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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:06

En partenariat avec Ecran vert, le film "La sociale" sera projeté à La Rochelle Samedi 11 février à 20h 30 au cinéma l'Olympia, place de Verdun (entrée 5 euros). Qu'on se le dise !

Un débat s'ensuivra sur l'histoire de la Sécurité sociale, une oeuvre issue du programme du Conseil National de la Résistance, sa mise en cause, son avenir,

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« Il y a soixante-dix ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples – vivre sans l’angoisse du lendemain – voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit, se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ?

Soixante-dix ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de la sécu. D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont les bâtisseurs et ce qu'elle est devenue au fil des décennies. »

 Entre Histoire et Présent, pédagogie et émotion, Gilles Perret rappelle que la Sécurité sociale n'est pas un dossier comptable mais un enjeu humain et politique.

 Gilles Perret est un réalisateur engagé ; son précédent film paru en 2013, Des jours heureux, racontait la belle et étonnante histoire du Conseil national de la Résistance (CNR). Il dit que c'est ce film, dont il reprend les mêmes ingrédients (des images d’archives, des précisions percutantes de spécialistes et des témoignages forts, sans commentaire ni voix off), qui lui a donné le désir de consacrer un nouvel opus à l’une des mesures phares du CNR, à savoir la création de la Sécurité sociale.

 A priori un tel sujet ne paraît pas très cinégénique mais c'est sans compter sur le talent de Gilles Perret et son humanisme ; il choisit donc d'incarner son sujet dans deux beaux personnages : un ancien ouvrier qui, en 1946, à l'âge de 26 ans, était secrétaire de l’Union départementale CGT et a donc siégé comme président du conseil d’administration de la caisse de son département de Haute-Savoie, et un historien issu d'un milieu populaire, passionné par la personnalité d'Ambroise Croizat auquel il doit, dit-il, d'avoir pu suivre des études supérieures. Car la Sécu, à sa création, couvrait non seulement la branche maladie mais également les retraites, les allocations familiales et les accidents et maladies du travail.

 Le vieil homme personnifie avec brio, générosité, élégance et fierté l'histoire du mouvement ouvrier et sa capacité à créer de grandes choses. C'est lui qui ouvre le film et le clôt lors d'une rencontre avec les élèves, futurs cadres supérieurs de la Sécu dans la grande Ecole où ils sont en formation. Entre ces deux termes on aura découvert des archives émouvantes évoquant la vie d'Ambroise Croizat et rappelant ce qu'on lui doit, et on se sera plongé dans un récit de l'Histoire du mitan du XXe siècle telle qu'on ne la raconte pas souvent car trop subversive sans aucun doute.

 C'est ce qui explique l'éviction de l'Histoire officielle d'Ambroise Croizat, un homme pourtant adulé en son temps et dont l'enterrement « à la Victor Hugo » avait mobilisé les foules émues venues rendre hommage à celui qui leur avait rendu leur dignité. On aura aussi assisté aux attaques menées contre ce système qui repose sur une mutualisation des cotisations.

 A ce propos, Gilles Perret explique : « Il y a toujours eu des opposants : avant la Sécu, il y avait un système de charités, de mutuelles chrétiennes ou patronales. Passer sous la coupe de la CGT et du PC n’a pas été simple, mais sans eux, la généralisation du système pour les classes les plus pauvres n’aurait pas eu lieu. Les forces réactionnaires se sont tout de suite organisées pour résister à ce projet. La Sécu a été attaquée de l’intérieur, car l’État nomme des directeurs de plus en plus imprégnés de libéralisme, et de l’extérieur, notamment par le Mouvement pour le droit à être désaffilié de la Sécurité sociale. Ce sont des ultralibéraux, assez agressifs qui disent aux gens : “Vous auriez des salaires doubles en arrêtant de cotiser, et en prenant des petites assurances pas cher”. C’est le projet du Medef qui progresse et pour moi le loup est dans la bergerie. » Et ceci bien que ce modèle économique soit de loin le plus efficace et le plus avantageux pour tous.

Ce beau documentaire fait la lumière sur beaucoup de choses ignorées par la plupart et cachées par certains autres. Il le fait sans passéisme : si l’Histoire, une fois de plus, occupe une place importante (mais le dernier tiers du film est très contemporain), il ne s’agit pourtant pas d’un documentaire historique. En lui rappelant le passé, Gilles Perret aide le spectateur à mieux comprendre son présent et semble l’interroger sur l’avenir. Il nous rappelle ce qu'il est possible de réaliser lorsque le politique est au service de la démocratie sociale et de l'égalité. On ressort de la séance en ayant envie de se battre pour conserver ces « conquis sociaux ».

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 19:18

 

A Angoulême, selon la Charente Libre, la ville est le théâtre de pratiques manipulatoires de l’extrême-droite et du FN. Geoffroy Gourre, responsable de la communication du FN en Charente, et Julien Gateau, auraient utilisé les annonces du Bon coin, début décembre, pour lancer deux faux messages au nom de « Frank », présenté comme SDF à la recherche d’un logement, à la rue depuis 7 ans. Et de lui faire dire : « J’ai froid. Les services sociaux ont d’autres préoccupations que mon cas, on ne me donne même pas une couverture… Je suis français, dommage pour moi ? ». Dans l’autre message, ce même « Frank » affirme : « Je me demande si la meilleure solution pour moi, c’est de déchirer ma carte d’identité française et de faire une demande d’asile ». Et, toujours selon la Charente Libre du 27 décembre 2016, deux militants d’extrême-droite ont distribué de la soupe au cochon aux SDF dans les rues d’Angoulême le soir de Noël. Leur mot d’ordre : « Aider les nôtre avant les autres ». Slogan du Front National depuis des mois, pour diviser jusque dans la misère, censé illustrer la prétendue différence de traitement entre les « bons » SDF de nationalité française et les autres, les réfugiés.

A Niort, mi-décembre, une organisation d'extrême droite, le SIEL, a diffusé un tract sur papier glacé intitulé : " La république est laïque mais la France est chrétienne". Dans les thèmes du tract : "l'immigration de masse est une catastrophe pour la France" ; « l'islam n'est compatible ni avec la France, ni avec la République".

A Châtellerault, Laure Brard, élue au conseil municipal en 2014 sous la bannière du RBM (Rassemblement Bleu Marine), a quitté le RBM avec son parti, le SIEL, qui a rejoint la mouvance identitaire (droite extrême de l’extrême droite). Elle aurait donc dû démissionner de son mandat. Elle continue à cosigner l'espace d'expression publique du groupe RBM.

La Ligue des droits de l’Homme en Poitou-Charentes dénonce l’extrême-droite et le Front National en particulier qui ne reculent devant aucun mensonge, aucune caricature, aucune récupération de la situation actuelle, utilisant la pauvreté et la situation des SDF pour cracher leur venin, et prenant pour bouc-émissaire les immigrés, accusés des maux d’une société fracturée par les inégalités et le chômage. La LDH souligne que ce ne sont pas les immigrés qui créent le chômage et la pauvreté, mais des choix politiques et économiques qui favorisent l’enrichissement d’une petite minorité, les profits des grandes firmes et laissent libre cours à la migration déréglementée des capitaux dans et hors de l’Union Européenne. Elle appelle tous les démocrates, les organisations progressistes à ne pas laisser passer de tels mensonges et manipulation et à réagir ensemble.

Le comité Poitou-Charentes de la Ligue des droits de l’Homme

Contacts : Henri Moulinier, délégué régional LDH, 06 77 82 78 87

José Fernandes, LDH Angoulême, 0614676476-

Vincent Courtin, LDH Niort, 06 52 09 60 31

Philippe Pineau, LDH Châtellerault (membre du comité central LDH), 06 88 32 01 49

 

Vincent EDIN, En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême-droite, Ed. de l’Atelier (6 euros), en partenariat avec LDH, MRAP, UNL, CGT, FIDL, JOC, Solidaires, UNEF (Boutique site LDH ou librairies)

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Published by Ligue des droits de l'Homme et du Citoyen - dans Extrêmes-droites
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 13:59

POUR LA SECURITE SOCIALE

 
177 715
signataires
 

Les soussignés tiennent à manifester leur attachement à la Sécurité sociale, moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire, seul à même de garantir l’égalité de toutes et de tous face à la maladie.
Pour maintenir la solidarité entre les bien portants et les malades, entre les plus jeunes et les plus vieux, entre les personnes ayant des niveaux de revenus différents, la Sécurité sociale doit continuer à rembourser non seulement les affections graves et les maladies de longue durée mais aussi les soins courants, préventifs et curatifs , dès lors qu’ils sont justifiés et que les traitements prescrits ont une efficacité démontrée.
Les économies doivent être faites sur les traitements inefficaces, les prescriptions injustifiées et les hospitalisations évitables (soit plus de 20% des dépenses), sur le prix parfois exorbitant et non justifiable des médicaments et dispositifs médicaux nouveaux, sur le coût de la gestion du système de santé (les frais de gestion des mutuelles et compagnies d’assurances représentent 20% de leur chiffre d’affaires contre 6% pour la Sécurité sociale). La prévention doit être développée.

Nous demandons au futur président de la République de garantir pour le prochain quinquennat le niveau actuel de remboursement des soins par la Sécurité sociale

Premiers signataires  (dont Jean-Pierre DUBOIS, Président d'honneur de la LDH)

André Grimaldi, professeur de médecine
Docteur Irène Frachon
Docteur Mady Denantes
Didier Tabuteau, juriste-économiste de la santé
Alain Fischer, professeur de médecine, membre de l’académie des sciences
Christophe Jacquinet, ancien directeur d’agence régionale de santé (ARS)
Docteur Anne Gervais
Pierre Joxe, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre                                   Yves Bur, député honoraire, vice-président de l’euro-métropole de Strasbourg
Marcel Gauchet, philosophe
Edouard Couty, conseiller maître honoraire de la cour des comptes, ancien directeur général des hôpitaux
Pierre Ronsavallon, professeur au collège de France
Serge Haroche, prix nobel de physique
Jean-Claude Ameisen, professeur d’immunologie
Etienne Baulieu, professeur honoraire au collège de France
Axel Kahn, professeur de médecine, ancien président de l’université Paris Descartes
François Morel, acteur scénariste
Michel Onfray, philosophe
Jean-Pierre Kahane, mathématicien, professeur au collège de France 
Serge Hercberg, professeur de médecine
Pierre Lombrail, professeur de santé publique
Julien Lenglet , président de l’intersyndicat national des chefs de clinique
Alain Gely , statisticien économiste
Perrine Morenghi, infirmière
Maryline Berthaux, secrétaire
Jean-Paul Vernant, professeur de médecine 
Bernard Granger, professeur de médecine
Docteur Sophie Crozier 
Florence Million, infirmière
Docteur Gérard Ostermann, psychiatre
Véronique Leblond, professeur de médecine
Agnès Hartemann, professeur de médecine 
Thomas Sannié, président de l’association des hémophiles
Karine Clément, professeur de médecine
François Chast, professeur de pharmacie
Olivier Beaud ,professeur de droit constitutionnel
Anne –Marie Magnier, professeur de médecine
Christophe Chevalier, secrétaire
Marie Germaine Bousser, professeur de médecine 
Didier Sicard, professeur de médecine, ancien président du comité consultatif national d’éthique
Docteur Pierre De Haas
Docteur Julie Peltier
Christophe Dejours, professeur de psychologie du travail
Robert Zittoun, professeur de médecine 
Gerard Couty, professeur de médecine 
Marie Clémence Lecoq Paille, infirmière
Docteur Serge Tisseron, psychiatre
Bertrand Godeau, professeur de médecine
Docteur Gérard Ribes
Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques
René Frydman, professeur de médecine
Frédéric Pierru, chercheur au CNRS
Jean Christophe Vaillant, professeur de médecine
Georges Couffignal, professeur de sciences politiques
Christian Saout, ancien président de la Conférence nationale de santé
Jacques Trévidic, pharmacien hospitalier
Bertrand Fontaine, professeur de médecine
Docteur Georges Picherot
José Alain Sahel, professeur de médecine
Jean-François Bergmann, professeur de médecine 
Brigitte Greis infirmière
Eric Bruckert, professeur de médecine
Thomas Papo, professeur de médecine
Joël Ménard, professeur de médecine, ancien Directeur général de la santé
Isabelle Gueguen Infimière
Jean-Pierre Bouchon, professeur de médecine
Catherine Lubetski, professeur de médecine
Docteur Simon Daniel Kipman,psychiatre
Gisèle Hoarau Cadre supérieure de santé
Philippe Passa, professeur de médecine
Docteur Dora Levy
José Timsit, professeur de médecine
Ronan Roussel, professeur de médecine
Docteur Anne Laure Feral Pierssens
Pierre Gervais, professeur d’histoire
Docteur Claire Georges
Dominique Méda, professeur de sociologie
André Cicolella toxicologue, chercheur en santé environnementale
Benjamin Coriat Professeur d’économie
Françoise Chauvel, pédicure-podologue
Jean-Pierre Grunfeld, professeur de médecine
Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public, président d’honneur de la ligue des droits de l’homme
Bruno Riou, professeur de médecine
Mayé Gallois, professeur d’art plastique, retraitée
Marie Brouard, chef d’exploitation agricole
Pierre Wolkenstein, professeur de médecine
Marie Christine Gros Favrot, professeur de médecine
Julien Haroche, professeur de médecine
Berni Hasenknopf, professeur de chimie
Zahir Amoura, professeur de médecine
Etienne Larger, professeur de médecine
Gérard Cornilleau, économiste
Yvan Tourjansky, kinésithérapeute, secrétaire général du syndicat national des kinésithérapeutes
Philippe Levy, professeur de médecine
Daniel Costantini, entraîneur sportif
Bruno Ventelou, Chercheur au CNRS 
Dominique Maraninchi, professeur de médecine, ancien directeur de l’agence de sécurité du médicament
Michel Leporrier, professeur de médecine
Docteur Nathalie Leporrier, maître de conférence 
Antoine Spire, Journaliste
Philippe Chanson, professeur de médecine
Philippe Barrier, philosophe, docteur en sciences de l’éducation
Maxence Revault d’Allonnes, professeur au muséum d’histoire naturelle
Brigitte Rossigneux, journaliste
Xavier Onraed, avocat spécialiste du droit du travail
Michel Krempf, professeur de médecine
Patrick Weill, directeur de recherche au CNRS
Dominique Plihon, professeur d’économie
William Fouillot, diffuseur de presse
Jean-Marie Harribey, économiste
Mathieu de-Brunhoff, pédiatre retraité
Françoise Milewski , économiste
Pierre Maugeais, Psychiatre
Dominique Maugeais, avocate 
Claude Rambaud secrétaire générale du CISS
Lidija Bizjak, pianiste 
Sanja Bizjak, professeur de piano
Christian Hervé professeur de médecine légale et droit de la santé
Alain Masquelet, professeur de médecine
Alain Gaudric, professeur de médecine
Laurence Maunoury, avocate
Docteur Pierre Suesser, président du syndicat national des médecins de PMI
Docteur Yves Gervais
Docteur Marie José Del Volgo, maître de conférence
Anne Festa, directrice du réseau Ac Santé 93
Marie Josée Augé-Caumon pharmacienne
Docteur Dominique Dupagne                                                               Docteur Richard Torrieli 
Antoine Pelissolo , professeur de médecine
Laurent Sedel, professeur de médecine
Henri Bergeron, Chercheur CNRS- SciencesPo
Docteur Tobias Gauss
Christian Baudelot sociologue
Docteur Bruno Devergie
Brice Gayet, professeur de médecine,
Docteur Marc Schoene
Christophe Duguet, directeur des affaires publiques AFM-Téléthon
Gérard Lévy, professeur de médecine, doyen honoraire de la faculté de Caen
Gérard Reach, professeur de médecine
Michel Zerah, professeur de médecine,
Docteur Hector Falcoff, 
Yann Bourgueil, médecin de santé publique
Jean-Pierre Escaffre , universitaire, Sciences de Gestion
Israël Nisand , professeur de médecine
Docteur Pierre-Yves Traynard
Docteur Jean-Jacques Bourcart
Patrick Zylberman, professeur d’histoire de la santé
Michel Naïditch, médecin de santé publique
Docteur Jean-Pascal Dewailly                                                           Dominique Cardon, Sociologue                                                     Christophe Debout , directeur de l’Institut des soins infirmiers supérieurs
Docteur Lindia Meziani
Docteur Catherine Fermon
Docteur Muriel Cordonnier
Docteur Pierre Antoine Dufieux
Docteur Raphaël Briot, maître de conférence des univerités
Docteur Annie Brachimont
Docteur Elisabeth Chevrier
Matthieu Ternois, chirurgien-dentiste
Hélène Ternois-Berthouart, professeur de lettres
Blandine Louvieaux, infirmière
Raphaël Favier, ancien directeur d’école d’ingénieurs
Docteur Nicole Smolski, déléguée générale de l’intersyndicat avenir hospitalier
Michèle Vitse, cadre supérieur de santé
Docteur Gérard Escano
Docteur Jacques Martini
Docteur Georges HA VAN
Sophie Marrelec, cadre de santé
Chantal Bauchelet, cadre de santé
Docteur Laurence Detourmignies
Pierre-Henri Brechat, médecin de santé publique
Docteur François Dorey
Docteur Myriam Moret
Marie Laure Doize, cadre de santé
Hubert Krivine, physicien
Docteur Emmanuel Sonnet                                                                     Valérie Chigot, médecin

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:56

13.12.201

Mesdames et Messieurs les députées et députés,

Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,

 

Le gouvernement s’apprête à vous demander de proroger l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet prochain. Cette prolongation, la cinquième depuis un an, inclurait la période complète des opérations électorales afin de permettre au nouveau président de la République et au Parlement de se prononcer sur une éventuelle nouvelle prolongation. Au nom de la lutte contre le terrorisme, il vous invite donc à mettre de côté le fonctionnement normal de la République et de ses institutions.

 

Nous vous adjurons de ne pas le faire et vous demandons, avant d’assumer la lourde responsabilité de votre vote, de vous poser en conscience quelques questions essentielles.

 

La première, incontournable, est celle de la pertinence de l’état d’urgence au regard des périls à combattre. L’état d’urgence a-t-il été efficace ? Nous ne le pensons pas. Le Premier ministre avance que, depuis le début de l’année 2016, dix-sept attentats ont été déjoués et quatre-cent-vingt individus en lien avec une organisation terroriste interpellés. Mais aucun élément n’est apporté pour justifier que ces résultats aient été permis par l’état d’urgence. Tous les observateurs notent que s’il a été utile, cela n’a été le cas que dans les quelques jours qui ont suivi le 13 novembre. Votre commission de contrôle ne dit pas autre chose. A quoi bon, dans ces conditions, prolonger un dispositif aussi lourd que préoccupant ?

 

Cette première question en amène une autre : l’état d’urgence est-il de nature à permettre à notre pays d’affronter les défis portés par la période et de mener les débats dont il a besoin ? Nous ne le pensons pas. D’abord parce qu’il minorise notre justice en portant atteinte à la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Le gouvernement affirme que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sont sous le contrôle du juge administratif. Mais, dans notre pays, c’est le juge judiciaire qui est le garant des libertés. Il est légitime de s’inquiéter quand le gouvernement accapare de fait le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judicaire hors de son rôle de gardien des libertés.

Ensuite, parce qu’il porte atteinte aux droits et aux libertés, sans pour autant pouvoir affirmer assurer toute la sécurité promise. D’un côté, des milliers de personnes ont été perquisitionnées dans des conditions largement dénoncées, ou assignées à résidence sans pouvoir faire appel à un juge judiciaire. Aujourd’hui encore, l’état d’urgence sert à d’autres fins que la lutte contre les auteurs d’actes de terrorisme et les pouvoirs publics ont interdit des manifestations, assigné à résidence des militants politiques, ou les ont interdits de manifestation. D’un autre côté, les services publics de la sécurité se plaignent de cette surmobilisation permanente, arguant qu’elle ne permet pas de faire face à leurs tâches. Enfin, et nous touchons là à la qualité de vie de notre démocratie, les citoyennes et les citoyens s’habituent peu ou prou à ce que le pouvoir exécutif dispose de pouvoirs exceptionnels peu ou mal contrôlés et utilisés.

 

Ce qui amène à une dernière question : cette prorogation est-elle compatible avec une démocratie vivante et dynamique ? Nous ne le pensons pas. L’état d’urgence et ses errances contribuent au renforcement d’un état d’esprit détestable dans le pays, nourrissent tous les amalgames et les tensions qui les accompagnent, alimentent les pratiques discriminatoires à l’égard de femmes et d’hommes déjà stigmatisés en raison de leur origine et/ou leur religion réelle ou supposée.

La France est confrontée, comme d’autres pays, à des attaques terroristes répétées et elle se doit d’assurer sa protection, celle de ses enfants, celle de son Etat de droit et de sa démocratie.

 

C’est parce que nous avons la conviction profonde que les trois sont inséparables que nous vous demandons instamment de ne pas suivre la demande gouvernementale et de vous opposer à la reconduction de cet état d’exception.

C’est parce que nous sommes déterminés à défendre la démocratie, les droits et les libertés que nous attirons votre attention sur les autres choix nécessaires pour combattre le terrorisme. Cette lutte passe par le développement de moyens humains et matériels adaptés pour les services publics de la police et de la justice, par une coopération de ces moyens à l’échelle européenne, par une dynamique de règlement des conflits à l’échelle internationale.

 

Souhaitant que nos préoccupations soient prises en compte, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:12

A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’État

Pour le respect de la laïcité

C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience – croyant et non croyant – et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui.

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

Premiers signataires :

Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l’UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL), Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix),Edouard Brézin (Président de l’Union Rationaliste, Ancien Président de l’Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d’honneur de l’Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l’Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA), Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN),Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l’ OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l’Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l’Enseignement Fédération de l’Ariège), Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget(essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d’un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy(Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO, libre penseur), Jean-Yves Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix),Maurice Gelbard(chercheur), Jacques Gelly (Président de l’Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l’enseignement), David Gozlan(Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque), Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe « diversité/laïcité » de la Ligue de l’enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d’Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l’Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Président de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l’Université de Montpellier, Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez(Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d’entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l’Université de Toulouse – Jean Jaurès), Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France), Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l’ARAC), Jean Riedinger (Secrétaire  de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées – France),Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité),  Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d’histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa(Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l’Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme), Michel Vovelle(Historien), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

 

Pour soutenir cet Appel des Laïques, nous vous appelons à la contresigner massivement en ligne.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:23

 

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire. Aujourd’hui, plus de 9 800 signataires.

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Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières, 

Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère, 

Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves, 

Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits, 

Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays, 

Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République, 

Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux. 

 

 Si vous souhaitez rejoindre et signer cet appel, vous pouvez dès à présent le faire en ligne : www.ldh-france.org

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 15:16

Le Centre d'Etude Juridique et Politique (CEJEP) de la Faculté de droit , science politique et gestion de La Rochelle, et la Ligue des droits de l'Homme (LDH La Rochelle-Aunis) vous invitent à participer à une

                 Conférence sur "La laïcité en question"

                       Jeudi 1er décembre - 12h/14h

                Fac de droit La Rochelle - amphi Rivero

Entrée libre et gratuite - Voir le programme ci-dessous:

Programme de la conférence "La laïcité en question" jeudi 1er déc.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:56

 

Etat d'urgence : sans retour ?

La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.

Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c'est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.

Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.

On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.

La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’Etat de droit.

Communiqué LDH

Paris, le 16 novembre 2016

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:05

Le GLCP: Acat, Anvp, Aumôneries 17, Croix Rouge, LDH LR-Aunis, Secours Catholique, SOS Amitié, SYNAPSE, dans le cadre des XXIIIèmes Journées Nationales Prison (JNP).

VOUS INVITE A LA

Soirée débat MARDI 22 NOVEMBRE à 18H30

 MEDIATHEQUE MICHEL CREPEAU DE LA ROCHELLE

sur le thème:

PRISON, VIVRE ENFERME PRISON, VIVRELA PRISON VUE DE L’INTERIEUR

Regards et paroles de ceux qui travaillent entre les murs. Témoignage de Christophe passé par la case prison, auteur de l’ouvrage Journal de Taule

Un webdocumentaire de 15 minutes LE CORPS INCARCERE, réalisé par le quotidien Le Monde donnera à voir le quotidien carcéral.

Suivi d’un débat autour de cinq invités : 2 représentants de l’Administration pénitentiaire, un cadre hospitalier Santé mentale, et un ancien détenu. Pour que la prison ne reste pas invisible ou abstraite.

 Pour s’interroger : comment le corps et l’esprit résistent-ils à l’enfermement, à l’espace contraint et au temps dont on n’est plus maître ?

 Pour informer en associant des visions et regards différents mais complémentaires. Pour comprendre pourquoi l’opinion publique, - c’est à dire nous tous – reste tellement favorable à l’incarcération, dont les bénéfices sont mis en question, et tellement réticente à la prévention, l’accompagnement et le suivi en milieu ouvert dont les résultats sont plus encourageants.

  Contact Denise 06 84 20 25 75

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ELEMENTS DE REFLEXION: PRISON, VIVRE ENFERME

Quels sont les effets de l’enfermement sur le corps et forcément sur l’esprit des personnes détenues.

Quels bienfaits pour une minorité de personnes détenues? Pour une majorité ? Que gagne la personne qui souffre dans sa chair et dans sa tête?

La prison peut-elle être dissuasive si l’enfermement aboutit à la dégradation de l’image de soi, développe ou aggrave troubles psychosomatiques et troubles mentaux ?

Si l’enfermement est vécu par les détenus comme « un désapprentissage progressif des relations humaines ordinaires » (Serge Portelli), signifie pour eux déresponsabilisation et ne leur permet pas de s’amender et de reprendre sa destinée en mains, quel sont donc les bénéfices de l’enfermement pour que, malgré la Loi pénitentiaire de 2009 le nombre d’incarcérations ne cesse d’augmenter, avec un coût exorbitant (de 86 à 190€ par jour?

Que gagne la société quand cette personne revient vers elle et qu’il faut alors « commencer par réparer ce que la prison a cassé »? (Serge Portelli, magistrat et enseignant) Puisqu’il ne s’agit nullement de renoncer à sanctionner délits et crimes, que peut faire un pays développé, démocratique et soucieux des droits de l’homme ? Sommes-nous cohérents quand nous encourageons, - et donc cautionnons - la construction de nouveaux lieux d’enfermement, plutôt que de développer l’accompagnement et la justice restaurative ? D'aucuns diront que l’on ne répondra pas à ces questions sans un changement de culture et un nouveau rapport au lien social. C’est vraisemblable. S’il s'agit d'un choix de société, alors donnons-nous les moyens de choisir en connaissance de cause, la société dont nous ne voulons pas et celle que nous voulons.

LA PRISON VUE DE L’INTERIEUR

Le GLCP conçoit cette soirée pour que chacun puisse repartir avec le sentiment que la réalité carcérale lui paraît un peu moins abstraite ou opaque.

Grâce, non seulement à ceux qui y séjournent, contraints et forcés, mais également à ceux qui y travaillent dans des fonctions différentes. Donner à voir et à comprendre la réalité de la peine privative de liberté, dans toutes ses dimensions. Matérielle d’abord : quotidien des détenus, horaires journaliers, cellules, prises des repas, douches, promiscuité, santé, etc., Plus existentielle : vie intérieure, besoins affectifs, intimité et sexualité, besoins sociaux et spirituels. Programme d’activités, punitions, relations internes, exécution de la peine, régimes différenciés selon l’estimation du degré de dangerosité, et préparation à la sortie.

N’y-a-t-il pas un paradoxe à enfermer, ou à prolonger l’enfermement qui développe une force d’opposition destructrice, pour enjoindre ensuite les personnes de retrouver une place dans la société et y mener une vie responsable ?

Les points de vue et témoignages seront sans doute différents, voire contradictoires, mais les questions qui seront soulevées et discutées ce soir n’attendent pas de réponses par oui ou non.

Quelques chiffres : Population détenue 68 300 pour 54000 places Surpopulation en Maisons d’arrêt : 139 % Taux d’incarcération en France 117, Allemagne 84, Pays-Bas 63 Environ 100 000 peines prononcées non exécutées De 2002à 2012 : 29 lois pénitentiaires Budget prison 2,5 milliards, dont budget SPIP 1,9% 2014-2015 Contraintes pénales 85/mois- Incarcérations 10200/mois Récidive sans aménagements de peine : 63% Après une liberté conditionnelle 39% Sources : AP

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:14

Contre la répression et l’atteinte aux libertés par Erdogan en Turquie :

La répression est très forte en Turquie. Réagissant à la tentative de coup d’Etat, Erdogan en profite pour tenter de mettre à bas toute opposition à sa politique autoritaire en Turquie : licenciement de dizaines de milliers de fonctionnaires, arrestations nombreuses, fermeture de plus de 170 medias, mise en garde à vue de 11 députés du HDP (parti démocratique du peuple) qui vient s’ajouter à la destruction de villes kurdes, à la destitution de nombre de maires et d’élus locaux. Cette dictature grandissante ne peut nous laisser indifférente. La Turquie est membre associée de l’Union Européenne, elle ne peut tomber sous la férule du sultan Erdogan et de son mouvement. L’Union Européenne, par delà les condamnations verbales, doit prendre des mesures d’embargo.

Samedi 5 novembre, plus de 200 membres de la communauté kurde de Rochefort se sont rassemblés Place Colbert. Ils ont reçu le soutien de militants d’organisations, dont des responsables de la Ligue des droits de l’Homme. Amplifions le mouvement ! Un 2e rassemblement a eu lieu Samedi 12 nov. à Rochefort avec plus de 150 personnes, et le soutien de plusieurs organisations, dont la LDH, le Mouvement de la paix, ...                  

Nous  invitons tous les démocrates, toutes les associations, les syndicats

        et mouvements politiques de Charente-Maritime à se joindre

            au 3e rassemblement reporté à SAMEDI 19 NOV. - 13h 30

                            à La Rochelle, Place de la Motte rouge-

Les Kurdes disent "Stop à Erdogan" à Rochefort - Sud Ouest 6 nov. 2016

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Secrétaire: Martine PHILIPPE 06 50 13 64 68

Trésorier (et culture) Claude BARBOSA 07 80 51 50 68

Jacques CATRIN (Collectif diversité) 06 78 79 71 46

Danièle CHABARDES GARONNE (droit des étrangers) (05 46 00 70 76)

Julia ROSSIGNEUX (relations avec l'Université): 06 64 29 51 55

                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Déléguée aux prisons: Denise PIAU ( 06 08 22 23 57)