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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 13:09

Laicité Inch Allah 001

CE LUNDI 26 -9 - 2011 à 20H 3O
  Cinéma L'Olympia
  (Place de Verdun - La Rochelle)

   
Projection-Débat
 autour du film "Laïcité Inch Allah"

    Réalisé par Nadia EL FANI, tunisienne
    Prix International de la laïcité 2011

  (entrée à tarif réduit)

  Débat animé par:

Jean-Luc Delcampo, Président de la LDH de Charente Maritime

 Henri Moulinier, Président de la LDH de La Rochelle

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 07:27

 

Collectif rochelais pour la Palestine

 

APPEL A UN RASSEMBLEMENT

MARDI 20 SEPTEMBRE A PARTIR DE 18H

SUR LE VIEUX PORT QUAI DUPERRE

 

 

Comme vous le savez, l’actualité internationale de ce mois de septembre sera marquée par le projet de vote, à l’Assemblée générale des Nation Unies, sur la demande officielle d’admission de l’Etat Palestinien à l’organisation internationale, comme membre à part entière.

Il s’agira d’une étape des plus significatives pour la cause palestinienne et pour l’avenir du Peuple palestinien.

Plus que jamais nous devons lui manifester notre solidarité en faisant campagne pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien dans les frontières de 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est et en soutenant la demande d’adhésion à l’ONU qui sera discutée à partir du 21 septembre.

En appui sur la défense et le respect du droit international, sur les engagements de nos associations respectives, nous devons obtenir le vote favorable de la France et des pays européens, par cette action soyez nombreux à nos côtés; de façon à continuer à soutenir les revendications légitimes du Peuple Palestinien colonisé.

 

 

Associations membres du collectif rochelais pour la Palestine : AFASPA, AFPS, Artisans du Monde La Rochelle, ATTAC17, CCFD, CGT, CIMADE, CNID, FAL, FSU, LDH17, MRAP, NPA, PCF, EELV, Mouvement de la Paix, Associations des palestiniens de France,

Observateurs : Amnesty International

 


Conférence Débat de Jean claude LEFORT vendredi 23 septembre à partir de 19h :


 

  palestine Lefort réunion LR le 23 9 palestine Lefort réunion LR le 23 9


 

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 13:06
Samedi 10 septembre 2011 à 06h00

L'étudiant angolais a été remis en liberté

Luc M'Bani avait été interpellé à La Rochelle mardi dernier.

Le tribunal administratif de Toulouse a annulé, jeudi, l'arrêté de placement en rétention pris par la préfecture de Charente-Maritime à l'encontre de Luc M'Bani. Cet étudiant angolais âgé de 25 ans, avait été, le 6 septembre, interpellé par les policiers dans son logement universitaire. Il était le même jour conduit au centre de rétention administrative de Toulouse.

Depuis neuf ans en France, dont deux à La Rochelle où il s'apprêtait à s'inscrire en faculté de sciences, le jeune homme était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, confirmée en mars dernier par le tribunal administratif de Poitiers (un recours a été formé devant la cour administrative d'appel de Bordeaux).

Le Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle a mené plusieurs actions en faveur de Luc M'Bani et a contacté des élus et Gérard Blanchard, le président de l'université « qui avait très attentif à la situation de cet étudiant angolais », précise un membre du réseau. Le président de l'université adressait ainsi un courrier au préfet en lui demandant de reconsidérer sa décision.

Toujours sans-papiers

Si Luc M'Bani est donc libre, du fait d'une décision de justice considérant que la situation de l'étudiant (en possession d'un passeport et d'un domicile) ne nécessitait pas le placement en centre de rétention - qui est une mesure exceptionnelle - le jeune homme, qui a quitté Toulouse, n'en reste pas moins toujours sans titre de séjour. Il reste donc sous la menace d'une expulsion vers l'Angola. Il est ainsi possible que la préfecture assigne Luc M'Bani à résidence, le temps d'organiser son expulsion.

http://www.sudouest.fr/2011/09/10/l-etudiant-angolais-a-ete-remis-en-liberte-495142-1391.php

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 18:24
Par DOMINIQUE DE LAAGE

Pourquoi ils votent FN

À la veille de l'ouverture des journées d'été du parti d'extrême droite, gros plan sur le basculement du vote des classes populaires vers le FN.

 Selon les auteurs de l'étude sur le vote populaire en faveur de Marine Le Pen, la popularité croissante de la candidate FN exprime une soif d'action politique de la part des plus pauvres du pays. Marine Le Pen, au-delà du programme, les séduirait par son volontarisme. archives afp

Selon les auteurs de l'étude sur le vote populaire en faveur de Marine Le Pen, la popularité croissante de la candidate FN exprime une soif d'action politique de la part des plus pauvres du pays. Marine Le Pen, au-delà du programme, les séduirait par son volontarisme. ARCHIVES AFP

RÉDACTION PARISIENNE

Les ouvriers et les employés français sont massivement tentés de voter en faveur de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Non qu'ils soient plus racistes ou plus idiots que les autres, rappellent Alain Mergier et Jérôme Fourquet. Le fait d'être davantage exposés à l'insécurité physique, à l'insécurité économique et au délitement du pacte social de la nation les a peu à peu fait basculer politiquement vers l'option Marine Le Pen, expliquent-ils dans un petit livre aussi coupant que vivifiant.

Les deux auteurs de l'ouvrage « Le Point de rupture, enquête sur les ressorts du vote FN en milieux populaires », estiment que « quelque chose s'est brisé dans l'opinion » entre fin 2010 et début 2011. Cette « bascule » s'est matérialisée avec le retour du Front national sur le devant de la scène aux cantonales de mars 2011.

Entre juin-octobre 2010 et avril 2011, les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen ont progressé de 7 points chez l'ensemble des Français (20,5 %) et de 16,5 points chez les ouvriers (42 %). Une montée en puissance également sensible dans l'ouest de la France, où le FN a accédé pour la première fois au second tour dans bien des cantons, comme à Sigoulès et à La Force, en Dordogne, à Marennes et à Saujon, en Charente-Maritime, à Pauillac et à Floirac, en Gironde…

Pour les deux auteurs, cette « bascule » de l'électorat vers le FN correspond à un « besoin de protection ». Ils notent d'ailleurs qu'en avril 2006, un an avant l'élection de Nicolas Sarkozy, le souhait d'« ouverture au monde » chez l'ensemble des Français (43 %) surpassait le « besoin de se protéger davantage » (31 %). Le déclenchement de la crise économique et financière a inversé la donne. En mars 2011, 59 % des Français (63 % des ouvriers) réclament « protection », quand 21 % (15 % des ouvriers) parient encore sur « l'ouverture ».

Du vote « contre » au « pour »

Dans ce contexte, selon eux, l'intention de vote en faveur de Marine Le Pen a considérablement évolué, qualitativement parlant. Le vote « contre » le système « UMPS », selon la formule inventée par Jean-Marie Le Pen, devient un vote « pour » le Front national.

Quand 66 % des catégories supérieures disent encore vouloir voter Le Pen « pour donner un avertissement aux autres politiques », 48 % des catégories populaires sont dans « le soutien aux idées de Marine Le Pen ». « On n'est pas encore dans la conviction ou l'adhésion, mais déjà dans l'empathie de points de vue », notent donc les deux auteurs.

Pourquoi un tel hiatus entre classes aisées et classes populaires ? La faute à la dette nationale, et à la façon de la penser, répondent-ils. Quand les milieux aisés envisagent encore la dette dans un cadre économique, les milieux populaires l'appréhendent au travers du surendettement, dont ils savent leurs ménages menacés. C'est donc « une dette qui ne peut se résoudre ».

Pour la majeure partie de l'opinion, les politiques ont perdu la main sur les marchés. Mais, pour les milieux populaires, cela va plus loin. Depuis 2005 et son refus de la Constitution européenne, cet électorat estime l'Europe « complice » des marchés mondialisés. Et le « surendettement » de la France indépassable sans « sortir du cadre économique actuel ». D'où le bingo de Marine Le Pen avec sa proposition d'abandonner l'euro (un ouvrier sur deux le souhaite, contre 11 % des cadres supérieurs).

Volontarisme

Loin d'abandonner tout espoir politique, comme on l'entend trop souvent à tort, l'électorat populaire adhère au contraire au volontarisme affiché par Marine Le Pen, estiment les deux auteurs. « Le seul moyen pour se libérer du joug de cette réalité est de le trancher. Trancher : voilà l'acte attendu dans les milieux populaires », résument-ils.

Un besoin d'action qui escamote la question du programme, ajoutent-ils. Autant dire que, pour eux, Marine Le Pen joue sur du velours. Car, pour l'heure, elle est la seule à offrir une réponse à cette demande politique « qui s'organise autour de l'insécurisation ». « Nous ne pensons pas que seule une réponse populiste peut être faite à une demande populaire », concluent-ils. Exhortant les autres partis à s'investir dans la réponse.

http://www.sudouest.fr/2011/09/09/pourquoi-ils-votent-fn-494046-1881.php

http://www.jean-jaures.org/

synthèse Mergier Fourquet milieux pop synthèse Mergier Fourquet milieux pop

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 09:02

Oui, nous venons de l'apprendre, Luc MBANI, étudiant rochelais de nationalité angolaise, va revenir à La Rochelle !!! C'est une (première?) victoire contre cette politique xénophobe de l'actuel gouvernement et Président. Mais Muharem, kosovard, est toujours en Serbie, alors que son épouse (enceinte de 6 mois) et leurs 3 petits enfants se cachent à La Rochelle.

Ainsi l'expulsion de Muharem SACIRAJ a laissé 2 chaises vides à l'école Descartes (Port Neuf).

"Pour qu'il n'y ait pas de chaises vides à l'école !"

        

RDV vendredi 9 septembre à 8h15

devant l'école lavoisier, Avenue Schoelcher
Villeneuve-Les-Salines - La Rochelle

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:58

Plus belle l'expulsion !

Le Réseau de vigilance citoyenne a manifesté hier au milieu des festivaliers de la télé.

 Rassemblement citoyen dans La Coursive. photo olivier blanchet

Rassemblement citoyen dans La Coursive. PHOTO OLIVIER BLANCHET

Le Réseau de vigilance citoyenne organisait, hier soir, une énième manifestation pour protester contre les expulsions de résidents rochelais d'origine étrangère, en situation irrégulière. Mais, à la différence des précédentes, la manifestation d'hier, sur les coups de 19 heures, se déroulait en plein centre-ville, dans La Coursive, à deux pas du village de toile abritant les professionnels du Festival de la fiction TV. Ces citoyens, qui dénoncent la politique consistant à traquer les migrants en situation irrégulière, ont distribué des tracts intitulés : « Plus belle l'expulsion », en écho au titre d'une série télévisée très populaire. Quelques jours après l'expulsion de Muharem Saciraj en Serbie, c'est Luc, un étudiant angolais, qui a été interpellé à La Rochelle et placé en centre de rétention. « Tout ceci n'est pas de la fiction… Cela se passe ici, chez nous, à La Rochelle », soulignent les membres du Réseau de vigilance citoyenne.

http://www.sudouest.fr/2011/09/08/plus-belle-l-expulsion-493092-1391.php


Pour dénoncer l'arrestation et le placement en centre de rétention administrative de Luc MBANI, le réseau de vigilance citoyenne appelle à un nouveau rassemblement

 JEUDI 08 SEPTEMBRE

A 11H30 DEVANT LE POLE COMMUNICATION DE L'UNIVERSITE
près du Technoforum, la "voile", siège de l'Université, aux Minimes

  afin de sensibiliser les étudiants et les professeurs.

 

Le rassemblement se poursuivra ensuite devant la fac de sciences à 12h15,
fac où Luc MBANI aurait du faire sa rentrée.

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 08:51

Interpellation d'un étudiant angolais

Luc M'Bani, sans-papiers, en France depuis neuf ans, a été conduit au centre de rétention administrative de Toulouse.

 Rassemblement de solidarité, hier en fin d'après-midi, au bout du quai Duperré. PHOTO OLIVIER BLANCHET

Rassemblement de solidarité, hier en fin d'après-midi, au bout du quai Duperré. PHOTO OLIVIER BLANCHET

D'abord devant le commissariat puis devant la préfecture, des militants du réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle se sont rassemblés, hier, afin de dénoncer l'interpellation, le matin même, de Luc M'Bani, un ressortissant angolais.

Âgé de 25 ans, étudiant, il était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (1). « Les policiers sont venus à son domicile, une chambre universitaire dans le quartier des Minimes. Il les a suivis », explique Julie. Indiquant que le jeune homme était arrivé en France alors qu'il était mineur, elle insiste sur son parcours : « Après avoir eu son bac à Argelès, il a fait deux années de fac de sciences à Nantes avant de venir à La Rochelle. Il y a fait une année d'étude et était pré-inscrit pour cette année scolaire. Il bénéficiait du soutien de membres de sa famille installés à Nantes et Paris. » « Sa vie est ici ! Il ne sert à rien de l'expulser. Il lui faut un titre de séjour », lançait une autre militante.

 

À midi, les membres du réseau apprenaient que Luc M'Bani avait déjà quitté le commissariat. Il était sur la route du centre de rétention administrative de Toulouse. La tenue d'un rassemblement devant la préfecture - il se transforma en petite manifestation -, fut alors décidée pour l'après-midi. Parmi les trente personnes qui participaient à cette action, Stanislas, un étudiant béninois connaissant Luc M'Bani, lâchait : « C'est violent ce qui s'est passé. Ça ne donne pas une bonne image de la France ». Julie précisait qu'un recours contre le placement en centre de rétention allait être engagé. Les contacts, y compris municipaux, pour soutenir Luc M'Bani, vont être relancés.

En fin de manifestation, un appel était lancé pour le lendemain mercredi 7-9-2011 : « Rassemblement devant la scène nationale de La Coursive à 19 heures car, une demi-heure après, il y a l'inauguration du Festival de la fiction TV. Nous, c'est la vraie vie ».

(1) La décision d'obligation de quitter le territoire français a été confirmée par le tribunal administratif de Poitiers en mars dernier. Un recours a été formé devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.

http://www.sudouest.fr/2011/09/07/interpellation-d-un-etudiant-angolais-492253-1391.php

 


LE RESEAU DE VIGILANCE APPELLE A UN RASSEMBLEMENT

 

CE MERCREDI 7 SEPTEMBRE A 19 H

DEVANT LA COURSIVE (ouverture du festival de la fiction TV)

 

POUR MANIFESTER CONTRE L'EXPULSION DE LUC M'BANI DE MUHAREM SACIRAJ ET DENONCER LA POLITIQUE ACTUELLE MENEE CONTRE LES ETRANGERS

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:59
Par Eric Chauveau

La Rochelle: interpellation d'un étudiant angolais en vue de sa reconduite à la frontière

Sous le joug d'une obligation de quitter le territoire, le jeune homme avait engagé une procédure d'appel

Photo Olivier Blanchet

Photo Olivier Blanchet

Une douzaine de militants du réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle se sont rassemblés, ce matin, devant le commissariat de la ville afin de dénoncer l’interpellation, vers 8 heures, à son domicile des Minimes, de Luc M’Bani, un ressortissant angolais âgé de 23 ans, qui était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français

« L’an passé, il était déjà étudiant à la faculté de Sciences de La Rochelle et il s’apprêtait à se réinscrire », indiquait Julie, une membre du réseau. Précisant que si l’acte administratif (OQTF) « avait été confirmé en mai dernier par le tribunal administratif, , soutenu par la Cimade et un avocat de Poitiers, il avait engagé une procédure devant le tribunal administratif d’appel. »

Le réseau insiste aussi sur le parcours exemplaire de Luc M’Bani depuis qu’il est en France « il y a sept ans. Il y est arrivé mineur, sans ses parents, et, à La Rochelle, il bénéficiait du soutien de membres de sa famille installés à Nantes et Paris. Il ne vivait pas caché. La police savait où le trouver » « Sa vie est ici ! Il ne sert à rien de l’expulser. Il faut lui  faire un titre de séjour », lançait une autre militante.

À midi, alors que les membres du réseau activaient leurs contacts, dont certains municipaux, pour mener une action en faveur du ressortissant angolais, ils apprenaient que Luc M’Bani avait déjà quitté le commissariat (où, non placé en garde à vue, sa situation irrégulière lui avait été signifiée), afin d’être conduit au centre de rétention administrative de Toulouse. « Nous allons prévenir les associations de Toulouse et nous allons continuer afin qu’il revienne à La Rochelle », appréciait Julie.
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 07:58
Par CHRISTIANE POULIN

Privés de rentrée

Skender et Lukman ont manqué à l'appel hier. Ils se cachent avec leur mère

 Deux chaises vides devant l'école symbolisent l'absence de Skender et Lukman. photo dominique jullian

Deux chaises vides devant l'école symbolisent l'absence de Skender et Lukman. PHOTO DOMINIQUE JULLIAN

Skender, 6 ans, et son frère Lukman, 4 ans, n'ont pas fait leur rentrée, hier, à l'école Descartes de La Rochelle, où ils étaient inscrits en moyenne section de maternelle. Deux chaises vides, installées à 8 h 15 devant l'entrée de l'école, symbolisaient l'absence des petits Kosovars. Car Skender et Lukman sont originaires du Kosovo. Ils sont roms aussi, enfants d'une famille de confession musulmane qui a fui un pays où elle était victime des persécutions tant de la part des Serbes que des Albanais.
Vivre caché
Où sont Skender et Lukman ? Où sont leur maman, Dasurje, et leur petit frère de 2 ans ? Quelque part, dans un endroit où ils se terrent. Le 25 août, le chef de famille, Muharem Saciraj, a été expulsé en Serbie après avoir été extrait du centre de rétention de Metz. Quelques jours avant son expulsion, sa femme, enceinte, et ses trois enfants, hébergés par les sœurs de Dasurje, à Troyes, ont fui l'asile familial, se sachant traqués par les policiers.
 
Ainsi Skender et Lukman ont-ils été privés de rentrée scolaire. À l'heure où leurs copains racontaient les vacances, ils auraient eu de drôles de choses à dire, ces petits Kosovars. Certes, leurs parents, déboutés de leur demande d'asile, sont en situation administrative irrégulière, mais cela fait-il de Dasurje, enceinte de six mois, une criminelle ? Et cela a-t-il un sens de séparer cette famille ?
Pour dénoncer une situation absurde et inhumaine, le Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle, qui multiplie les manifestations de soutien à Muharem Saciraj, organisait hier matin l'opération « chaises vides » devant l'école Descartes. Afin d'alerter les familles en ce jour de rentrée. Une pétition exigeant « le retour immédiat en France de Muharem Saciraj auprès de sa famille et sa régularisation » a été signée par plus de 100 pères et mères d'élèves.
« C'est injuste »
Sandrine, par exemple, maman d'une petite fille en grande section de maternelle, a signé sans hésiter. « Ma fille était en classe avec Skender l'an dernier et je voyais souvent le papa, c'est toujours lui qui amenait les enfants à l'école. Ce qui se passe aujourd'hui est regrettable. Ce n'est pas une vie de rester caché, et que vont devenir ces enfants ? » « C'est injuste et dégueulasse », renchérit une jeune mère. Élisa, qui connaît bien Skender et Lukman, a signé « parce que c'est normal. Il faut être solidaires ». « Pratiquement tout le monde a signé », ajoute Bellule, mère de deux garçons dont un connaît Skender. « Cette femme enceinte, avec trois enfants, obligée de se cacher, en 2011, dans un pays comme la France, c'est un peu aberrant. Et puis les méthodes, en plein été… »
« Moi, ça me dégoûte », dit un papa lisant l'inscription plaquée sur la pancarte de l'école : « J'expulse, donc je suis » (Claude Guéant, ministre de l'Intérieur). « Séparer une famille comme ça, c'est lamentable. »
Manifestation à Troyes
La pétition sera adressée aux préfets de la Charente-Maritime et de l'Aube (M. Saciraj a été expulsé sur ordre du préfet de l'Aube) et, ce matin, deux chaises vides réapparaîtront devant l'école Descartes.
À Troyes, la ville dont François Baroin est maire, les citoyens (RESF, Ligue des droits de l'homme) se mobilisent également pour Muharem. Une nouvelle manifestation est prévue aujourd'hui devant l'hôtel de ville.
 
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 09:05
Auteur de l'article : LDH
Enfants étrangers : la rentrée derrière les barreaux
Communiqué 
Observatoire de l’enfermement des étrangers - Observatoire citoyen de la rétention 77 - Réseau éducation sans frontières 
Le 1er août, le plus grand centre de rétention administrative pour étrangers a ouvert à proximité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot. Profitant encore de la période estivale, ce véritable camp, de conception carcérale, « ouvre » désormais ses portes aux familles et donc aux enfants.
 

En effet, ce jour, sont enfermés une mère de famille géorgienne et ses trois enfants de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu’un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août au matin. Le père lui n’était pas présent à ce moment-là au domicile.

Illégal car contraire à la Convention internationale des droits de l’Enfant, l’enfermement est au surplus, pour ces derniers, un véritable traumatisme, comme l’ont clairement affirmé diverses institutions indépendantes, telles le Conseil de l’Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants. Arrêtés avec leur famille dans des conditions souvent violentes, arrachés brutalement à leur vie quotidienne, privés de scolarisation et d’activités, ces enfants sont aussi confrontés à l’angoisse et à la dévalorisation de leurs parents qu’ils voient menottés, entourés de policiers , présentés devant des juges, tels des délinquants.

Les associations intervenant dans les CRA auprès des familles retenues, peuvent témoigner des symptômes révélateurs d’un délabrement psychique au quotidien, causé par la rétention sur les enfants. D’autant que la durée maximale de l’enfermement a récemment été portée à 45 jours, ce qui accroît encore les risques de psychotraumatisme.

Rappelons que les centres de rétention et zones d’attente sont les seuls lieux où des enfants de moins de 13 ans peuvent être enfermés, comme si le seul fait d’être étranger rendait cette maltraitance institutionnalisée acceptable. Récemment encore, la juridiction de Lille a sanctionné cette pratique au motif qu’elle constituait un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la CEDH. La Cour européenne elle-même a condamné cette pratique dans une affaire concernant la Belgique.

Les organisations signataires dénoncent la banalisation de l’enfermement administratif, et la pénalisation du séjour irrégulier comme mode de gestion des étrangers. Avec l’enfermement de ces enfants et de ceux qui suivront, c’est à la protection des plus vulnérables que le ministère de l’Intérieur s’en prend cette fois-ci, toujours dans son obsession de la politique du chiffre en matière d’expulsions.

Signataires : 
- Observatoire de l’enfermement des étrangers (ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Anafé, Comede, Emmaüs France, Fasti, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, MRAP, Revue Pratiques, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG)) 
- Observatoire citoyen de la rétention 77 
- Réseau éducation sans frontières (RESF)

Paris, le 31 août 2011

http://www.ldh-france.org/Enfants-etrangers-la-rentree

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