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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:08

Notre système de santé solidaire, n'arrête pas de faire l'objet de coupes budgétaires plus ou moins sanglantes, comme c'est le cas en ce moment  à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle 17000, par la volonté des autorités de santé locales de supprimer un service thérapeutique d'accompagnement des malades diabétiques.
Cette marchandisation de la santé, et le mépris du suivi des malades avec comme seul objectif le chiffre, est devenue insupportable et demande à être dénoncée publiquement.
Une pétition à été mise en ligne  par des soignants, des patients et des citoyens (nes) solidaires, pour appuyer la demande de maintien du service concerné, étant attachés à ce commun qui est notre système de santé solidaire, tel que décrit par le film de Gilles Perret "La Sociale". http://www.lasociale.fr/

Merci à tous et toutes, par la signature de la pétition et sa diffusion largement dans vos réseaux, de contribuer à la sauvegarde de ce service, indispensable
et vital pour les malades diabétiques de notre région.

Remerciements pour votre soutien.
Lien de la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Delegation_de_la_CharenteMaritime_de_lARS_Aquitaine_Limousin_Poitou_Char_Petition_contre_la_fermeture_du_Reseau_Atlantiq/?Day2Share

Cordialement et solidairement.
Henri BENNI
LDH Pays Rochefortais.
h.benni@wanadoo.fr

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 11:26

 

La LDH rend hommage à Simone Veil, dont le combat pour les droits des femmes fut exemplaire. Elle s’incline devant la forte personnalité de celle qui, déportée à 16 ans, mena une carrière politique fidèle à ses convictions dignes et respectueuses.

La LDH présente à ses enfants, à toute sa famille et à ses proches ses condoléances attristées.

Paris, le 30 juin 2016

En hommage à Madame S. Veil, une vidéo tirée des archives de l'INA : http://www.ina.fr/video/I05011042

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 10:25

Date repoussée au jeudi 13 juillet à 17h 30, a propos de l'état d'urgence, des 2 projets de loi du gouvernement Macron, l'un pour sa reconduction pour la 6e fois, l'autre pour sa transcription dans le droit commun. Olivier Falorni, député de La Rochelle, recevra une délégation (LDH avec la Libre Pensée, le Mouvement de la Paix, Amnesty International, ...)  à sa permanence parlementaire LE JEUDI 13 JUILLET à 17h 30 et non comme initialement annoncé ce jeudi 6 juillet à 18h à La Rochelle. Nous souhaitons savoir sa position comme député appelé à voter ou pas les 2 projets de loi. Venez nous accompagner.

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Message de soutien

              de la Ligue des droits de l’Homme rochelaise aux structures culturelles

 

Dans Politis du 21 juin est paru un appel  intitulé « La France en état d’urgence culturelle » qui appelle les élu-e-s à ne pas céder à la « surenchère sécuritaire »:

« Face à l'état d'urgence dont l'art aussi est la victime, notamment dans l'espace public, organisations et acteurs du monde culturel appellent les élus à ne pas céder à la surenchère sécuritaire.

« Nous répondrons par plus de démocratie, d'ouverture et de tolérance ». Ce sont les mots du Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg après l'attentat d'Utoya en 2011 […]. Au lendemain des attentats de janvier 2015 contre Charlie-Hebdo, des millions de citoyens descendaient dans la rue pour refuser de céder à la terreur. Au lendemain des attentats de Paris en novembre de la même année, les paroles et éditoriaux se succédaient pour affirmer que le terrorisme n'aurait pas raison de nos modes de vie.

Mais depuis, la principale réponse apportée à la violence terroriste a été le prolongement indéfini de l'état d'urgence. De l'exception, il est devenu la règle, alors que d'autres pays aussi durement touchés que le nôtre par les attentats ont refusé sa mise en place. Il s'est accompagné de dérives et d'atteintes aux libertés publiques […].

Dans ce contexte, l'art et la culture subissent une double peine : de Paris à Manchester, des manifestations culturelles ont été en première ligne de la violence terroriste. Mais la seule réponse apportée consiste en un grignotage progressif de nos libertés. Un rapport récemment remis au ministère de la Culture prétend faire peser sur les organisateurs de manifestations culturelles la responsabilité d'assurer non seulement la sécurité, mais aussi la sûreté des spectateurs. Or la sûreté relève de la mission régalienne de l'État ; il ne peut s'en défausser sur les collectivités ni sur les acteurs culturels » (Extraits).

 

Un seul exemple local : la Fête de la Saint Jean à Villeneuve-Les-Salines (La Rochelle). C’est le Collectif des Associations qui a dû assumer  la responsabilité et le surcoût de la sécurité renforcée de la manifestation, à la demande de la Mairie et sans présence de la Police Nationale, ni municipale, alors que le Maire et le député sortant étaient présents.

 

La section rochelaise de la Ligue des droits de l’Homme soutient cet Appel qui converge avec celui des associations et syndicats, dont la LDH, qui s’élèvent contre la volonté du Président de la République et de son gouvernement nouvellement formé de :

* prolonger l’état d’urgence pour la 6e fois jusqu’au 1er novembre prochain

* et, dans le même temps, de faire voter une loi qui inscrive les mesures constitutives de l’état d’urgence dans la loi commune. C’est bien la volonté de perpétuer un état qui n’a plus rien « d’urgent », mais deviendrait un état permanent à caractère arbitraire, mettant à l’écart les juges judiciaires du Siège  (les seuls magistrats indépendants, inamovibles et ayant le pouvoir d’instruction).

 

Elle appelle toutes les structures culturelles de l’Agglomération rochelaises à se joindre à la délégation qui veut rencontrer Olivier Falorni, député, ce JEUDI 6 JUILLET à 18H à sa permanence parlementaire sur La Rochelle.

                                                            La section rochelaise de la LDH

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 09:57

 

Le conseil des ministres a examiné, jeudi 22 juin, le projet de loi prorogeant l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre ainsi que celui « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

Pour Jacques Toubon, Défenseur des droits, le gouvernement est dans « un piège » auquel il apporte une mauvaise réponse. Selon lui « l’état permanent » du droit proposé pour remplacer « l’état exceptionnel » comporte une « pilule empoisonnée » : le risque de dissoudre la cohésion nationale en stigmatisant une partie de la population au nom de sa religion.

Le gouvernement a approuvé, jeudi, la sixième prorogation de l’état d’urgence. Est-ce une erreur ?

La question n’est pas de savoir si la prorogation est une bonne chose ou pas, la politique en décide. A partir du moment où l’on proroge, il faut décider soit de ne jamais en sortir, soit d’y mettre fin. C’est le piège dans lequel se trouve le gouvernement. Il répond en remplaçant le texte « état exceptionnel » par un texte « état permanent » de la législation. C’est le projet de loi censé remplacer l’état d’urgence. Il laisse entendre qu’après l’état d’urgence, les mesures perdraient en efficacité ce qu’elles gagneraient en garantie des droits…

En réalité, ce nouvel « état permanent » du droit n’offre pas plus de garanties mais ne pourra plus être justifié par le caractère exceptionnel et temporaire. Ainsi la France va se retrouver fragilisée devant la Cour européenne des droits de l’homme et le Conseil constitutionnel. Et enfin il n’est pas démontré que le fait d’être sorti pendant l’état d’urgence des dispositifs antiterroristes judiciaires mis en place depuis 1986, ou de vouloir définitivement en sortir avec ce projet de loi est plus efficace ; en tout cas ce sera moins protecteur des libertés.

LE MONDE | 23.06.2017 Propos recueillis par Jean-Baptiste Jacquin

Argumentaire sur le contenu du projet de loi sur le terrorisme

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:05

Communiqué LDH nationale

Malgré l’importance de l’Assemblée nationale dans l’élaboration et le vote des lois comme dans le contrôle de l’action du gouvernement, les électrices et les électeurs ont boudé les urnes comme jamais au premier tour de ce type d’élections. Moins d’un électeur sur deux s’est déplacé, marquant sa défiance envers les offres politiques qui lui étaient proposées.

De par le mode de scrutin, une coalition présidentielle prévisible est en mesure d’emporter une très large majorité, avec à peine un tiers des voix exprimées. La diversité des sensibilités serait faiblement représentée au sein de la future Assemblée et son rôle, ainsi que la qualité du débat démocratique, risquent d’en être affaiblis.

Ces résultats confirment l’urgence à revoir en profondeur le fonctionnement de notre démocratie et de nos institutions pour corriger dérives et carences, en offrant plus de place aux débats contradictoires, à l’implication et au contrôle citoyens.

C’est pourquoi la LDH appelle à une mobilisation citoyenne forte au second tour des élections législatives.

Inquiète des 2,99 millions de voix qui se sont portées sur le parti d’extrême droite de Marine Le Pen, la LDH appelle à faire barrage à tous ses candidats, aux idées de haine et d’exclusion.

Elle invite les citoyen-ne-s à apprécier leur choix à la lumière des enjeux qui engagent l’avenir :

- la promotion d’une démocratie plus forte et participative, qui associe mieux les citoyen-ne-s aux décisions qui les concernent ;

- la défense des droits et libertés, individuels et collectifs, confortés, particulièrement par des droits économiques et sociaux protecteurs et facteurs d’une solidarité pour tous ;

- le refus de la stigmatisation de catégories de population et d’un Etat policier, sous couvert de lutte contre le terrorisme ;

- la réaffirmation d’un Etat de droit, où les juges contrôlent l’action de l’exécutif, refusant l’état d’urgence et l’inscription des mesures d’exception dans le droit commun.

 

Paris, le 12 juin 2017

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:57

Communique LDH suite au futur projet de loi sécuritaire du gouvernement pour faire entrer l’état d’urgence dans le droit commun

Si ce que révèle le quotidien Le Monde est exact, le gouvernement entend introduire dans le droit commun des mesures comme l’assignation à résidence, la pose de bracelets électroniques ou les perquisitions administratives, sous la seule décision d’un préfet.

De telles mesures piétineraient les libertés individuelles et collectives et nous feraient basculer dans un autoritarisme d’Etat. A défaut de sortir de l’état d’urgence, la France entrerait durablement dans un régime d’exception.

Loin de ne concerner que les actes de terrorisme, ces mesures s’appliqueraient indifféremment à une large gamme de délits. Chacun pourrait alors être victime de cet arbitraire. Aujourd’hui déjà, nous voyons des dispositions inscrites dans l’état d’urgence utilisées contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques.

Que ce délirant cocktail liberticide, qui s’ajoute à une jurisprudence désastreuse et aux lois déjà votées, ait pu s’écrire dans les bureaux d’un ministère et être approuvé par les plus hautes autorités de l’Etat laisse à penser qu’elles entendent pratiquer une démocratie soumise plutôt que de respecter les règles de l’Etat de droit.

A la veille des élections législatives, La Ligue des droits de l’Homme appelle les électeurs et les électrices à tenir compte des projets du gouvernement et du président de la République dans leurs choix.

Paris, le 7 juin 2017

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 13:04
POUR SOUTENIR LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS D'ISRAEL, rassemblement à La Rochelle, Vieux Port, ce vendredi 2 juin à 18h à l'appel du Collectif Rochelais pour la Palestine,.
Nous vous appelons à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques toujours en souffrance dans les prisons d'Israël. Après une longue grève de la faim de trente neuf jours, ils ont obtenu partiellement que soient enfin reconnu leurs légitimes revendications.
RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 2 JUIN à 18 h à 20 h au pied de l'Olivier Quai Duperré (GROSSE HORLOGE)
Toutes et tous sont invités, sans drapeaux ni banderoles autres que ceux de la Palestine.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 19:38

Communiqué LDH

Le président de la République a changé mais ni l’état d’urgence ni la méthode.

A peine installé, usant, comme ses prédécesseurs, de l’émotion légitime provoquée par l’attentat de Manchester, le nouveau pouvoir propose de renouveler l’état d’urgence et l’adoption d’une nouvelle loi pour y inscrire de nouvelles mesures d’exception.

Sans mener aucune réflexion sur la pertinence d’une législation qui n’a pas prouvé son utilité mais qui a restreint nos libertés, créé des situations arbitraires et, énième réflexe pavlovien, qui voit chaque événement suivi d’un nouveau projet répressif.

La LDH déplore cette continuité dans le peu d’intérêt consacré à la protection des libertés, le mépris affiché des avis des plus hautes autorités judiciaires et administratives et l’ignorance des conséquences d’un état d’urgence qui autorise bien autre chose que la lutte contre le terrorisme, et qui continue de stigmatiser une partie de la population.

« Il faut que tout change pour que rien ne change » avait écrit un auteur italien.

La LDH poursuivra ses efforts pour qu’il soit mis un terme au seul état d’urgence appliqué au sein de l’Union européenne.

Paris, le 24 mai 2017

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Lettre ouverte au Président de la République

A l’initiative de plusieurs avocats et organisations, dont la LDH

Paris, le 23 mai 2017

Monsieur le Président de la République,

Le Conseil de Défense et de Sécurité nationale que vous avez convoqué demain se réunira moins de deux jours après que le Royaume-Uni a été durement frappé par une action terroriste. Nous souhaitons d’abord exprimer notre solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches. Ce drame ne vous dégage toutefois pas de la responsabilité que vous confie la Constitution de rétablir le fonctionnement régulier des institutions. L’état d’urgence ne favorise en rien la protection de nos concitoyens et empêche au contraire de concevoir une réponse de long terme à la menace du terrorisme international.

Nous, membres actifs de la société civile, assistons avec inquiétude à ce basculement normatif se diffusant durablement dans le droit en portant une atteinte insupportable aux libertés fondamentales, libertés pour la garantie desquelles nous nous battons et que nous ne voulons pas voir réduites sous la pression de la menace terroriste.

La menace qui pèse sur la France – comme sur d’autres pays d’Europe et du monde – reste et restera longtemps élevée. Plus de 18 mois après son déclenchement, face à une menace terroriste persistante et latente, les conditions juridiques de prorogation de l’état d’urgence – le péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public – ne sont pas réunies.

Nous pensons que la seule audition des services de renseignement ne vous suffira pas pour avoir une vision complète de la situation. L’appréciation objective de la situation actuelle commande d’entendre l’ensemble des acteurs (juristes spécialisés, universitaires, avocats spécialisés, associations qui accompagnent les personnes visées par les mesures, éducateurs, médiateurs…) qui vous éclaireront sur les effets toxiques de l’état d’urgence, pour certaines communautés comme pour l’ensemble de la société française, ainsi que sur l’efficacité de la lutte contre le terrorisme elle-même.

De par nos expériences respectives, nos travaux, et le dialogue avec les institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif. Nous faisons ici écho aux bilans dressés par la commission des lois de l’Assemblée nationale chargée du contrôle parlementaire de l’état d’urgence et par des autorités indépendantes, comme le Défenseur des droits, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme ou encore le Commissaire européen des droits de l’Homme.

La commission d’enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre dans la lutte contre le terrorisme a affirmé clairement que « s’il a été réel, cet effet déstabilisateur, lié à la surprise des opérations menées, semble s’être rapidement amenuisé ». En contournant la justice antiterroriste, en épuisant les forces de sécurité, l’état d’urgence s’avère même à long terme non seulement inefficace, mais aussi contre-productif.

Nous tenons par ailleurs à vous rappeler le coût, social, politique et institutionnel très élevé de l’état d’urgence qui autorise des mesures impliquant des atteintes graves aux libertés individuelles sans contrôle en amont du juge judiciaire et sans que le contrôle a posteriori du juge administratif permette de compenser cet absence de contrôle a priori. Un régime d’exception ne saurait durer si longtemps impunément pour la République et ses citoyens. Il tend à fragiliser la séparation et l’indépendance des pouvoirs, en particulier au prix d’une dé-judiciarisation s’installant durablement dans notre paysage juridique. Notre droit commun, déjà de plus en plus imprégné de dispositions dérogatoires aux principes fondamentaux de la Constitution, se retrouve de facto disqualifié par la longueur de l’état d’urgence, et cela nous inquiète pour l’avenir.

Monsieur le Président, vous avez plusieurs fois affirmé que vous souhaitiez réconcilier la France. Des vies ont été et sont encore bouleversées par des mesures disproportionnées et discriminatoires : assignations à résidence se prolongeant de manière indéfinie, fermeture prolongée et non motivée de certains lieux de culte, multiplication des contrôles au faciès stigmatisant les personnes de confession musulmane ou supposée telle, autant d’éléments dont l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été démontrée… Au fil des mois, nous avons documenté de nombreux abus commis contre des personnes en vertu des pouvoirs d’exception conférés par l’état d’urgence.

A cet égard, l’avis rendu le 18 mai 2017 par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) sur la prévention de la radicalisation, confirme que les « signes de radicalisation », souvent faibles, donnent lieu à des mesures disproportionnées, aussi bien administratives que judiciaires, témoignant des effets contre-productifs des mesures prises. L’état d’urgence est un facteur de division interne de la société française, ne pas le renouveler serait une marque de courage et un pas en avant vers une réflexion sur la résolution à moyen et long terme de la menace terroriste dans une société multiple et apaisée.

Vous aurez noté que ni l’Allemagne ni la Belgique, également touchés par des attentats, n’ont eu recours à un régime juridique d’exception tel que l’état d’urgence. En revanche, la France s’illustre négativement, en étant l’un des seuls pays du Conseil de l’Europe qui dérogent, avec l’Ukraine et la Turquie, à l’application de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Nous rejoignons enfin la déclaration de Monsieur le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb faite le 19 mai 2017, selon laquelle « à un moment donné, il faudra sortir de l’état d’urgence ». Nous pensons que ce moment est venu.

Nous invitons donc le gouvernement à ne pas soumettre au Parlement de projet de loi pour proroger une sixième fois l’état d’urgence.

Nous nous tenons à votre disposition pour nous entretenir de ce sujet avec vous, ou avec vos proches collaborateurs.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, notre très haute considération

Organisations signataires :

Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France), Action Droits des Musulmans, Amnesty International France, Club Droits Justice et Sécurités, European Prison Litigation Network, Human Rights Watch, La Quadrature du Net, Ligue des droits de l’Homme, Observatoire International des Prisons – section française, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature.

Avocats signataires

Me Arié Alimi, Me Asif Arif, Me William Bourdon.

Copies :

- M. le Premier ministre, Mme la ministre de la Défense, M. le ministre de l’Intérieur, M. le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, M. le Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

- M. le Défenseur des Droits, Mme la Présidente de la CNCDH.

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 14:01

 

Les représentants de la Ligue des droits de l'Homme, de la Libre Pensée et de la Ligue de l'Enseignement, réunis le Lundi 06 mars 2017 à La Rochelle, se félicitent du nombre de signataires en Charente Maritime de l’Appel des Laïques, publié le 9 décembre 2016

 

a cette date, plus de 180 citoyens charentais

s’engagent pour le respect de la laïcité.

 

« Etre laïque, c’est reconnaître que l’Etat assure en même temps la liberté de conscience – croyant et non croyant- et le libre exercice des cultes. Etre laïque, c’est affirmer que l’Etat ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent, la République ne choisit pas parmi les cultes plus ou moins respectables ; elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes. Ses élus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions (…) La Laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie (…) La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée ! »

Extraits de l’Appel des laïques

signé sur le plan national par plus de 10 000 personnalités et militants de la cause laïque !

 

C’est ce à quoi nous allons nous attacher dans le département, tout particulièrement en ce qui concerne les applications de la loi Carle sur le budget des communes et les remises en cause de la loi de 1905 au quotidien par des élus ou de hauts fonctionnaires au bénéfice de l’exercice d’un culte (sous toutes ses formes).

 

Nous avons le plaisir de vous inviter à une réunion publique départementale des signataires de l’Appel, le Jeudi 18 mai 2017 à 18 h à La Rochelle – Résidence Lafayette.

 

 

Claude Biardeau, Martine Agenais

Libre Pensée 17

 

Henri Moulinier, Jean-Marie Arcier,

Ligue des Droits de l’Homme 17

 

Dadou Kehl, Jean-Yves Cerfontaine

Ligue de l’Enseignement 17

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 08:25

Le choix donné par le processus électoral au second tour de l’élection présidentielle ne répond pas aux attentes de beaucoup de citoyennes et de citoyens dont les craintes et les espoirs ne trouvent pas de réponses dans l’alternative offerte. Nul n’est en droit de jeter l’anathème sur celles et ceux qui disent refuser de s’inscrire dans une configuration électorale qu’ils vivent avec rage et amertume.

Mais cette tentation doit être repoussée avec force au vu de l’enjeu majeur de ce scrutin : vivre en démocratie.

Parce que la Ligue des droits de l'Homme a plus d’un siècle d’existence, elle sait d’expérience qu’il faut préserver, à toute force, ce qui permet une vie démocratique. Un équilibre délicat fait de libertés et de règles, d’Etat de droit et de droit à la critique, cette capacité à vivre la force de nos convictions dans le respect de l’Autre.

Aujourd’hui cet équilibre, notre liberté, notre liberté de penser, d’être ensemble, d'imaginer et de construire d’autres futurs, tout simplement d’aimer librement, sont mis en cause par la perspective d’une victoire de Marine Le Pen. Elle les détruirait.

Son programme le dit, ses élus le font. Ils portent la haine et l’intolérance si naturellement qu’on en oublie les conséquences bien concrètes : associations expulsées de leurs locaux, médias vilipendés, fonctionnaires sommés de marcher au pas, justice menacée, syndicats sous la botte, les plus faibles piétinés... Avec, en rappel lancinant, cette volonté de faire de l’Autre un ennemi, l’étranger d’abord, puis celle ou celui qui porte une différence, ou qui a le tort simplement « d’être » du village d’à côté.

Rester indifférents ou sous-estimer ce risque serait une erreur, une faute, le glas de l’intelligence démocratique. Car pour que vivent nos combats, nous devons continuer à vivre.

C’est pourquoi la LDH renouvelle son appel à battre le plus largement possible l’extrême droite et à repousser la tentation de l’abstention ou du vote blanc

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