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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:56

13.12.201

Mesdames et Messieurs les députées et députés,

Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs,

 

Le gouvernement s’apprête à vous demander de proroger l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet prochain. Cette prolongation, la cinquième depuis un an, inclurait la période complète des opérations électorales afin de permettre au nouveau président de la République et au Parlement de se prononcer sur une éventuelle nouvelle prolongation. Au nom de la lutte contre le terrorisme, il vous invite donc à mettre de côté le fonctionnement normal de la République et de ses institutions.

 

Nous vous adjurons de ne pas le faire et vous demandons, avant d’assumer la lourde responsabilité de votre vote, de vous poser en conscience quelques questions essentielles.

 

La première, incontournable, est celle de la pertinence de l’état d’urgence au regard des périls à combattre. L’état d’urgence a-t-il été efficace ? Nous ne le pensons pas. Le Premier ministre avance que, depuis le début de l’année 2016, dix-sept attentats ont été déjoués et quatre-cent-vingt individus en lien avec une organisation terroriste interpellés. Mais aucun élément n’est apporté pour justifier que ces résultats aient été permis par l’état d’urgence. Tous les observateurs notent que s’il a été utile, cela n’a été le cas que dans les quelques jours qui ont suivi le 13 novembre. Votre commission de contrôle ne dit pas autre chose. A quoi bon, dans ces conditions, prolonger un dispositif aussi lourd que préoccupant ?

 

Cette première question en amène une autre : l’état d’urgence est-il de nature à permettre à notre pays d’affronter les défis portés par la période et de mener les débats dont il a besoin ? Nous ne le pensons pas. D’abord parce qu’il minorise notre justice en portant atteinte à la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Le gouvernement affirme que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sont sous le contrôle du juge administratif. Mais, dans notre pays, c’est le juge judiciaire qui est le garant des libertés. Il est légitime de s’inquiéter quand le gouvernement accapare de fait le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judicaire hors de son rôle de gardien des libertés.

Ensuite, parce qu’il porte atteinte aux droits et aux libertés, sans pour autant pouvoir affirmer assurer toute la sécurité promise. D’un côté, des milliers de personnes ont été perquisitionnées dans des conditions largement dénoncées, ou assignées à résidence sans pouvoir faire appel à un juge judiciaire. Aujourd’hui encore, l’état d’urgence sert à d’autres fins que la lutte contre les auteurs d’actes de terrorisme et les pouvoirs publics ont interdit des manifestations, assigné à résidence des militants politiques, ou les ont interdits de manifestation. D’un autre côté, les services publics de la sécurité se plaignent de cette surmobilisation permanente, arguant qu’elle ne permet pas de faire face à leurs tâches. Enfin, et nous touchons là à la qualité de vie de notre démocratie, les citoyennes et les citoyens s’habituent peu ou prou à ce que le pouvoir exécutif dispose de pouvoirs exceptionnels peu ou mal contrôlés et utilisés.

 

Ce qui amène à une dernière question : cette prorogation est-elle compatible avec une démocratie vivante et dynamique ? Nous ne le pensons pas. L’état d’urgence et ses errances contribuent au renforcement d’un état d’esprit détestable dans le pays, nourrissent tous les amalgames et les tensions qui les accompagnent, alimentent les pratiques discriminatoires à l’égard de femmes et d’hommes déjà stigmatisés en raison de leur origine et/ou leur religion réelle ou supposée.

La France est confrontée, comme d’autres pays, à des attaques terroristes répétées et elle se doit d’assurer sa protection, celle de ses enfants, celle de son Etat de droit et de sa démocratie.

 

C’est parce que nous avons la conviction profonde que les trois sont inséparables que nous vous demandons instamment de ne pas suivre la demande gouvernementale et de vous opposer à la reconduction de cet état d’exception.

C’est parce que nous sommes déterminés à défendre la démocratie, les droits et les libertés que nous attirons votre attention sur les autres choix nécessaires pour combattre le terrorisme. Cette lutte passe par le développement de moyens humains et matériels adaptés pour les services publics de la police et de la justice, par une coopération de ces moyens à l’échelle européenne, par une dynamique de règlement des conflits à l’échelle internationale.

 

Souhaitant que nos préoccupations soient prises en compte, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre considération distinguée.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:12

A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’État

Pour le respect de la laïcité

C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience – croyant et non croyant – et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui.

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

Premiers signataires :

Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l’UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de  la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL), Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix),Edouard Brézin (Président de l’Union Rationaliste, Ancien Président de l’Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d’honneur de l’Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l’Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA), Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle  Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN),Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy  Coq  ( administrateur  de   Confrontation et Membre  de  l’ OFC),   Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde),  Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l’Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l’Enseignement Fédération de l’Ariège), Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget(essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d’un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy(Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO, libre penseur), Jean-Yves Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix),Maurice Gelbard(chercheur), Jacques Gelly (Président de l’Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l’enseignement), David Gozlan(Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque), Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe « diversité/laïcité » de la Ligue de l’enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d’Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l’Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Président de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l’Université de Montpellier, Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez(Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d’entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l’Université de Toulouse – Jean Jaurès), Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France), Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l’ARAC), Jean Riedinger (Secrétaire  de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées – France),Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité),  Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d’histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa(Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l’Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme), Michel Vovelle(Historien), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

 

Pour soutenir cet Appel des Laïques, nous vous appelons à la contresigner massivement en ligne.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:23

 

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire. Aujourd’hui, plus de 9 800 signataires.

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Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières, 

Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère, 

Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves, 

Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits, 

Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays, 

Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République, 

Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux. 

 

 Si vous souhaitez rejoindre et signer cet appel, vous pouvez dès à présent le faire en ligne : www.ldh-france.org

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 15:16

Le Centre d'Etude Juridique et Politique (CEJEP) de la Faculté de droit , science politique et gestion de La Rochelle, et la Ligue des droits de l'Homme (LDH La Rochelle-Aunis) vous invitent à participer à une

                 Conférence sur "La laïcité en question"

                       Jeudi 1er décembre - 12h/14h

                Fac de droit La Rochelle - amphi Rivero

Entrée libre et gratuite - Voir le programme ci-dessous:

Programme de la conférence "La laïcité en question" jeudi 1er déc.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:56

 

Etat d'urgence : sans retour ?

La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.

Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c'est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.

Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.

On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.

La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’Etat de droit.

Communiqué LDH

Paris, le 16 novembre 2016

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:05

Le GLCP: Acat, Anvp, Aumôneries 17, Croix Rouge, LDH LR-Aunis, Secours Catholique, SOS Amitié, SYNAPSE, dans le cadre des XXIIIèmes Journées Nationales Prison (JNP).

VOUS INVITE A LA

Soirée débat MARDI 22 NOVEMBRE à 18H30

 MEDIATHEQUE MICHEL CREPEAU DE LA ROCHELLE

sur le thème:

PRISON, VIVRE ENFERME PRISON, VIVRELA PRISON VUE DE L’INTERIEUR

Regards et paroles de ceux qui travaillent entre les murs. Témoignage de Christophe passé par la case prison, auteur de l’ouvrage Journal de Taule

Un webdocumentaire de 15 minutes LE CORPS INCARCERE, réalisé par le quotidien Le Monde donnera à voir le quotidien carcéral.

Suivi d’un débat autour de cinq invités : 2 représentants de l’Administration pénitentiaire, un cadre hospitalier Santé mentale, et un ancien détenu. Pour que la prison ne reste pas invisible ou abstraite.

 Pour s’interroger : comment le corps et l’esprit résistent-ils à l’enfermement, à l’espace contraint et au temps dont on n’est plus maître ?

 Pour informer en associant des visions et regards différents mais complémentaires. Pour comprendre pourquoi l’opinion publique, - c’est à dire nous tous – reste tellement favorable à l’incarcération, dont les bénéfices sont mis en question, et tellement réticente à la prévention, l’accompagnement et le suivi en milieu ouvert dont les résultats sont plus encourageants.

  Contact Denise 06 84 20 25 75

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ELEMENTS DE REFLEXION: PRISON, VIVRE ENFERME

Quels sont les effets de l’enfermement sur le corps et forcément sur l’esprit des personnes détenues.

Quels bienfaits pour une minorité de personnes détenues? Pour une majorité ? Que gagne la personne qui souffre dans sa chair et dans sa tête?

La prison peut-elle être dissuasive si l’enfermement aboutit à la dégradation de l’image de soi, développe ou aggrave troubles psychosomatiques et troubles mentaux ?

Si l’enfermement est vécu par les détenus comme « un désapprentissage progressif des relations humaines ordinaires » (Serge Portelli), signifie pour eux déresponsabilisation et ne leur permet pas de s’amender et de reprendre sa destinée en mains, quel sont donc les bénéfices de l’enfermement pour que, malgré la Loi pénitentiaire de 2009 le nombre d’incarcérations ne cesse d’augmenter, avec un coût exorbitant (de 86 à 190€ par jour?

Que gagne la société quand cette personne revient vers elle et qu’il faut alors « commencer par réparer ce que la prison a cassé »? (Serge Portelli, magistrat et enseignant) Puisqu’il ne s’agit nullement de renoncer à sanctionner délits et crimes, que peut faire un pays développé, démocratique et soucieux des droits de l’homme ? Sommes-nous cohérents quand nous encourageons, - et donc cautionnons - la construction de nouveaux lieux d’enfermement, plutôt que de développer l’accompagnement et la justice restaurative ? D'aucuns diront que l’on ne répondra pas à ces questions sans un changement de culture et un nouveau rapport au lien social. C’est vraisemblable. S’il s'agit d'un choix de société, alors donnons-nous les moyens de choisir en connaissance de cause, la société dont nous ne voulons pas et celle que nous voulons.

LA PRISON VUE DE L’INTERIEUR

Le GLCP conçoit cette soirée pour que chacun puisse repartir avec le sentiment que la réalité carcérale lui paraît un peu moins abstraite ou opaque.

Grâce, non seulement à ceux qui y séjournent, contraints et forcés, mais également à ceux qui y travaillent dans des fonctions différentes. Donner à voir et à comprendre la réalité de la peine privative de liberté, dans toutes ses dimensions. Matérielle d’abord : quotidien des détenus, horaires journaliers, cellules, prises des repas, douches, promiscuité, santé, etc., Plus existentielle : vie intérieure, besoins affectifs, intimité et sexualité, besoins sociaux et spirituels. Programme d’activités, punitions, relations internes, exécution de la peine, régimes différenciés selon l’estimation du degré de dangerosité, et préparation à la sortie.

N’y-a-t-il pas un paradoxe à enfermer, ou à prolonger l’enfermement qui développe une force d’opposition destructrice, pour enjoindre ensuite les personnes de retrouver une place dans la société et y mener une vie responsable ?

Les points de vue et témoignages seront sans doute différents, voire contradictoires, mais les questions qui seront soulevées et discutées ce soir n’attendent pas de réponses par oui ou non.

Quelques chiffres : Population détenue 68 300 pour 54000 places Surpopulation en Maisons d’arrêt : 139 % Taux d’incarcération en France 117, Allemagne 84, Pays-Bas 63 Environ 100 000 peines prononcées non exécutées De 2002à 2012 : 29 lois pénitentiaires Budget prison 2,5 milliards, dont budget SPIP 1,9% 2014-2015 Contraintes pénales 85/mois- Incarcérations 10200/mois Récidive sans aménagements de peine : 63% Après une liberté conditionnelle 39% Sources : AP

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:14

Contre la répression et l’atteinte aux libertés par Erdogan en Turquie :

La répression est très forte en Turquie. Réagissant à la tentative de coup d’Etat, Erdogan en profite pour tenter de mettre à bas toute opposition à sa politique autoritaire en Turquie : licenciement de dizaines de milliers de fonctionnaires, arrestations nombreuses, fermeture de plus de 170 medias, mise en garde à vue de 11 députés du HDP (parti démocratique du peuple) qui vient s’ajouter à la destruction de villes kurdes, à la destitution de nombre de maires et d’élus locaux. Cette dictature grandissante ne peut nous laisser indifférente. La Turquie est membre associée de l’Union Européenne, elle ne peut tomber sous la férule du sultan Erdogan et de son mouvement. L’Union Européenne, par delà les condamnations verbales, doit prendre des mesures d’embargo.

Samedi 5 novembre, plus de 200 membres de la communauté kurde de Rochefort se sont rassemblés Place Colbert. Ils ont reçu le soutien de militants d’organisations, dont des responsables de la Ligue des droits de l’Homme. Amplifions le mouvement ! Un 2e rassemblement a eu lieu Samedi 12 nov. à Rochefort avec plus de 150 personnes, et le soutien de plusieurs organisations, dont la LDH, le Mouvement de la paix, ...                  

Nous  invitons tous les démocrates, toutes les associations, les syndicats

        et mouvements politiques de Charente-Maritime à se joindre

            au 3e rassemblement reporté à SAMEDI 19 NOV. - 13h 30

                            à La Rochelle, Place de la Motte rouge-

Les Kurdes disent "Stop à Erdogan" à Rochefort - Sud Ouest 6 nov. 2016

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 17:33

Avec la création du fichier baptisé « titres électroniques sécurisés » (TES), le gouvernement prétend faciliter l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité et permettre l’authentification des demandeurs. Il entend également limiter la falsification de ces documents.

Aussi louables que sont de tels objectifs, ceux-ci ne sauraient occulter l’extrême dangerosité d’une base de données qui va centraliser des informations personnelles et biométriques sur la quasi-totalité de la population française, s’inspirant ainsi d’un projet proposé par le précédent gouvernement et partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. A cette époque, l’actuel garde des Sceaux avait qualifié un tel projet « de bombe à retardement ».

En catimini

Le gouvernement, chevauchant une loi qu’il avait décriée et s’exemptant d’un débat au Parlement, s’est contenté de faire paraître, en catimini, un décret pour créer ce fichier unique d’une taille inégalée et malgré les nombreuses réserves de la Cnil.

La LDH dénonce avec force la mise en place d’un outil qui d’ores et déjà est consultable par une multitude de services et qui sera exposé à toutes sortes de piratages. Par ailleurs, ce fichier ne présente aucune garantie quant à d’éventuelles évolutions, tout cela sans possibilité de recours de la part des citoyen-ne-s et sans aucun contrôle d’une instance indépendante. Ce gouvernement poursuit ainsi son choix d’une surveillance de masse et fait preuve de la plus grande irresponsabilité.

La LDH continuera à informer les citoyen-ne-s sur les dangers de cette base de données qui met en danger la protection de la vie privée et le respect des libertés individuelles.

LDH nationale - Communiqué du 3 novembre 2016

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 15:27
Conférence de Guillaume Marsallon, représentant de La Cimade : 
 
 
 "Migrants : partir, arriver et rester. Des droits et des réalités"
 
         le mardi 8 novembre à 16h45, Amphi G de l'IUT de La Rochelle

 
   L'entrée est de 7€ pour les personnes non adhérentes à l'Université du Temps Libre
 
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Soirée autour de l'action du navire Aquarieus de l'Association citoyenne européenne SOS Méditerranée
 
A l’occasion des Assises de l’économie de la mer organisées à La Rochelle les 8 et 9 novembre prochains une initiative citoyenne vous invite à rencontrer et entendre le témoignage des membres français de l’association européenne SOS MEDITERRANNEE. 


 En huit mois de campagne en mer, le navire Aquarius affrété par l’association citoyenne européenne SOS MEDITERRANEE, a procédé à 35 opérations de sauvetage et porté assistance à 7967 hommes, femmes et enfants en détresse sur l’axe migratoire le plus mortel au monde, entre les côtes libyennes et l’Italie. Alors que l’action de sauvetage de l’Aquarius s’avère plus que jamais indispensable, la mobilisation à terre continue pour sensibiliser les citoyens à la situation en Méditerranée et financer la continuité des opérations.

 

Le mardi 8 novembre prochain à 18 h30, dans la salle de l’Arsenal, ses responsables vous présenteront leur mission et leur premier bilan, un marin de l’équipage et des migrants témoigneront après avoir visionné un documentaire tourné à bord de l’Aquarius

 

Le temps de cette soirée – sans débat ni polémique – nous entendrons la voix de ces hommes et femmes qui se sont réellement engagés dans cette campagne humanitaire pour juste mieux comprendre leur mission et porter leur message.

De cette soirée où sont invités tous « les gens de mer » de La Rochelle ainsi que ceux et celles qui travaillent auprès des migrants naitront peut-être d’autres initiatives …

 

Guillaume Fauvel et Gildas Kerdoncuff,  porteurs du projet à La Rochelle. 
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:05

 

L’accueil de 15 migrants à Cognac, dans deux appartements vides depuis plusieurs mois, fait rugir de haine et de démagogie le FN qui appelle à manifester ce samedi 15 octobre à Cognac.

C’est une attitude à la fois inhumaine et politicienne qui veut faire de « l’autre », de l’étranger, du migrant, le bouc-émissaire facile pour dévoyer l’indispensable solidarité avec des familles migrantes victimes de la guerre et de la pauvreté dans leurs pays d’origine. Bouc-émissaire permettant de dévoyer le débat sur les vrais enjeux : la lutte contre Daesh qui utilise l’Islam pour des objectifs dictatoriaux, la lutte contre les injustices, la lutte contre la domination des multinationales, la lutte pour les libertés et la démocratie.

La Ligue des droits de l'Homme Régionale et les ligueurs de Charente réaffirment que le droit d'asile est un droit fondamental, inconditionnel, et que l'accueil et l'hospitalité sont des devoirs. Elle appelle à combattre les discours qui refusent à des hommes, des femmes et des enfants leurs droits élémentaires d'êtres humains.

Ils rappellent fermement les termes de la Convention de Genève de 1951 et les principes constitutionnels de la France qui engagent la république : Les réfugiés, les demandeurs d'asile, les migrants sont des hommes, des femmes et des enfants qui fuient leur pays pour vivre. Ce ne sont ni des délinquants ni des terroristes contrairement à ce qu'affirme l'extrême droite qui cherche à propager ses idées racistes et xénophobes.

 

La LDH régionale et les ligueurs de Charente dénoncent cette récupération ignoble du FN, comprennent et soutiennent le contre-rassemblement des démocrates à Cognac, place d'Armes à 10h, et appellent leurs adhérents et amis à s’y joindre, avec le souci d’éviter toute provocation.

 

Pour la LDH

Henri MOULINIER

Délégué régional

06 77 82 78 87

Henri.moulinier@orange.fr

 
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