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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:59
Par Eric Chauveau

La Rochelle: interpellation d'un étudiant angolais en vue de sa reconduite à la frontière

Sous le joug d'une obligation de quitter le territoire, le jeune homme avait engagé une procédure d'appel

Photo Olivier Blanchet

Photo Olivier Blanchet

Une douzaine de militants du réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle se sont rassemblés, ce matin, devant le commissariat de la ville afin de dénoncer l’interpellation, vers 8 heures, à son domicile des Minimes, de Luc M’Bani, un ressortissant angolais âgé de 23 ans, qui était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français

« L’an passé, il était déjà étudiant à la faculté de Sciences de La Rochelle et il s’apprêtait à se réinscrire », indiquait Julie, une membre du réseau. Précisant que si l’acte administratif (OQTF) « avait été confirmé en mai dernier par le tribunal administratif, , soutenu par la Cimade et un avocat de Poitiers, il avait engagé une procédure devant le tribunal administratif d’appel. »

Le réseau insiste aussi sur le parcours exemplaire de Luc M’Bani depuis qu’il est en France « il y a sept ans. Il y est arrivé mineur, sans ses parents, et, à La Rochelle, il bénéficiait du soutien de membres de sa famille installés à Nantes et Paris. Il ne vivait pas caché. La police savait où le trouver » « Sa vie est ici ! Il ne sert à rien de l’expulser. Il faut lui  faire un titre de séjour », lançait une autre militante.

À midi, alors que les membres du réseau activaient leurs contacts, dont certains municipaux, pour mener une action en faveur du ressortissant angolais, ils apprenaient que Luc M’Bani avait déjà quitté le commissariat (où, non placé en garde à vue, sa situation irrégulière lui avait été signifiée), afin d’être conduit au centre de rétention administrative de Toulouse. « Nous allons prévenir les associations de Toulouse et nous allons continuer afin qu’il revienne à La Rochelle », appréciait Julie.
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 07:58
Par CHRISTIANE POULIN

Privés de rentrée

Skender et Lukman ont manqué à l'appel hier. Ils se cachent avec leur mère

 Deux chaises vides devant l'école symbolisent l'absence de Skender et Lukman. photo dominique jullian

Deux chaises vides devant l'école symbolisent l'absence de Skender et Lukman. PHOTO DOMINIQUE JULLIAN

Skender, 6 ans, et son frère Lukman, 4 ans, n'ont pas fait leur rentrée, hier, à l'école Descartes de La Rochelle, où ils étaient inscrits en moyenne section de maternelle. Deux chaises vides, installées à 8 h 15 devant l'entrée de l'école, symbolisaient l'absence des petits Kosovars. Car Skender et Lukman sont originaires du Kosovo. Ils sont roms aussi, enfants d'une famille de confession musulmane qui a fui un pays où elle était victime des persécutions tant de la part des Serbes que des Albanais.
Vivre caché
Où sont Skender et Lukman ? Où sont leur maman, Dasurje, et leur petit frère de 2 ans ? Quelque part, dans un endroit où ils se terrent. Le 25 août, le chef de famille, Muharem Saciraj, a été expulsé en Serbie après avoir été extrait du centre de rétention de Metz. Quelques jours avant son expulsion, sa femme, enceinte, et ses trois enfants, hébergés par les sœurs de Dasurje, à Troyes, ont fui l'asile familial, se sachant traqués par les policiers.
 
Ainsi Skender et Lukman ont-ils été privés de rentrée scolaire. À l'heure où leurs copains racontaient les vacances, ils auraient eu de drôles de choses à dire, ces petits Kosovars. Certes, leurs parents, déboutés de leur demande d'asile, sont en situation administrative irrégulière, mais cela fait-il de Dasurje, enceinte de six mois, une criminelle ? Et cela a-t-il un sens de séparer cette famille ?
Pour dénoncer une situation absurde et inhumaine, le Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle, qui multiplie les manifestations de soutien à Muharem Saciraj, organisait hier matin l'opération « chaises vides » devant l'école Descartes. Afin d'alerter les familles en ce jour de rentrée. Une pétition exigeant « le retour immédiat en France de Muharem Saciraj auprès de sa famille et sa régularisation » a été signée par plus de 100 pères et mères d'élèves.
« C'est injuste »
Sandrine, par exemple, maman d'une petite fille en grande section de maternelle, a signé sans hésiter. « Ma fille était en classe avec Skender l'an dernier et je voyais souvent le papa, c'est toujours lui qui amenait les enfants à l'école. Ce qui se passe aujourd'hui est regrettable. Ce n'est pas une vie de rester caché, et que vont devenir ces enfants ? » « C'est injuste et dégueulasse », renchérit une jeune mère. Élisa, qui connaît bien Skender et Lukman, a signé « parce que c'est normal. Il faut être solidaires ». « Pratiquement tout le monde a signé », ajoute Bellule, mère de deux garçons dont un connaît Skender. « Cette femme enceinte, avec trois enfants, obligée de se cacher, en 2011, dans un pays comme la France, c'est un peu aberrant. Et puis les méthodes, en plein été… »
« Moi, ça me dégoûte », dit un papa lisant l'inscription plaquée sur la pancarte de l'école : « J'expulse, donc je suis » (Claude Guéant, ministre de l'Intérieur). « Séparer une famille comme ça, c'est lamentable. »
Manifestation à Troyes
La pétition sera adressée aux préfets de la Charente-Maritime et de l'Aube (M. Saciraj a été expulsé sur ordre du préfet de l'Aube) et, ce matin, deux chaises vides réapparaîtront devant l'école Descartes.
À Troyes, la ville dont François Baroin est maire, les citoyens (RESF, Ligue des droits de l'homme) se mobilisent également pour Muharem. Une nouvelle manifestation est prévue aujourd'hui devant l'hôtel de ville.
 
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 09:05
Auteur de l'article : LDH
Enfants étrangers : la rentrée derrière les barreaux
Communiqué 
Observatoire de l’enfermement des étrangers - Observatoire citoyen de la rétention 77 - Réseau éducation sans frontières 
Le 1er août, le plus grand centre de rétention administrative pour étrangers a ouvert à proximité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot. Profitant encore de la période estivale, ce véritable camp, de conception carcérale, « ouvre » désormais ses portes aux familles et donc aux enfants.
 

En effet, ce jour, sont enfermés une mère de famille géorgienne et ses trois enfants de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu’un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août au matin. Le père lui n’était pas présent à ce moment-là au domicile.

Illégal car contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant, l’enfermement est au surplus, pour ces derniers, un véritable traumatisme, comme l’ont clairement affirmé diverses institutions indépendantes, telles le Conseil de l’Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants. Arrêtés avec leur famille dans des conditions souvent violentes, arrachés brutalement à leur vie quotidienne, privés de scolarisation et d’activités, ces enfants sont aussi confrontés à l’angoisse et à la dévalorisation de leurs parents qu’ils voient menottés, entourés de policiers , présentés devant des juges, tels des délinquants.

Les associations intervenant dans les CRA auprès des familles retenues, peuvent témoigner des symptômes révélateurs d’un délabrement psychique au quotidien, causé par la rétention sur les enfants. D’autant que la durée maximale de l’enfermement a récemment été portée à 45 jours, ce qui accroît encore les risques de psychotraumatisme.

Rappelons que les centres de rétention et zones d’attente sont les seuls lieux où des enfants de moins de 13 ans peuvent être enfermés, comme si le seul fait d’être étranger rendait cette maltraitance institutionnalisée acceptable. Récemment encore, la juridiction de Lille a sanctionné cette pratique au motif qu’elle constituait un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la CEDH. La Cour européenne elle-même a condamné cette pratique dans une affaire concernant la Belgique.

Les organisations signataires dénoncent la banalisation de l’enfermement administratif, et la pénalisation du séjour irrégulier comme mode de gestion des étrangers. Avec l’enfermement de ces enfants et de ceux qui suivront, c’est à la protection des plus vulnérables que le ministère de l’Intérieur s’en prend cette fois-ci, toujours dans son obsession de la politique du chiffre en matière d’expulsions.

Signataires : 
- Observatoire de l’enfermement des étrangers (ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Anafé, Comede, Emmaüs France, Fasti, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Revue Pratiques, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG)) 
- Observatoire citoyen de la rétention 77 
- Réseau éducation sans frontières (RESF)

Paris, le 31 août 2011

http://www.ldh-france.org/Enfants-etrangers-la-rentree

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 10:48
PARIS (Reuters) - Des élus et des syndicats se sont élevés jeudi contre l'évacuation d'un camp de Roms à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avec le concours de la RATP.
La Régie autonome des transports parisiens a en effet mis mercredi à la disposition des policiers une rame du tramway T1, qui relie Saint-Denis à Bobigny, pour évacuer une centaine de Roms qui occupaient illicitement un terrain.
Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, dénonce "l'inhumanité et la brutalité" de cette opération. Il demande au préfet du département, Christian Lambert, que toute la lumière soit faite et que les responsables soient sanctionnés.
"Cette opération, faite hors de tout cadre juridique, constitue une voie de fait", écrit-il dans un communiqué.
Le syndicat Sud s'indigne de l'utilisation d'une rame de la RATP. "Ce n'est pas à nous de transporter des convois de personnes qui ne sont pas forcément volontaires pour monter dans les tramways", a dit son délégué central, Philippe Touzet.
Il a souligné, sur France Info, que la gare de Bobigny, qui abrite aujourd'hui un mémorial, avait justement joué un rôle central durant la Seconde Guerre mondiale dans la déportation vers les camps de la mort de 22.000 Juifs du camp de Drancy.
"Est-il commun de réquisitionner une rame complète de tram pour transporter uniquement des Roms ?", demande de son côté Gilles Garnier, conseiller général communiste de Seine-Saint-Denis, dans Le Parisien.fr.
La RATP invoque une initiative locale "prise dans une situation d'urgence" à la suite de contacts entre la police et un dépôt de tram afin de "minimiser le trouble et le retard pour les voyageurs".
"Dans une situation de quasi-blocage, l'encadrement local de la ligne arrivé sur place a décidé avec la police d'utiliser un train qui se trouvait là", a dit un porte-parole.

Article de la LDH : Un tramway pour les Roms : le gouvernement plonge dans l’indignité
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 09:31

CE, 19 juillet 2011, 10ème et 9ème SSR, Ligue des droits CE, 19 juillet 2011, 10ème et 9ème SSR, Ligue des droits

http://www.ldh-france.org/Outrage-au-drapeau-fin-de-partie#

OUTRAGE AU DRAPEAU
Le décret validé sauf cas de création d'une œuvre de l'esprit

Prix Fnac Politiquement Incorrect 2010.
Statuant sur un recours en annulation du décret du 21 juillet 2010 pénalisant l’outrage au drapeau tricolore formulé par la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Conseil d’État(1) a conclu à sa légalité, tout en limitant strictement les cas dans lesquels il pourrait être invoqué. Sous réserve que l'intention soit politique, artistique ou philosophique, l'infraction ne sera pas constituée.

Une photographie qui a défrayé la chronique l'an dernier pour avoir remporté le concours « Politiquement incorrect » organisé par la Fnac a été au centre d'une polémique qui a mobilisé les services du ministre de la justice de l’époque, Michèle Alliot-Marie, qui souhaitait réprimer ce qui ne pouvait l'être par les dispositions législatives en vigueur. L’article 433-5-1 du code pénal ne permet en effet de sanctionner l’outrage au drapeau que lorsqu'il est commis publiquement durant une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques.

Pour réprimer la photographie outrageante, il a dès lors été institué par décret(2) codifié à l’article R 645-5-1 du code pénal qui sanctionne de l’amende prévue pour les contraventions de cinquième classe (150 euros, le double en cas de récidive) « le fait de détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante le drapeau tricolore, dans un lieu public ou ouvert au public ou de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à de tels faits, mêmes commis dans un lieu privé ».

La Ligue soutenait qu’une telle infraction puisse être mise en place par le pouvoir réglementaire puisque l’article 34 de la loi suprême attribue au législateur le soin de déterminer « les règles concernant : […] la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ». Mais, au cas particulier, relève la haute juridiction administrative, il ne s'agit ni de crime ni de délit mais d'une contravention qui« ressortit à la compétence du pouvoir réglementaire ».

Mais, considérant, à juste titre, que l'infraction litigieuse dont s'agit était susceptible de restreindre la liberté d'expression garantie par l'article 10 du Convention européenne des libertés fondamentales et des droits de l'homme (CEDH), le décret aurait pu être annulé sur ce fondement. Mais non, pas du tout, dit le Conseil d'État pour qui cette « circonstance […] ne saurait, par elle-même, avoir pour conséquence de réserver au pouvoir législatif la compétence pour édicter ces contraventions, dès lors qu’elles n’ont pas pour objet de réglementer l’exercice de cette liberté mais seulement d’y apporter les limitations nécessaires à la sauvegarde de l’ordre public ». 

Au surplus, les faits prévus et réprimés par l'article R. 645-15 du code pénal ne seront sanctionnés que dans la mesure où ils ne reposeraient pas, selon les magistrats du Palais-Royal, « sur la volonté de communiquer […] des idées politiques ou philosophiques ou feraient œuvre de création artistique, sauf à ce que ce mode d’expression ne puisse, sous le contrôle du juge pénal, être regardé come une œuvre de l’esprit ».
_________
(1) CE, 19 juill. 2011, n°343430, Ligue des Droits de l’Homme c/ ministère de la justice.
(2) Décret n° 2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l'incrimination de l'outrage au drapeau tricolore, J.O., n° 168, 23 juill., 2010 p. 13589, n° 15.

MLambert-Marianne-LDH
http://www.ldh14.com/spip.php?article69
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:58
 
Communiqué de presse du réseau de vigilance citoyenne de la Rochelle 
concernant l'expulsion d'un Rom du Kosovo vers la Serbie

 
 
M. Muharem Saciraj a 29 ans. Il est rom du Kosovo. Il est né et a grandi à Vücitrn au Kosovo.  Il a  fui le Kosovo pour échapper aux persécutions et aux discriminations dont il faisait l’objet du fait de ses origines rom.
 
Il est arrivé à La Rochelle en novembre 2009 accompagné de sa femme Dasurje et de ses 3 enfants âgés de 6, 4 et 2 ans.
 
L’aîné des enfants présente un lourd handicap d’ordre psycho-moteur qui nécessite une orientation vers un Institut Médio-Educatif. Au Kosovo, les Roms ne peuvent pas accéder à une assistance et un suivi médico-éducatif adaptés à son état.
 
Dasurje Saciraj est enceinte de 5 mois et présente un risque élevé d’accouchement prématuré depuis déjà quelques semaines.
 
La famille est déboutée de sa demande d’asile et a reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français le 13/12/2010, décision confirmée par le Tribunal Administratif de Poitiers le 06/04/2011. Un appel est en cours auprès de la Cour Administrative d’Appel de Poitiers.
 
Une procédure de réexamen de sa demande d’asile est toujours à l’étude à la Cour Nationale du Droit d’Asile.
 
Le 01/08/2011, en visite dans sa belle-famille à Troyes, il subit un banal contrôle routier (la boule de caravane masque un peu la plaque d'immatriculation). Interpelé, il est envoyé au centre de rétention administrative de Metz le 1er août. Le 5 août, la Cour Européenne des Droits de l'Homme décide de suspendre son expulsion vers le Kosovo le temps qu’elle se prononce sur le fond du dossier. Cette décision est motivée par les risques encourus en cas de retour au Kosovo. Malgré cette décision, il a été maintenu au centre de rétention administrative de Metz. C’était sans savoir que l’Etat était en cours de tractations avec la Serbie pour une expulsion…
 
Le 25 Août à 2h00 du matin les policiers sont venus le réveiller et l’ont conduit à l’avion pour Belgrade de 9h40.
 
Muharem SACIRAJ a été victime d’une véritable tromperie, sans même pouvoir faire valoir ses droits.
 
 
Pourquoi une expulsion en Serbie alors que Muharem Saciraj est citoyen de la République du Kosovo (depuis la proclamation de 2008 et l’indépendance de ce Pays) ?
 
Le drapeau du nouvel état kosovar
 
Pourquoi une expulsion en Serbie alors que M. Sarkozy, président de la République, reconnaissait en février 2008 le Kosovo comme un état souverain et indépendant ? Parce que l’état français a choisi d’ignorer la décision de la Cour Européenne, profitable à Muharem Saciraj et, faute de pouvoir le faire partir par la porte, l'a jeté par la fenêtre !
 
Les conditions de l'expulsion sont ahurissantes et symptomatiques du mal qui ronge les responsables gouvernementaux et de l'administration en France actuellement.
 
 
En expulsant et en livrant Muharem Saciraj à la Serbie, la politique gouvernementale du chiffre et les dirigeants de l’administration française sont responsables, chacun pour leur part :
  
- de l’immersion de Muharem Saciraj dans un Pays qui n’est pas le sien, dans lequel il n’a pas de contacts, ni famille, ni amis. Rappelons qui plus est que les Kosovars sont extrêmement mal traités dans ce pays en raison de leur indépendance obtenue contre la volonté serbe et que les roms y sont victimes de discriminations quotidiennes. Rappelons également que la situation n’est pas meilleure pour lui au Kosovo qu’il avait été obligé de fuir en raison des mauvais traitements réservés à la population Rom.
-  de l’éclatement d’une famille par l’arrachement du père, laissant la maman enceinte de 6 mois et ses 3 enfants, sans ressources et obligée maintenant de se terrer.
- du non respect des décisions de justice, de la Convention européenne des Droits de l’Homme et de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme : droit de vivre en famille, droit au recours effective.
- de la trahison de la conscience morale de la France et des Français qui s’en prévalent.
Nous continuons de penser que la France doit rester une terre d'asile, elle en a les moyens ne serait ce que par l'économie faite en fermant les centres de rétention et en arrêtant les expulsions.
Nous tenons à faire part au Président de la République, au ministre de l'intérieur, aux préfets et à la population de notre profonde indignation devant ce traitement inhumain qui déshonore la France, pays des Droits de l'Homme.
 
Au nom du respect de la vie familiale et de l'intérêt supérieur des enfants, principes reconnus et ratifiés par la France, nous exigeons le retour immédiat en France de Muharem Saciraj auprès de sa famille et sa régularisation.
Le réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle
Contact Valérie :             06.81.16.70.51      
Le Kosovo avant l'indépendance.
Rappel : la situation des Roms du Kosovo (http://www.hns-info.net/spip.php?article26529) 
 
 
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 12:56

 

Monique Pinçon-Charlot « Il faudrait soigner l’addiction à l’argent des plus riches »

 

Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la campagne sur les déficits publics est une arme idéologique des néolibéraux pour balayer les droits sociaux sur la planète. 

Parmi les arbitrages budgétaires discutés demain en conseil des ministres figure 
la proposition de taxer 
les revenus « extravagants ». 
Une telle mesure vous paraît-elle crédible de la part du « président 
des riches ? »

Monique Pinçon-Charlot. C’est un écran de fumée. Le PDG de Publicis, Maurice Levy, a effectivement proposé une petite contribution exceptionnelle des riches mais il l’accompagne de contreparties très violentes pour les peuples : supprimer les dernières poches de 
solidarité qui existent (sécurité sociale, fonction publique), livrer les services au secteur privé, faire tomber au plus bas le coût du travail. Il le dit très clairement : nous, les riches, on fait une opération de communication qui va peut-être nous décharger de 300 millions d’euros, et vous le peuple, vous payez le prix fort ! Les 300 millions correspondent à peu près à la somme votée par les députés UMP quand ils ont décidé de fiscaliser les indemnités des accidentés du travail. Cela montre l’hypocrisie du système.

Vous dites qu’il n’y a pas de problème d’argent mais un manque de volonté politique pour aller le chercher là où il se trouve. Allez-vous jusqu’à penser que la résorption des déficits publics est un faux problème ?

Monique Pinçon-Charlot. Oui, ce débat est totalement faussé. Le déficit et la dette sont des armes économiques et idéologiques. Les néolibéraux s’en servent pour accélérer leur agenda politique et balayer les droits sociaux sur la planète. Tous les bénéfices de la planète finance reviennent aux trois quarts aux financiers, mais c’est au contribuable qu’on demande de rembourser. Avec eux, c’est « face je gagne, pile tu perds ! ». Le système est fait par l’oligarchie financière, il fonctionne pour elle et nous sommes arrivés à un point où la question se pose de soigner l’addiction à l’argent des plus riches.

Que préconisez-vous pour retrouver un cercle plus vertueux dans le partage de la richesse ?

Monique Pincon-Charlot. Déjà, que les riches payent leurs impôts. Le système fiscal doit être revu pour être, non pas dégressif comme aujourd’hui, mais profondément progressif. Le travail est de loin le revenu le plus taxé en France, bien plus que le patrimoine ou le capital. Nous pensons qui faudrait imposer tous les types de revenus, avec un prélèvement à la source, du plus bas, au plus haut. Dans notre système, la TVA serait supprimée et la dernière tranche serait taxée à 95 %.

Le débat s’accélère aussi sur les niches fiscales. Les supprimer ferait rentrer de l’argent dans les caisses…

Monique Pinçon-Charlot. Il faut mettre fin à toutes les stratégies d’optimisation fiscales que nous, sociologues, appelons du vol légal. Pour ramener le déficit public de la France à 3 % en 2013, si tant est que ce soit la principale question posée au pays, ce dont je doute, il faut trouver 95 milliards d’euros. Parmi les enveloppes disponibles, il est possible de piocher dans les 500 niches fiscales qui représentent 75 milliards d’euros. C’est la partie connue du débat. Ce qui l’est moins, et cela fait partie des petites surprises que nous réservons dans la version réactualisée de notre livre (1), concerne par exemple les 80 milliards d’euros comptabilisés dans les modalités particulières de calcul de l’impôt (MDPCI). Le bouclier fiscal est une niche fiscale qui n’a jamais été classée comme telle. Il est rangé dans les MDPCI. On peut faire passer beaucoup de sommes d’une ligne à l’autre. Il y a aussi beaucoup d’argent disponible dans les paradis fiscaux. Une société financière estimait en 2007 que les avoirs non déclarés de Français en Suisse se chiffrent à 80 milliards d’euros (seuls 2 milliards sont déclarés). Sans compter la boîte noire des paradis fiscaux… Les sommes en jeu sont astronomiques.

 

(1)Le président des riches, enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Édition Poche La Découverte, 9,50 euros.
En librairie le 15 septembre

http://www.humanite.fr/social-eco/monique-pincon-charlot-%C2%AB-il-faudrait-soigner-l%E2%80%99addiction-l%E2%80%99argent-des-plus-riches-%C2%BB-47816

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:52

En mémoire de David

Deux mois après le suicide d'un sans-abri, à Laleu, une pétition a recueilli 210 signatures.

 Esther Memain et Maryline Simoné ont apporté leur soutien à Muriel Dumont. Photo Dominique Jullian

Esther Memain et Maryline Simoné ont apporté leur soutien à Muriel Dumont. PHOTO DOMINIQUE JULLIAN

Le Vieux Port était hier après-midi le théâtre d'une animation fort peu touristique. Ni musique, ni haut-parleurs, mais trois tables pliantes sur le trottoir du quai Duperré, avec papier et stylos. Derrière les tables, une grande banderole avec l'inscription « SOS Plus jamais ça !! David, on ne t'oubliera pas. Stop à la spéculation ».
L'association Le Tôi Kétatous et la Ligue des droits de l'homme ont conjointement lancé un appel de détresse en mémoire de David, ce Rochelais de 41 ans qui s'est pendu il y a deux mois parce qu'on allait l'expulser d'un logement squatté à Laleu. « C'est le troisième suicide par pendaison de personnes en difficulté depuis le début de l'année », souligne Muriel Dumont, fondatrice du Tôi Kétatous.
Quand l'État se désengage
D'où l'idée d'une pétition, proposée à la signature des passants, pour dire « Plus jamais ça ». Pour inciter, d'une part, les citoyens à plus de respect pour le peuple des « marginaux » et des sans-abri. Et pour une autre politique du logement, qui permette à tous de trouver un toit. Cet appel sera-t-il entendu, en cette période de pré-rentrée où le gouvernement annonce que certaines ceintures vont se serrer d'un cran supplémentaire et où les formations politiques planchent dans leurs universités respectives pour nous préparer de meilleurs lendemains ?
Hier après-midi, en tout cas, trois élues municipales, Esther Memain, adjointe au maire, Maryline Simoné et Nanou Jaumouillé, sont venues apporter leur soutien à l'association rochelaise qui œuvre efficacement auprès des sans-abri.
« On n'a pas à rougir de notre action en faveur du logement social à La Rochelle, dit Esther Memain. La Ville poursuit cet effort, mais c'est l'État qui se désengage, notamment auprès des structures d'accompagnement où il y a un manque de places terrible. Le suicide de David est une alerte de plus. Il faut combattre la politique du gouvernement, c'est pour cela que nous sommes aux côtés de Muriel ».
791 repas, square Valin
Muriel Dumont et les membres du Tôi Kétatous ont notamment servi des repas aux démunis, début août, période de l'année dure pour les miséreux, les accueils étant tous fermés. Entre le 1er et le 15 août, 791 repas ont été servis sur le square Valin, preuve de la nécessité de cette intervention caritative. Pour subvenir à ces dépenses, la municipalité a débloqué 1 000 euros supplémentaires. Esther Memain souhaiterait que la Communauté d'agglomération en fasse autant.
Les bénéficiaires des repas ? « Beaucoup de jeunes de moins de 25 ans, des étrangers, des femmes seules », témoigne Muriel. Et beaucoup « d'écorchés vifs », comme David. Hier après-midi, la pétition a recueilli 210 signatures en moins de trois heures. Et la banderole « Plus jamais ça » a été accrochée sur la façade du squat, à Laleu.
Christiane Poulin
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 09:52
 
EXPULSION SCANDALEUSE DE Mr SACIRAJ Muhamed
 
PROTESTONS CE JEUDI 25 Août à 16H
 
Monsieur SACIRAJ Muharem, rom du Kosovo a été expulsé vers La Serbie, à 9h 40 ce jeudi matin. Il vivait avec son épouse, enceinte, et ses 3 enfants, à La Rochelle depuis plusieurs années, avait été arrêté et interné au centre de rétention de Metz.
 
La Commission Européenne des Droits de l'Homme ayant décidé de suspendre l'expulsion de cet homme vers le Kosovo, la Préfecture de l'Aube a décidé de l'expulser vers La Serbie, qui ne reconnait pas l'indépendance du Kosovo....
 
La Serbie n'est pas le pays de Monsieur SACIRAJ Muharem.....Comment va-t-il vivre dans un pays qui n'est pas le sien et qui continue de discriminer et de persécuter la population rom?
 
Le réseau de vigilance dénonce cette politique chiffre qui va jusqu'à trouver des parades pour expulser les personnes, malgré des décisions de suspension de la CEDH. Les droits de l'Homme sont bafoués par cette politique de M. Sarkozy et de son gouvernement qui veut expulser 30 000 personnes pour frayer sur les terres de l'extrême-droite.
 
La section de la LDH de La Rochelle exprime son émotion et partage cette dénonciation d'une politique inhumaine qui expulse le père de 3 enfants et l'époux d'une femme enceinte qui eux restent en France. Elle appelle ses adhérent-e-s, tous les démocrates rochelais à venir MANIFESTER CE JEUDI 25 Août à 16H, Place des Petits Bancs, à La Rochelle, derrière la Grosse Horloge, à l'appel du Réseau de vigilance
 
Henri Moulinier
Président de la section LDH La Rochelle

Vendredi 26 août 2011 Sud-Ouest par Christiane POULIN

Muharem expulsé vers la Serbie

La mobilisation pour le père de famille kosovar n'a pas fait fléchir la préfecture. Muharem Saciraj a été embarqué hier pour Belgrade .

 Hier, à La Rochelle, la Ligue des droits de l'homme et le Réseau de vigilance citoyenne ont organisé une nouvelle manifestation devant la préfecture. photo martial souchard

Hier, à La Rochelle, la Ligue des droits de l'homme et le Réseau de vigilance citoyenne ont organisé une nouvelle manifestation devant la préfecture. PHOTO MARTIAL SOUCHARD

Muharem Saciraj a été expulsé du territoire français, hier matin. Après l'avoir réveillé en pleine nuit, vers 3 heures, au centre de rétention administrative de Metz, les policiers, agissant sur ordre du préfet de l'Aube (1), l'ont transféré à Paris et l'ont escorté à bord de l'avion qui a décollé à 9 h 40 pour Belgrade.
Auparavant, M. Saciraj avait téléphoné à Valérie Gauthier, membre du Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle, pour l'informer de son expulsion. Il a réitéré ses inquiétudes pour sa famille, spécialement pour son fils aîné, un petit garçon de 6 ans handicapé, mais a expliqué à Mme Gauthier qu'il n'opposerait pas de refus aux policiers chargés de le « reconduire à la frontière », selon la formule administrative consacrée. 
Famille écartelée
Muharem Saciraj se trouve donc aujourd'hui à Belgrade, ou ailleurs en Serbie, alors que sa famille est en France. Sa femme, enceinte de six mois, ses trois enfants de 6, 4 et 2 ans, scolarisés à l'école Descartes de La Rochelle. Comme « Sud Ouest » l'a expliqué à plusieurs reprises depuis l'interpellation de Muharem le 1er août à Troyes (il réside à La Rochelle mais rendait là-bas visite à sa belle-famille), les ennuis des Saciraj sont liés à leur condition de Roms de confession musulmane. Ils ont fui le Kosovo, où ils avaient maison et travail, parce qu'ils étaient exposés à la haine et la violence des Serbes et des Albanais.
Renvoyer cet homme en Serbie, et non au Kosovo, ne change pas graNd chose à la question. Le séparer de sa femme et de ses enfants est une excellente raison pour l'inciter à revenir en France. « C'est une situation profondément ridicule. Il reviendra. Mais cela traduit bien l'absurdité de la situation de notre pays », juge Maxime Bono, le maire de La Rochelle, qui avait personnellement écrit au ministre de l'Intérieur pour plaider le cas de cette famille. « M. Guéant se glorifie de faire mieux que son prédécesseur dans ce domaine, c'est plus que consternant. Je constate qu'on est plus tolérant à l'égard des capitaux flottants qui circulent. »
Les préfets sont muets
 À La Rochelle, la Ligue des droits de l'homme et le Réseau de vigilance citoyenne ont organisé hier une nouvelle manifestation devant la préfecture pour exprimer leur colère. Même s'ils n'étaient pas très optimistes, vu la situation administrative de Muharem Saciraj (sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français depuis janvier 2010), et surtout depuis son placement en rétention, ils ne pensaient pas qu'il serait expulsé aussi vite. Ne serait-ce qu'en raison de sa situation familiale.
Mais c'est ainsi. Le préfet de l'Aube, Christophe Bay - nous avons tenté de le joindre plusieurs fois, hier, ainsi que la secrétaire générale de la préfecture, Catherine Henuin, mais sans succès - a suivi à la lettre les consignes gouvernementales relatives aux étrangers sans-papiers.
En Charente-Maritime comme dans l'Aube, les préfets ne sont pas pressés de répondre aux questions dans ce type de dossier. Hier après-midi, les membres du Réseau de vigilance et de la LDH ont demandé, en vain, à être reçus par le préfet Béatrice Abollivier ou une personne informée du dossier. On leur a conseillé de prendre un rendez-vous. C'est fait et ils espèrent être reçus ce soir, à 17 heures.
En attendant, ils organisent une nouvelle manifestation aujourd'hui, à 14 h 30, devant l'espace Encan, à La Rochelle. C'est-à-dire devant l'université d'été du Parti socialiste.
(1) M. Saciraj a été interpellé par les policiers dans ce département.
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:14

La Rochelle : des valises pour Muharem

Le Réseau de vigilance citoyenne résiste pour obtenir la libération du Kosovar.

 Hier, devant la préfecture, les manifestants résistaient à coups de valises. photo dominique jullian

Hier, devant la préfecture, les manifestants résistaient à coups de valises. PHOTO DOMINIQUE JULLIAN

Sous l'œil des employées de la préfecture, le nez collé aux fenêtres, le tas de valises grossit de minute en minute. Sur certaines on a scotché des affichettes, comme : « Je suis citoyen du pays que j'habite ». Rue Réaumur, deux citoyens campés sur le passage pour piétons ralentissent la circulation et distribuent des tracts. Place Foch, des hommes, des femmes, parmi lesquelles Nanou Jaumouillé, élue rochelaise socialiste, soit une vingtaine de personnes, entourent Valérie Gauthier, du Réseau de vigilance citoyenne.

Hier matin, ces personnes étaient à nouveau réunies pour demander la libération de Muharem Saciraj. Ce Kosovar a été placé en centre de rétention administrative à Metz (Moselle) le 1er août (lire nos précédentes éditions). En France depuis 2009 au titre de demandeur d'asile, M. Saciraj s'est vu signifier l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), par la préfecture de Charente-Maritime. Les Saciraj appartiennent donc à la grande famille des sans-papiers. « 30 000 expulsions annoncées pour 2011 », rappelle le Réseau de Vigilance, à l'origine du rassemblement des valises.

« Mépris de leur humanité »

« Ces valises sont celles des sans papiers expulsés après avoir été privés de liberté. Séparés de leurs familles, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, seuls, séparés de leurs proches, au mépris de leur humanité […] Ces valises sont celles que Muharem a emportées lorsqu'il a quitté son pays, le Kosovo, dans lequel il était persécuté du fait de ses origines Rom ». Voilà ce qu'ont clamé hier les membres du Réseau de vigilance.

L'interpellation de Muharem ayant eu lieu à Troyes, son sort est désormais entre les mains du préfet de l'Aube, qui a décidé de mettre à exécution l'OQTF. Le juge des libertés, qui a prononcé le maintien en rétention malgré l'avis de la Cour européenne des droits de l'homme, statuera à nouveau le vendredi 26 août.

En attendant, le Réseau organise une nouvelle manifestation jeudi, à 16 heures, à La Rochelle, près de la Grosse Horloge.

Christiane Poulin

http://www.sudouest.fr/2011/08/24/la-rochelle-des-valises-pour-muharem-481324-1391.php


Le reseau de vigilance citoyenne,      

propose 2 nouveaux rassemblements sur le même thème :
"des valises contre l'expulsion de Muharem !" :

Jeudi 25 Août à 16h, place des petits-bancs(derrière la grosse horloge).

Venez nombreux avec vos valises ! Ces rassemblements de soutien sont importants pour Muharem et sa famille.

Vendredi 26 août à 14h30 devant l'espace Encan,toujours sur le même thème : "des valises contre l'expulsion de Muharem !".


L'objectif est d'interpeller les médias nationaux qui seront présents pour les universités d'été du PS.


      'Association " Le tôi ketatous" de La Rochelle, avec qui la LDH travaille à une démarche juridique nationale, nous invite à partager un temps de rassemblement en souvenir de ce jeune David qui, à La Rochelle il y a 2 mois, s'est suicidé dans une maison abandonnée depuis des années, après une intervention policière. Signe de la crise du logement et d'un vrai problème de sans-logis.

Je vous invite à ETRE PRESENT CE MERCREDI 24 AOUT - 16H
Au pieds de la
     Grosse Horloge, à La Rochelle
Henri MOULINIER
Président LDH L-R
 
S.O.S « Plus jamais ça »

David s’est suicidé, on ne peut revenir en arrière. Mais par contre cela doit servir à ce que « plus jamais ça ».
Il est facile de mettre la pression à des personnes  « écorché vif ».
Il serait tellement simple de leur dire leurs droits et aux propriétaires, leurs devoirs.
Comment pourrait-on faire pour que toute personne soit accompagnée dans ces moments de détresse.
Nous, association Le Tôi Kétatous, essayons de prévenir au maximum les personnes sans abris.
Vous tous n’hésitez pas à partager cet appel car aujourd’hui c’était David demain, vous et votre entourage pouvez être concerné.
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