

olivier2008

29 mars 2008 : journée de la Terre de Palestine, Maxime Bono, maire et député de La Rochelle, plante un Olivier sur le parvis des droits de l'Homme à La Rochelle, face à l'Océan et au pied de la faculté de droit. Que de symboles ! 

30 mars 2010 : une plaque commémorant cet événement est dévoilée par M. Jean-Pierre Chantecaille, adjoint au maire de La Rochelle.  

olivier2010_plaque.jpg

  

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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 22:20

Condorcet_2.jpg
Cet homme politique, mathématicien et philosophe du siècle des Lumières fut un ardent défenseur des droits de l'Homme.
L'abolition de l'esclavage, de la peine de mort (il vota contre l'exécution de Louis XVI), le droit des femmes, l'enseignement pour tous furent quelques uns de ses combats.
condorcet.jpg Les titres de ses oeuvres, outre ses travaux scientifiques, sont éloquents : "Le journal de la société de 1789", "La bibliothèque de l'Homme public", "Le journal d'instruction social", "Réflexion sur l'esclavage des nègres", "De l'influence de la révolution d'Amérique sur l'Europe", "Déclaration des droits", "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain", ...
Pour échapper à l'échafaud, il s'empoisonne dans sa prison le 29 mars 1794.
Condorcet_1.jpg
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