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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:52
Le débat organisé par la préfecture de Charente-Maritime à La Rochelle le 13 janvier sur l'identité national a été boycoté par la LDH La Rochelle comme cela a été fait sur le plan national.
La presse locale  a rendu compte des problèmes liés à cette soirée.
France 3 Atlantique, 13 et 14 janvier 2010 :

Le quotidien "Sud-Ouest" du 14 janviezr 2010 :
IDENTITÉ NATIONALE.
Le premier débat rochelais, qui s'est tenu mardi, ressemblait surtout à un cours  magistral.
Le poids de l'Histoire.
Les jeunes étaient absents

«Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ? » Plus de deux heures de

palabres, au sous-sol de la caserne Chasseloup-Laubat, mardi soir,

n'auront pas suffi à répondre à cette question pernicieuse.

Le premier débat rochelais sur l'identité nationale n'a d'ailleurs pas

attiré les foules. Cinquante personnes, guère plus, exclusivement des

cheveux gris et blancs. Point de jeunes gens à l'horizon. Au vrai, il n'est

pas dit que les propos échangés les auraient captivés...

En fait, le débat ressembla davantage à un cours magistral. De

Charlemagne à Jeanne d'Arc, de la Guerre de Cent ans à la Seconde

Guerre mondiale, tous les chapitres du grand livre de l'Histoire de

France furent évoqués, avec force détails qui n'aidèrent cependant pas

à faire avancer le schmilblick.

Un débat discret

« Vous allez prendre la parole pendant deux heures ! », lança ainsi un membre de l'assistance aux intervenants invités à

témoigner par le préfet Henri Masse. Lequel, en passant, se vit reprocher d'avoir organisé ce débat avec discrétion. « On

l'a annoncé. On n'allait pas le claironner ! », se défendit-il.

Les intervenants, pour revenir à eux, étaient regroupés par tables. À chaque table son thème. Bernard Daniel, ancien

proviseur du lycée Dautet, Christian Barbe, président de la délégation régionale de la Défense de la langue française,

Patrick Duprat et Laurent Marien, inspecteurs de l'Éducation nationale, traitèrent du rôle de l'éducation et de la langue.

Celui de l'armée fut abordé par Max Cliquot de Mentque, président de la section rochelaise de l'Association des officiers de

réserve, Philippe Mounier, ancien commandant de la base de transit interarmées de La Rochelle, et Yves André, général

de gendarmerie en retraite.

Enfin, Christian Bourgne, président du Comité départemental olympique et sportif, et Karim Laouamen, directeur du

Novotel de La Rochelle, apportèrent un éclairage particulier sur la place du sport et du monde du travail dans l'identité

nationale.

Côté public, on pouvait remarquer la présence d'élus (Christian Grimpret, maire de Sainte-Soulle, Léon Gendre, maire de

La Flotte-en-Ré). Le premier participant à prendre la parole fut ainsi... Jean-Marc de Lacoste Lareymondie, chef de file du

Front national aux prochaines régionales. Ce dernier releva « une grave contradiction » entre l'organisation de ce débat

national et la suppression de l'histoire dans les sections scientifiques de terminale.

Prenant pour témoin leur arbre généalogique ou leurs faits d'armes, les uns et les autres donnèrent leur conception de

l'identité française. « La France est un pays exceptionnel, mais je dirais la même chose de l'Italie si j'étais Italien, ou de

l'Espagne si j'étais Espagnol », estima un ancien professeur.

Un représentant du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) se demanda « s'il est

opportun, en pleine crise financière, de se poser la question de l'identité nationale, de savoir qui sont les vrais Français ou

les faux ». « La France, telle que je la vois tous les jours dans la rue, n'est pas représentée ici », ajouta-t-il.

Un enseignant de confession musulmane remarqua : « Nous applaudissons quand l'équipe de France gagne ». L'évêque

de La Rochelle, Mgr Bernard Housset, souligna, en conclusion : « L'identité nationale n'est jamais figée, nous devenons de

plus en plus Européens.

Auteur : frédéric zabalza

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 21:07
Les Associations organisatrices* des 16èmes Journées Nationales Prison prolongent ces journées d'octobre en ce mois de Janvier sur le thème:"La citoyenneté ne s'arrête pas aux portes des prisons":

° Mardi 19 janvier - 18h 30 - Auditorium de la Médiathèque Michel Crépeau: conférence sur "le droit péntentiaire et les droits fondamentaux" avec Me Jean-Marie Digout, Bâtonnier de LR, Nicolas Frize co-animateur du Groupe de travail "prisons" de la LDH et Yannick Lecuyer docteur en Droit à l'Université de La Rochelle

° Vendredi 22 janvier- 19h - même endroit - Ciné-débat autour d'un film "Citoyens de l'ombre" tourné à la Maison centrale - caserne de Saint Martin de Ré. Avec Fraz Pinaud chef de service insertion et de Probation, Christian Berna ancien détenu et Henri Gaume écrivain.

                              Un autre regard sur la prison et les hommes et femmes emprisonnés...

* GENEPI, ANVP,LDH,ACAT, Aumôneries Catholique et musulmanes de Saint Martin, Secours Catholique, Croix-Rouge
                                                      Contact: 05 46 34 19 88 ou 06 84 78 60 39
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:52


Pétition nationale, co-signée par la LDH,
qui a reçu, à ce jour, plus de 20 000 signatures
Nous vous invitons à la signer

http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org/

  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Nous exigeons la suppression du ministère
de l'Identité nationale et de l'Immigration

 

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l'étranger – et par ricochet, quiconque a l'air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d'Afrique, et leurs descendants, sont séparés d'un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.


Qu'a fait naître ce ministère ?
De nouveaux objectifs d'expulsion d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l'enfermement d'enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l'expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d'asile, la multiplication des contrôles d'identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d'égalité...


Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages" individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d'une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d'un "débat" sur l'identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.


La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de l'identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?" La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d'un pouvoir identitaire puisse planer, en s'autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.


C'est pourquoi il est temps aujourd'hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l'idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce "Ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration", car il met en danger la démocratie.


Les premiers signataires :


Les premières organisations signataires :


partis politiques : MoDem, NPA, PC, PG, PRG, PS, Verts
associations : Amoureux au ban public, ARDHIS, ATTAC, Avocats pour la défense des droits des étrangers, Association Cette France-là, CIMADE, COMEDE, CRAN, GISTI, La Bande Passante, LDH, MRAP, RESF, SOS Racisme, Sud Education, Union syndicale Solidaires
Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X), Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière), Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS) et Patrick Weil (historien, CNRS)
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:21

ou
une France des Libertés,
de l'Egalité des droits
et de la Fraternité des peuples ?

Mercredi 3 février 18h
au Café-Théâtre
"L'AZILE"
29, rue Debussy - St Eloi - LA ROCHELLE
CafeLDH

organisé par la section de La Rochelle de la Ligue des droits de l'Homme

avec

Claudy VALIN
avocat, historien

Habib MOUFFOKES
Conseiller municipal La Rochelle

Dadou KEHL
Ligue de l'Enseignement

animation:
Henri MOULINIER
Ligue des droits de l'Homme, La Rochelle
CafeLDH fev10+ 
     logo azile-            logo1

 
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 22:38

         ELEMENTS  DE REFLEXION AUTOUR DU DEBAT SUR « L’IDENTITE FRANCAISE »
         Contribution de Jean Pierre RULIE - Administrateur de la Ligue de l'Enseignement 17 

Evoquer une identité française c’est admettre qu’il y a une identité allemande, espagnole, brésilienne ou … et insinuer qu’un allemand ou un espagnol ou un…. africain sera différent  d’un français et  ne pourra donc que difficilement se mélanger avec  lui,  sauf à renier son identité première.

C’est, à l’heure où naît la conscience d’un « monde unique »,  chercher à mettre des barrières, des frontières entre les hommes, à les enfermer derrière une définition identitaire alors qu’ils ne peuvent se définir que par leur humanité.

Sans nier le poids des pesanteurs sociologiques – mais sont elles constitutives d’une identité nationale ? - c’est penser l’identité comme une prison, un facteur d’exclusion  et non comme une fenêtre ouverte sur l’autre.

Jouer avec le concept d’identité nationale, c’est donc prendre le risque de mettre en route un mécanisme d’exclusion de l’autre, d’opposition à l’autre à  celui qui ne répond pas aux critères définis, aux normes réputées faire consensus.

Si  l’on rentre dans ce jeu,il  ne faut donc  rechercher qu’une définition à minima, faire émerger  ce qui  fait la force et la richesse  d’un groupe humain, défini comme une nation, notion qui mériterait qu’on la réfléchisse d’ailleurs : « Aucune nation ne possède naturellement une base ethnique, mais à mesure que les formations sociales se nationalisent, les populations qu’elles incluent, qu’elles se répartissent ou qu’elles dominent sont « etnicisés, c'est-à-dire représentées dans le passé ou dans l’avenir comme si elles formaient une communauté naturelle » (Etienne Balibar : »La forme nation : histoire et idéologie » 1998, cité par Shlomo Sand dans  « Comment le peuple juif fut inventé. »

La nation est donc une invention, elle n’est pas innée mais créée, et l’identité nationale apparaît comme une conséquence de cette création,  justifiant  à postériori le concept de nation  dont l’avatar ultime  est le nationalisme et l’enfant indigne le racisme.

Admettons  cependant cette idée d’une nation qui fédére les divergences, sinon il ne peut y avoir de réflexion sur une identité nationale, mais l’on sent bien ce que cette réflexion requiert de préssupposés acceptés et non discutés.

Qu’est ce qui définit donc l’identité de ces quelques millions d’Hommes qui vivent au bout de la péninsule européenne ?

° Est-ce leur manière  de vivre, de s’habiller, de manger, de se conduire, leurs croyances, leur capacité à produire des richesses, à penser, à s’amuser, à appliquer la justice,  à considérer les autres qui vivent à côté d’eux, à s’organiser politiquement et socialement, à vénérer leurs ancétres ou  leurs manières d’être et de rêver….

Faisons d’abord une différence entre les us et coutumes et l’identité : une tradition culinaire, par exemple, peut illustrer un mode, un art  de vie, elle n’est pas constitutive d’une identité nationale (d’autant plus qu’elle est lié aux terroirs) ; un folklore, une habitude sportive etc… obéissent à la même logique.

°Il faut aller plus loin pour définir des éléments d’une identité nationale et je propose que nous nous arrêtions  à ce qui rassemble certains  hommes et les sépare des autres : à la langue.

La langue française  s’est construite  en réduisant d’autres langues (attention à ne pas confondre avec des patois) telles que le breton, le basque ou l’occitan, l’alsacien ou le corse c'est-à-dire en constituant par agrégation de groupes ethniques une « nation » française, la suppression des langues dites alors régionales étant l’ultime étape de cette « nationalisation ».

Sa domination est aussi liée à l’affirmation d’un état centralisé qui fut d’abord la victoire de la royauté sur les féodalités (cf l’oeuvrede Montesquieu qui jette les bases d’un état moderne….  fédéral… héritier des féodalités)  puis celle de la République Une et Indivisible conçue avec les génes  de  la royauté absolue.

La langue française a été  alors l’outil de cette démarche et de cette volonté politique.

Cet état centralisé était sans doute indispensable à la modernisation  de ce qui était devenue la nation française, fédérée par une langue devenue par la volonté des pouvoirs, nationale.

Cette langue a toujours étonné et étonnera toujours par sa richesse, sa subtilité, son côté foisonnant : sans doute ces qualités sont elles inhérentes à la façon dont elle s’est constituée, dont elle a été définie, notamment par J Du Bellay au XVI éme siècle dans son ouvrage, « Défense et Illustration dela langue française » qui pronait l’abandon  des mots savants forgés artificiellement à partir du latin et leur remplacement par des vocables venus des langues régionales ,des dialectes  locaux ou des langues des métiers.

Il faut voir en la langue française une langue métisse, peu faite - peut être- pour  la précision méticuleuse des échanges marchands mais apte, plus qu’aucune autre,  à parler aux Hommes des Hommes et à embras(s)er le monde.

Cette langue est celle de Villon, de Montaigne de Ronsard de Corneille ou de Racine,  de l’âme grise de Verlaine ou des fulgurances d’un Rimbaud.
Cette langue c’est aussi la voix  d’un homme Univers, de  Victor Hugo qui réva  toutes les grandes utopies humanistes et les progrés sociaux de notre époque.

C’est en Français que Voltaire défendit le Chevalier de La Barre et Callas, qu’il  dynamita l’ancien régime et jeta la graine dont un jour naîtront les Droits de l’Homme ; c’est en Français que Rousseau inventa le Contrat social, que Condorcet prona l’école obligatoire pour les garçons et les filles, c’est en Français que les Encyclopédistes bousculérent l’ignorance et mirent à la portée de tous le savoir.

Et c’est en français que des enfants d’Occitanie, Gambetta et Jaurés enflammérent les foules pour  que naisse la République et qu’elle soit sociale.

La langue française  ne sera jamais pure (et qu’est ce qu’une langue pure, si ce n’est une langue morte ?) car elle est vivante. Et il  importe de la laisser évoluer, de s’enrichir des apports lointains  qui  la fortifient.

N’est ce pas l’algérien Tahar Ben Jelloum qui disait qu’elle était « son butin de guerre » et Frédéric Dard qui proclamait « qu’elle était féminine et qu’il fallait lui faire des enfants »

Langue métis, langue parlée et écrite qui tend non pas à l’internationalisme mais à l’Universel  elle est la langue des droits de l’Homme ;  langue qui n’en finit pas de vivre et d’évoluer  elle est le bien de tous ; c’est en elle, qui a véhiculé les grands idéaux républicains d’égalité de liberté et de fraternité qu’il faut chercher le socle du rayonnemnt  de l’originalité  française,  concept qui a sans doute plus de sens et de portée que celui d’identité

Si cette  langue est la  composante essentielle de » l’identité française », elle  nous améne à penser celle ci en terme d’échange, de partage et d’évolution, et jamais en terme de rejet et d’exclusion.

° Une langue véhicule des concepts : celui du contrat social  de  Rousseau s’identifie à la France. Cette notion tend à réunir ce qui est épars et à cimenter la communauté des personnes vivant dans l’espace géographique que l’on nomme la France.

Il affirme que chacun a, dans l’organisation sociale et politique du  pays,  un rôle à jouer et que ce rôle lui donne à la fois des droits et des devoirs.

Ce contrat c’est le pacte républicain qui garantit à chaque individu un emploi, un logement, la sécurité et la protection de la santé en échange d’un comportement citoyen, du respect des lois, de la volonté de participer à la construction et au développement de la communauté, d’un « engagement dans la gestion de la chose publique. »

Le contrat social fondateur de notre République (car la République est notre bien commun et elle nous est confiée à nous tous) se synthétise en trois mots : Liberté ; Egalité, Fraternité.

Ce tryptique qui fait la spécificté française et des français de citoyens et non des sujets, mérite qu’on s’y attarde un peu :

LIBERTE : toute l’histoire de la pensée – et notament depuis les Lumières -  tend à l’affranchissement de l’individu de la contrainte  sociale et du poids du pouvoir politique.

Cette quête de la  liberté de penser et d’exister  hors de toutes normes sociales, de tous stéréotypes, ou déterminismes sociaux, familiauxl  ou  religieux connaît une première avancée déterminante au moment de la Révolution qui fait, je l’ai déjà dit, de chaque français un citoyen et non plus un sujet.
Le citoyen est acteur de son destin : il est libre de le penser, de le bâtir et réputé apte à donner à tout moment son avis sur la conduite de  la « chose publique », de la république.

Mais cette liberté pour s’exercer pleinement suppose un intérêt-  et un sens du - pour  le collectif, compris non pas comme un obstacle à l’épanouissement mais comme l’endroit où l’on doit s’épanouir, le moyen de cet épanouissement.

Le paradoxe n’est qu’apparent entre ce mouvement d’individualisation des destins loin du carcan social et  le devoir de s’impliquer dans le collectif car il reste le bien commun.

L’individualisme n’est qu’une forme de l’égoîsme et le contraire de l’individualité, qui ne peut s’épanouir que dans l’altérité.

L’individualisme tue l’individualité 

L’individualisme ouvre la voie aux totalitarismes. La liberté du citoyen, la liberté républicaine n’est pas celle du renard dans le poulailler, elle n’est pas innée, elle n’est pas donnée : elle s’acquiert,  se bâtit  et se protége par un usage raisonné, extraverti, tourné vers l’autre et vers sa différence qui fait notre richessse commune.

Pour que le citoyen soit libre, il ne faut pas que la société le norme en l’enfermant, par exemple, dans une identité quelconque : il faut qu’elle lui apprenne à se découvrir, à  se comprendre, à se respecter et donc à découvrir comprendre et respecter  celui qui est autre, étrange, étranger.

 

EGALITE : dans l’imaginaire populaire, après la prise de la Bastille, la nuit du 4 août et l’abolition des privilèges marque la Révolution française.

De ce jour  « tous les Français naissent libres et égaux en droit »

L’égalité ne prétend pas faire de chacun le clone de l’autre : elle veut au contraire que chacun s’épanouisse dans la voie qu’il a librement choisie.

Pour la république tout citoyen a la même importance quelque soit  son rôle social ; par son existence même,  il contribue à la cohérence et à l’épanouissement la société.

Pour  rendre efficience cette notion d’égalté, la République a crée les services publics et l’école  obligatoire et gratuite, c'est-à-dire pour tous et accessible à tous.

Les services publics permettent à chaque citoyen où qu’il  soit situé sur le territoire de la république d’avoir accés aux mêmes services,  au même prix sans considération de coût  ou  de rentabilité.

La solidarité nationale entre en jeu quand le coût du service fourni n’est pas couvert par le prix demandé à  celui qui en bénéficie.

Cela implique deux choses :

-        Que le bénéficiaire des services publics en use à bon escient et respecte les contraintes qui peuvent éventuellement découler de leur recours

-        Que ceux qui gérent ces services publics, le fassent dans la transparence  et la rigueur, transparence et rigueur mises au service des usagers qui en seront les premiers bénéficiaires et non au service d’intérêts particuliers et financiers. 

 

L’école républicaine est donc celle de l’égalité des chances.
Je n’entrerai pas ici dans le débat du fonctionnement du système éducatif qui actuellement ne joue pas ce rôle, tout au moins autant qu’il le devrait.ne dit on pas  « que l’ascenseur social est en panne » ?

Je préfére m’attarder sur la signification exacte de l’expression « égalité des chances » et sur la caricature qu’on en donne parfois.

On a souvent caricaturé  l’égalité des citoyens par  « l’égalitarisme » qui est  une déformation  de l’égalité. Etre égal à quelqu’un ne signifie pas lui être identique, sauf dans les régimes totalitaires.

Ceux qui confondent égalité et égalitarisme rêvent d’un monde où tous les individus seraient identiques, normés et donc  sans esprit critique, sans moyen d’exprimer son individualité.

Le concept de l’égalité des chances est beaucoup plus beau et beaucoup plus simple que cela : c’est vouloir amener chaque individu au maximum de ses possibilités qu’elles soient manuelles, artistiques ou intellectuelles 

L’égalité des chances, c’est donner à chacun la possibilité de devenir ce qu’il est, tout simplement.
Mais cette simplicité est lourde d’espérances  et de difficultés.

Ce qui importe à la République c’est que le citoyen soit allé au terme de son évolution, quel que soit ce terme.

 

 FRATERNITE : c’est  des trois concepts qui fondent la République le plus abstrait.

La fraternité c’est la reconnaissance de l’autre : dans les peuples primitifs quand deux hommes se croisaient ils se saluaient en disant «  je te connaiss »  même s’ils ne s’étaient jamais rencontrés.

Cela signifiait qu’il reconnaissait en l’autre la part d’humanité qui les faisait semblables.

Ils étaient fréres en humannité.

La fraternité républicaine c’est cela : reconnaître l’existence de l’autre et  en être dés lors solidaire et responsable.

L’impôt républicain  peut être considéré comme la mise en  œuvre de cette fraternité : je reconnais l’autre, Homme comme moi, appartenant à la communauté des Hommes et le  montre  en étant solidaire avec cette  communauté par le paiement de l’impôt, entre autre.

On peut illustrer cette fraternité par cette devise qui est celle d’un organisme mutualiste : « Donner selon ses moyens, recevoir selon ses besoins » 

La fraternité ouvre des droits et impose des devoirs.
C’est assez dire combien ce mouvement, cette fronde contre le paiement des impôts est anti-républicaine.
Ce n’est pas un hasard si le Front National a fait de la suppression de l’impot sur le revenu  un de ses chevaux de bataille !! Et que dire du bouclier fiscal de notre président de la République !!!!

 

Liberté, égalité, fraternité, voila donc déclinées les trois vertus républicaines qui font à la France non pas une identité mais bien une originalité.

Mais ce trépied ne tient que par l’existence d’une autre notion : la laïcité.

Décriée, caricaturée, moquée, malmenée, bafouée la laïcité permet pourtant à la société française d’être apaisée et sereine.

Et il n’ ya pas d’idéal plus élévé que celui-ci.

La laïcité c’est la liberté pour chacun d’avoir une intime conviction et de vivre en la respectant et donc en respectant celle des autres.

La laïcité c’est l’égalité de tous car elle respecte l’intime conviction de chacun et ne fait entre les citoyens aucune différence au titre de ce qu’ils pensent.

La laïcité c’est enfin la voie (et la voix aussi) de la fraternité  car elle prend en compte tous les citoyens, riches de leurs intimes convictions  et qui mettent leurs richesses au service de la communauté  des citoyens.

La laïcité permet à chaque communauté de pensée et de croyance de vivre  sans que notre société sombre dans le communautarisme.

……notre république doit « assurer la liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, mais elle ne fait d’aucun dogme la régle de fonctionnement de la vie sociale » disait dès 1886 Jean Jaurès.

 

Quelques réflexions pour terminer :

° Une de nature sémantique d’abord :

« Fier d’être français » disent souvent M Le Pen et tous ses accolytes et émules bien pensants.
S’ils connaissaient un peu la langue française (dont ils défendent d’ailleurs la « pureté »)  ils sauraient
qu’en français on ne peut être fier que de ce qu’on l’on conquiert !!

Eux sont français par héritage, par filiation : il n’y a pas lieu d’en être fier : c’est ainsi ; ils n’y sont pour rien et n’ont aucune fierté à tirer d’un état de fait : se glorifie – t- on disait La Bruyére que la pluie ait arrosée votre jardin et oublié celui du voisin ?
Par contre qu’un travailleur immigré ait pu par sa constance, son travail, son respect des lois de la République s’insérer dans la société  française  voilà un vrai motif de fierté : Il a le droit de se dire  fier d’être français, le français de souche lui n’a rien à en dire.

 

° Une autre de nature plus éthique.

L’un est pauvre, travailleur sans papier souvent, sous payé et sur exploité : mais il paie des impôts, des cotisations sociales et respecte les lois de ce pays qu’il rêve d’adoption.

L’autre est riche mais il s’est « réfugié » dans un paradis fiscal où il a caché sa fortune, ne paie plus d’impôts en France  et profite des cadeaux que lui fait le pouvoir en place.
Lequel des deux se comporte en citoyen de la République ?

Lequel est fils des « Lumières » ?
Est –ce celui qui respecte les lois de la République, participe aux créations des richesses nationales, qui voit toujours la France comme le pays des droits de l’Homme mais qu’on traque et auquel on refuse  le droit de vote ou celui qui de son exil doré vient parfois  parader à la télévision et donner des leçons de civisme à tous ces concitoyens ?

Y a –t-il une « identité » française ?

Il  y a plutôt un modèle français basé sur la devise républicaine et illustré par sa langue, modèle battu en bréche par la vague déferlante du libéralisme sauvage, qui attaque ce modèle notament en cassant le contrat social.

Poser le probléme dans les termes où il est posé actuellement c’est obligatoirement arriver à une définition restrictive et donc dénaturer de ce qui est indéfinisable en fait et ne peut que se vivre et se faire vivre sans jamais se théoriser.

Vouloir définir l’identité française c’est chercher à exclure, et remettre en cause la République : l’état français de Pétain a longuement exalté l’identité française…  en trainant dans la boue les valeurs républicaines 

A  contrario  faire vivre les valeurs républicaines qui font l’originalité française,  c’est vouloir inclure et lier par le contrat social tous ceux qui ce sont un jour reconnus en elles.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean Pierre Rulié
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 21:17

"Nous avons non pas des "cartes d'identité nationales", mais des "cartes nationales d'identité" écrivait récemment Jean-Paul Dubois, Président national de la LDH. "en démocratie, la seule "identité" officielle est celle de chaque citoyen" ajoutait-il

Ce qui fait une nation ne se décrète pas, se construit, évolue...
Oui, disait-il: "Ce qui fait une nation ne se décrète pas, se construit, évolue tous les jours dans la liberté partagée qui fait vivre une société. Les discours "identitaires" sont la marque de l'extrême-droite et des régimes autoritaires"

Alors que cherche Nicolas Sarkozy et son gouvernement?
Il a promis lors de sa campagne, pour séduire les voies lépinistes, de créer un Ministère de l'immigration et de l'dentité nationale. Il l'a crée. Eric Besson en est le titulaire.
Et aujourd'hui, il a lancé le débat sur "l'identité nationale" dont Eric Besson est "très fier" et dont il minimise les "dérapages" racistes.

Mais comment n-y aurait-il pas de tels dérapages avec le thème et les questions posées. Telle celle-ci: "
Comment éviter l'arrivée sur notre territoire d'étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance)?" (point 1.7 du "guide pour la conduite des débats locaux") !!!

En fait, la réponse est dans l'origine de cette démarche du candidat puis du Président Sarkozy: sans le report de l'électorat d'extrême-droite, Nicolas Sarkozy aurait obtenu en 2007, non pas 53% des voix, mais 38%! Il gère aujourd'hui ce capital ou plutôt tente de le gérer à son profit. Car il mène un "jeu dangereux face au racisme et à la xénophobie" dit Jean-Paul Dubois

"Identité nationale" ou "Liberté, égalité, fraternité"?
La devise de la République n'est pas "Identité nationale", mais bien "Liberté, égalité, fraternité"
Nicolas Sarkozy parlé de "fraternité" lors de ses voeux de Nouvel an! Mais il ne retire rien de la "nécessité" de ce débat gouvernemental sur l'identité nationale. Belle duplicité! Double langage!
Et ce sont des mots au regard des politiques menées.

"Urgence pour les libertés, urgence pour les droits"
Tel est le thème de la campagne nationale lancée par la LDH. "Il s'agit, dit JP Dubois, de débattre, ensemble, très largement, sans attendre, du respect des libertés et de l'égale dignité des citoyens et des conditions du retour du progrès social, pour redonner confiance dans la politique sans laquelle la démocratie n'a plus d'effectivité"

Ouvrons le débat, ce débat aussi à La Rochelle
C'est ce que nous proposons, ici sur ce blog, par vos commentaires ci-dessous, et dans le cadre de débats publics que nous allons organiser. Nous allons en reparler.

Votre avis nous intéresse, sans attendre!
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Published by LDH LR
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 16:29
Dans un communiqué national du 9 novembre 2009 :

  « La Ligue des droits de l’Homme continue à tenir pour contraire aux valeurs de la République l’existence même d’un ministère chargé de la gestion de « l’identité nationale », significativement associée à celle de l’immigration.Elle considère comme une opération de communication électorale en direction de l’extrême droite la campagne préfectorale de propagande identitaire lancée par le successeur de Brice Hortefeux. Dans un Etat démocratique, il n’appartient ni aux ministres ni aux fonctionnaires d’autorité de tracer le portrait des « bons Français » et de ce qui les caractérise, pas plus que de convoquer à cet effet des réunions labellisées par le gouvernement. La LDH ne saurait donc cautionner en aucune manière cette récupération officielle de la

« lepénisation des esprits ». »

Nous ne voulons pas débattre de cette façon là, à La Rochelle, non plus !
  Notre Section rochelaise en a discuté lors de sa réunion de décembre: nous approuvons la position de la LDH nationale.
Je vous invite à signer et faire signer l'appel national publié par Médiapart, intitulé"Nous ne débattrons pas"(
http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-mediapart-nous-ne-debattrons-pas) 
  
Comment réagir face au "débat" officiel du 13 Janvier ? 
La Préfecture, annonce le quotidien "Sud-Ouest" du 31/12/2009, invite à un tel "débat, mercredi 13 Janvier à 18h,  à la Cité administrative Chasseloup-Laubat, à La Rochelle.
- Nous n'avons pas, à La Rochelle aussi, à cautionner un tel "débat" ! Nous nous devons donc de le boycotter.
- Cela dit, je propose qu'avec la LDH de La Rochelle, et d'autres associations, organisations, personnalités qui le voudront, nous organisions un DEBAT-CITOYEN en janvier, dans un autre cadre, sur un autre sujet, qui pourrait être, comme le conclut l'Appel de Médiapart:
" Comment promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples?"

Mais qu'en-pensez-vous? Le débat est ouvert!

                                                                                      

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Published by H Moulinier Président LDH La Rochelle
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 17:54
La section Ligue des droits de l’Homme de La Rochelle
vous souhaite une année 2010 chaleureuse et fraternelle.

Parce qu’elle sera décisive pour les libertés et pour les droits. De l’engagement de tous dépend le coup d’arrêt que nous voulons mettre au développement d’une société de surveillance et d’inégalités. Si le mot urgence a un sens, c’est là qu’il réside.


Depuis deux mois, la LDH nationale a lancé une campagne Urgence pour les libertés, urgence pour les droits qui a pour but de sensibiliser, d’interpeller, de mobiliser et de débattre avec les citoyens et citoyennes sur l’urgence qu’il y a à défendre nos libertés et nos droits.

En 2010, la LDH veut prouver que, face à ces atteintes, rien ne nous condamne à subir. Nous partageons en France comme ailleurs, avec nombre de forces associatives, sociales syndicales ou politiques la conviction que la solidarité, la justice et les droits sont les fondements de la société que nous voulons.

En 2010, la LDH vous invite, citoyennes et citoyens, vos associations, organisations syndicales et politiques, à venir débattre largement avec nous. A penser ensemble un autre chemin vers un avenir plus humain, plus juste et solidaire !

 

Nous avons besoin de nous, de vous !

Nous vous convions à notre réunion mensuelle MARDI 19 Janvier - 18h 30 Salle B2 - Maison des Associations de Bongraine La Rochelle

                 Sans attendre, nous vous souhaitons une année 2010 faite de paix, de bonheur et d'amitié

                                                                                                      Henri Moulinier
                                                                                                      Président de la LDH de La Rochelle

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Published by Henri Moulinier
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:57

Cette rencontre des Associations de l'agglomération rochelaise fait suite au Forum de la vie associative organisé le 28 novembre dernier par la Mairie de La Rochelle.

 

La Ligue des Droits de l'Homme de La Rochelle et les autres associations du collectif vous invitent à participer à ces Etats généraux qui se tiendront


le VENDREDI 22 JANVIER 2010
Maison de quartier de Port-Neuf
à LA ROCHELLE
à partir de 18h30

Les Associations organisatrices :

Centre social de Villeneuve-les-Salines / Collectif des Associations de V.L.S. / Francas 17 / Ligue des Droits de l'Homme / Ligue de l'Enseignement / Les Petits Débrouillards / Trimarrant

Programme :
* 18h30 - 20h : groupes de travail
* 20h : cassa-coûte sur place
* 20h30 : séance plénière avec la participation d'Elus locaux de Patrick Bonneau, Président de la C.P.C.A.Poitou-Charentes et de Jean-Marc ROIRANT, Président du groupe de liaison des ONG au Comité Economique et Social Européen.

 

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Published by Jean-François Paboul
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