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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:22

Paris, le 3 avril 2017,

L’élection présidentielle à venir va constituer un tournant politique majeur. Le résultat pèsera lourdement sur notre vie à toutes et tous. Or, nous sommes des millions que ce rendez-vous plonge dans le doute, l’inquiétude, voire la colère.

Nos doutes portent sur l’utilité même du vote et sur notre capacité collective à porter plus haut la démocratie et la République. Ils portent sur la capacité et la volonté de candidats, dont le rôle est de défendre le bien commun, de porter nos valeurs de justice, de solidarité, de respect des libertés, d’honnêteté. Ils sont alimentés par les trahisons subies, la prolifération des divisions, des querelles, des concurrences d’ego et par une campagne électorale qui fait aussi peu de cas des grands enjeux d’avenir que des urgences d’aujourd’hui.

Ces enjeux et ces urgences, nous les connaissons : ils s’appellent chômage et racisme, discrimination et crise du logement, privilèges contre l’égalité des droits, services publics et territoires abandonnés, violences sociales et violences policières, Europe en crise, défi écologique à relever, militarisation du monde.

Nos inquiétudes ne font que croître, au fur et à mesure que nous assistons à la radicalisation sans limite de la droite anciennement républicaine et que nous voyons grandir l’hypothèse d’une possible victoire électorale des forces d’extrême droite qui nous confisquerait le droit de choisir notre avenir.

La Ligue des droits de l’Homme n’a pas vocation à dicter son vote à qui que ce soit. C’est aux citoyennes et aux citoyens qu’il revient de faire des choix. Elle entend, en revanche, affirmer que l’engagement est nécessaire par le vote, et au-delà s’adresser solennellement à chacune et chacun.

Certains estiment qu’aucun candidat ne porte les réponses nécessaires, d’autres avanceront que ce ne sont ni les candidats ni les élections qui assureront un changement réel et profitable à l’intérêt général. D’autres encore se font à l’idée de ne pas voter, faute d’un choix suffisamment clair à leurs yeux.

Tout cela peut se discuter. Mais à tous, nous disons : votez. Votez avec vos doutes, avec vos insatisfactions, vos inquiétudes, vos convictions. Mais votez avec la démocratie au cœur, avec la liberté en tête et la fraternité au corps.

Nous pouvons d’autant moins être spectateurs que nous sommes, toutes et tous, acteurs de la société civile, porteurs de propositions et de pratiques associatives qui témoignent de la vitalité de nos pratiques en matière de solidarité.

Il n’est certes pas certain qu’un monde meilleur émerge des urnes. Mais il peut être pire, largement pire. Dans ce monde-là, nos cœurs seront sommés de ralentir, nos idées seront promises au bâillon et nos droits au pilon. Ce monde-là serait plus dur pour les faibles et plus violent pour tous.

Rien ne serait pire que de le voir advenir à cause d’une absence de mobilisation citoyenne.

Chacune, chacun tient entre ses mains un fragment de notre combat, un morceau d’avenir.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 08:22

C’est la fin de la trêve hivernale commencée le 1er novembre… Ouf ! Au 1er avril, le droit de propriété retrouve ses couleurs ! 

Plus de 115 000 jugements d’expulsion de locataires pour impayés de loyer ont été prononcés en 2012 ; combien, au 1er avril 2014, seront exécutés par la force publique ? Plus de 12 700, comme en 2012 ? 

Combien de familles, de femmes et d’enfants, devenus SDF « sans droits ni titres », vont ainsi rejoindre les dizaines de milliers de personnes expulsées les années précédentes et dont le droit à l’hébergement, pourtant reconnu par la loi, est régulièrement bafoué par manque de places ? Exclues par ailleurs de la trêve hivernale, elles sont condamnées à subir les violences de la vie dans la rue pendant les périodes de froid (les demandes au 115 sont en constante augmentation, 55 % d’entre elles n’obtiennent pas de réponse).

La fin de la trêve hivernale, c’est aussi la fermeture de milliers de places d’hébergement d’urgence, étant implicitement admis que vivre et dormir dehors hors gel est absolument sans danger. Seulement ceux qui vivent ainsi meurent en moyenne à l’âge de 49 ans. 

La fin de la trêve hivernale, c’est aussi le retour des coupures de gaz et d’électricité pour ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures.

Ainsi, trois ans après l’annonce d’un grand « Chantier national prioritaire pour le logement » et le vote récent de la loi Alur, l’accès au logement des personnes sans abri et mal logées n’est toujours pas une priorité, alors qu’augmente le nombre des personnes qui sont sans domicile personnel, à la rue, aux portes des centres d’hébergement ou encore en situation de mal-logement et d’habitat indigne. 

C’est dans l’urgence de rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous, que la Ligue des droits de l’Homme, tout en reconnaissant quelques avancées contenues dans la loi Alur  

- demande un moratoire des expulsions locatives sans relogement ;

- dénonce le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, au vu de l’absence de priorité donnée à la production massive de logements locatifs sociaux et « très sociaux ». Elle en veut pour preuve la promesse de construire en 2014 2 000 logements « PLAI très sociaux » (3 000 en 2015), alors qu’une ordonnance récente lance la construction de 60 000 logements locatifs intermédiaires par an, qui seront inaccessibles aux plus modestes. Les quatre-cinquièmes de cette production bénéficieront du dispositif de « défiscalisation Duflot » ; 

- dénonce, par ce fait, la poursuite depuis quarante ans d’une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même ;

- demande une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur d’usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public avec une politique foncière publique forte.

Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est pour chacun une nécessité vitale.

Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.

 Communiqué de la LDH nationale

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 21:34

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
ADC Memorial

Rapport

Russie : 2012-2013, l'offensive contre les libertés      

Paris, Saint-Pétersbourg, 29 janvier 2014 – Les autorités russes ont mené ces deux dernières années la plus grande offensive contre les libertés depuis la fin de l'Union soviétique, constatent, dans un rapport publié aujourd’hui, la FIDH et son organisation membre en Russie ADC Memorial.

Le rapport (voir téléchargement à la fin de l'article) dresse un constat alarmant de l'arsenal judiciaire mis en place par le régime de Poutine depuis qu'il a été réélu président en 2012. De nombreuses lois ont été adoptées ou amendées au service de la répression des voix contestataires. Les droits les plus fondamentaux ont été remis en cause: informer, manifester, se constituer en association, affirmer l'égalité des orientations sexuelles, etc.

« Tout a été mis en place pour désarmer et diffamer la société civile russe » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « Le mouvement d'opposition civique et pacifique a été considérablement affaibli en un an par les violences et les persécutions judiciaires. Limitées dans leurs actions, les ONGs ont de plus en plus de mal à aider les victimes de l’arbitraire du pouvoir. » a t-il ajouté.


Les actes de répression dans le sillage de ces lois sont permanents. Tous les jours, des militants de l'opposition, des journalistes, des artistes et des défenseurs des droits humains sont poursuivis en justice. Les chefs d'accusation sont parfois absurdes. ADC Memorial a récemment été poursuivi à cause de la « nuisance électromagnétique » de leurs ordinateurs.

Cette association, internationalement reconnue pour sa défense des droits des migrants, des Roms et des minorités, a fait l'objet de multiples procès en 2013. Elle a été condamnée le 12 décembre dernier en tant qu'« agent étranger » pour avoir "rédigé et soumis" un rapport au Comité contre la torture de l'ONU sur les violations des droits des activistes, des migrants et des Roms par la police.

Les récentes libérations des Pussy Riots, de Khodorkovsky et des militants de Greenpeace ne constituent en aucune manière un recul de la politique répressive du régime russe. A titre d'exemple, la nouvelle loi encadrant l'information sur le web et autorisant la censure de tout contenu jugé subversif a été adoptée la même semaine que l'annonce des libérations des prisonniers politiques. La volonté de renforcer cet arsenal judiciaire continue, à l'image de la loi actuellement à l'étude à la Douma qui permettrait à des milices populaires d'user de la force sans faire appel à la police.

« L'acharnement judiciaire dont sont victimes les personnes qui avaient manifesté le 6 mai 2012 sur la place Bolotnaya témoigne de l'ampleur de la répression ; tout comme les peines qui ont dernièrement été requises contre elles. Ces personnes doivent être libérées immédiatement », a déclaré Stefania Kulaeva dirigeante d'ADC Memorial. « Ces lois doivent être abrogées pour empêcher la Russie de renouer avec la pratique soviétique de la chasse aux libertés. Ces lois contredisent d'ailleurs la Constitution de la Fédération russe et tous les traités et normes internationaux ratifiés par la Russie » a-t-elle ajouté.


Télécharger le rapport «
Russie : 2012/2013, l'offensive contre les libertés »

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:35

 

        

Lundi 9 décembre – 18 h. :

Maison de l’étudiant (derrière la médiathèque Michel CREPEAU)

Conférence de M. Jean-Pierre DUBOIS, Pdt. d’honneur de la LDH :

« Discrimination, racisme, antisémitisme, xénophobie, pourquoi, Que faire ? »

 

Mardi 10 décembre de 10 h 30 à 15 h :

Bibliothèque de l’Université

Village des Associations. La section LDH-Aunis aura son stand.

 

Jeudi 12 décembre 20 h 30 :

Salle de l’Oratoire

Célébration du 65ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

         Où en sommes-nous ?

                    Refusons que la haine fasse programme !

                    Agissons ensemble contre l’extrême-droite et ses idées 

 

Intervenants : Yéfri BENZERGA, Maxime BONO, Jean-Pierre CHANTECAILLE, Claudy VALIN

 

Mardi 21 janvier 2014 18 h :

Maison des Associations – rue Nicolas GARGOT

Réunion de section

Mercredi 23 janvier 2014 – 17 h 30 :

Au CAC de Surgères

Soupe citoyenne et diffusion du film « Mains brunes sur la ville » suivi d’un débat.

 

Mercredi 28 janvier 2014 – 18 h :

Ferme du Clos Margat – 6 rue du Clos Margat – La ROCHELLE

Galette

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 12:02

Communiqué LDH

Paris, le 4 octobre 2013

Une dangereuse contradiction

 

La LDH salue le lancement, par le ministère des Droits des femmes, d’un site officiel destiné à informer les femmes sur un droit qui leur est garanti par la loi : le droit à l’avortement (www.ivg.gouv.fr). Ce site est une réponse très opportune aux attaques répétées des anti-avortement, et à l’offensive virulente des idées familialistes et traditionalistes.

 

Or dans le même temps, le ministère de la Santé poursuit la politique de concentration et de restructuration hospitalière engagée par les gouvernements précédents, menée sous contrainte budgétaire plus que dans la perspective d’une politique nationale de santé. L’hôpital doit désormais obéir à des critères de productivité, et de rentabilité et ne remplit plus sa mission de service public.

La conséquence directe, pour les femmes, est la diminution de l’offre de soins médicaux en matière d’IVG. La situation est particulièrement difficile en Île-de-France, où se pratique le quart des IVG recensées sur l’ensemble du territoire. Ainsi, la décision d’interrompre le processus de reconstruction de la maternité des Lilas et de son centre d’orthogénie, qui pratique plus d’un millier d’avortements par an, nous inquiète vivement. Nous soutenons la résistance des femmes très nombreuses, du personnel médical, des associations et des élus.

La loi Veil définissait l’IVG comme un service public de proximité. La rentabilité ne peut prévaloir sur le bien-être des femmes et sur la qualité des soins. Nous demandons au gouvernement l’application effective de la loi et le respect des droits des femmes, tous les droits, rien que les droits.

 

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 07:33

Paris, le 20 septembre 2013

 Communiqué de la LDH nationale

 

Syrie : soutenir l’opposition démocratique syrienne

 

Depuis les premiers jours de la levée démocratique contre le régime dictatorial de Bachar el-Assad, la LDH manifeste sa solidarité avec les représentants de l’opposition démocratique et les défenseurs des droits de l’Homme en Syrie. Après avoir manifesté pacifiquement, la majorité du peuple syrien a fait valoir son droit à l’insurrection face à un régime qui a multiplié les atrocités de toute sorte, notamment à l’égard des femmes, pour finir par user de gaz toxiques contre son propre peuple.

 

Malgré l’évidence des crimes de guerre et contre l’humanité commis, la communauté internationale n’a pas su trouver les voies et les moyens pour mettre un terme à cette situation où aux réfugiés s’ajoutent plus de cent mille victimes. En raison d‘une complicité avérée et intéressée, la Russie et la Chine bloquent toute résolution du Conseil de sécurité qui ferait grief à leur allié.

 

L’hypothèse de frappes militaires « punitives », envisagée par les Etats-Unis et la France, conduit à une impasse aventureuse dont la mise en œuvre reviendrait pour ses protagonistes à s’affranchir du droit international, dans un contexte où le désaccord des nations et des opinions publiques avec une intervention militaire est largement majoritaire. Dans ce contexte, la LDH se félicite que les institutions démocratiques aient, en Angleterre et aux Etats-Unis, contribué à désarmer cette démarche. Elle déplore que la pratique constitutionnelle de la Ve République conduise le Parlement à enregistrer les décisions du pouvoir exécutif.

 

Aujourd’hui le désarmement des armes chimiques du régime syrien est une exigence d’évidence qui ne saurait masquer d’autres impératifs minimums. C’est pourquoi la LDH :

 

- continue à soutenir sans réserve, avec la FIDH et le REMDH, l’opposition démocratique syrienne et les défenseurs syriens des droits de l’Homme ;

 

- exige la saisine de la Cour pénale internationale de tous les crimes de guerre et contre l’humanité commis durant le conflit ;

 

- demande l’ouverture d’urgence de corridors humanitaires, afin qu’une assistance adéquate puisse être apportée aux populations civiles ;

 

- exige du gouvernement français qu’il mette en accord ses actes et ses paroles en accordant pleinement le droit d’asile aux réfugiés qui en font la demande.

 

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Syrie: les réfugiés syriens déstabilisent l'équilibre des pays voisins

 

 

Par Fatiha Temmouri, de la Cimade

 

 Les Nations unies chiffrent désormais à 7 millions le nombre de personnes touchées par le conflit syrien qui ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. « La Syrie est devenue la grande tragédie de ce siècle », a déploré le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Gutteres.

 

 Près de deux millions de personnes ont fui la Syrie pour se réfugier essentiellement dans les pays limitrophes. Avec 720 000 Syriens qui y sont réfugiés, le Liban arrive en première position des pays d'accueils. Vient ensuite la Jordanie avec 500 000 personnes qui y sont exilées.

 

 Mais les réfugiés ont également fui en Irak et en Egypte. A cela, il faut ajouter les 4 à 5 millions de Syriens déplacés à l'intérieur du pays ; soit 1 Syrien sur 5 qui a fui sa ville ou son village.

 

 Un exode qui multiplie les difficultés pour les pays voisins

 

 Ces personnes arrivées en masse mettent une énorme pression sur les pays d'accueil. D'abord, il y a un besoin de soin, car les réfugiés sont régulièrement soit malades, soit blessés. Il y a un besoin de nourriture et un besoin d'infrastructures, notamment la mise en place d'écoles pour les enfants. Cette logistique pèse très lourd sur la région où les populations portent déjà elles-mêmes leurs propres problèmes notamment avec les conséquences politiques et économiques du printemps arabe.

 

 En conséquence, les exilés syriens plutôt bien accueillis au début du conflit ne sont plus les bienvenus. Les populations libanaises, jordaniennes, égyptiennes ont le sentiment que le robinet du flot syrien se déverse d'une façon dramatique particulièrement depuis le dernier semestre. Les pays d'accueil restent démunis devant l'ampleur du problème.

 

 Renfort financier de l'Union européenne, des Etats-Unis et pays arabes

 

 L'Union européenne, les Etats-Unis, les pays arabes et d'autres pays comme le Canada ont fait des donations à travers l'ONU, qui a versé récemment plus d'un milliard de dollars à la région pour la soutenir économiquement. Mais malheureusement, l'ampleur de la tragédie est telle que seulement 40% des besoins peuvent être couverts par cette somme.

 

 Alors qu'une conférence des donateurs est prévue le 25 septembre à New York, une étude menée par l'ONG Oxfam et publiée ce jeudi montre que de nombreux bailleurs de fonds n'ont toujours pas versé la contribution attendue au financement nécessaire pour répondre à la crise humanitaire en Syrie.

 

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> Oxfam épingle l'attitude de certains pays, considérés comme des mauvais payeurs, dont la France qui n’a donné que 47%, un peu moins que la moitié que ce que l’on attendait d’elle. François Hollande, en déplacement dans la région, avait annoncé 85 millions d’euros supplémentaires de la France pour répondre à la crise syrienne. « Ce n’était uniquement que de l’affichage, un maquillage des chiffres et des comptes, déplore Nicolas Verken, responsable des questions humanitaires au sein d'Oxfam France. La France se retrouve à la traine des grands pays qui sont impliqués dans la résolution de cette crise. Elle est loin derrière les Etats-Unis en pourcentage et très loin derrière des pays comme le Royaume-Uni ou la Norvège qui font des efforts significatifs pour aider et sauver des Syriens. »

 

> Même si l'Europe et les Etats-Unis ont facilité les démarches d'obtention du statut de réfugié, le nombre de Syriens arrivés en Occident reste faible. Les deux pays européens accueillant la majorité des exilés syriens sont la Suède et l'Allemagne, des territoires possédant une vieille tradition d'immigration syrienne. Seulement 40 000 demandes d'asiles politiques ont été enregistrées jusqu'à aujourd'hui en Europe, une proportion réduite au regard des 2 millions de réfugiés en fuite.

 

> Une situation qui risque de s'aggraver

 

> Le principal obstacle que rencontrent les réfugiés à leur départ pour l'Occident réside dans l'obtention des visas. La politique sévère de distribution de visas par l'Occident dissuaderait les Syriens de demander l'asile en Europe ou aux Etats-Unis. Pour Wiliam Spindler, porte-parole du Haut Commissariat aux Refugiés, il est urgent que les autorités occidentales soient plus flexibles sur l'ouverture de l'obtention des visas à ces exilés.

 

> Pour de nombreux spécialistes, un appui économique et financier est certes nécessaire, mais la mise en place d'une forte solidarité de l'Europe et des Etats-Unis est urgente. Cette solidarité doit obligatoirement passer par le partage avec le Moyen-Orient du lourd fardeau des réfugiés.

 

tags: Bachar el-Assad - Egypte - Jordanie - Liban - ONG - ONU - Syrie

 

Clémence RACIMORA

Pôle Solidarités Internationales

La Cimade

 

 

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:46

 

 

Déclaration interassociative

Autre temps, autres mœurs .... Quand, le 11 septembre 1973, le coup d’État militaire de Pinochet abat le gouvernement légitime au Chili, la société civile française s’émeut et se mobilise. Près de 500 000 Chiliens vont devoir s’enfuir. Les formations de la gauche française, y compris le Parti socialiste [1], demandent au président Pompidou de déclarer que la France est prête à offrir l’asile aux exilés chiliens. Dix à quinze mille y trouveront refuge. Avec la Suède, la France devient le principal pays d’accueil en Europe et reconnaît avec largesse le statut de réfugié à celles et à ceux qui le sollicitent.

 

 

Quarante ans plus tard, la Syrie est à feu et à sang. Plus de deux millions de Syriens ont fui la guerre civile. Tandis que la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak sont débordés par les arrivées de réfugiés, l’Europe, à l’exception de la Suède, leur oppose contingentement de visas et barrières policières. Et la France, dont le ministre des Affaires étrangères déclare que « la tragédie syrienne peut être la pire catastrophe humanitaire de ce début de siècle » et dont le Président est prêt à s’engager dans une intervention militaire pour punir un régime qui s’attaque aux populations civiles de son pays, justifie cette politique par la saturation de son dispositif d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile...

 

On s’emploie donc, en amont, à éviter les demandes d’asile. C’est dans ce but que le gouvernement a décidé en janvier 2013, en toute discrétion, d’imposer un « visa de transit aéroportuaire » (« VTA ») à celles et à ceux qui, devant transiter par un aéroport français, profiteraient d’une escale pour solliciter une protection. [2]

 

Quant à la pincée de Syriens qui ont réussi à entrer dans l’Hexagone, si une partie obtient assez aisément le statut de réfugié ou la protection subsidiaire, beaucoup, empêchés de s’adresser à la France par le Règlement « Dublin 2 », finissent par gagner Calais d’où ils espèrent fuir un pays qui déploie son hostilité à leur encontre. Ils sont pourchassés jusque dans les squats insalubres où on les a condamnés à se cacher.

 

Autre temps, autres mœurs. Quarante ans après avoir apporté un soutien actif aux Chiliens, la société civile française n’a pas bronché. L’Union européenne non plus, qui ne songe même pas à offrir aux Syriens la « protection temporaire » prévue en cas d’afflux massif du fait d’un conflit. Pas plus qu’elle ne l’avait offerte aux Afghans, aux Irakiens et aux milliers d’Africains qui, en 2011, ont dû fuir la Libye.

 

À quarante ans de distance, la France et l’Europe sont devenues incapables de la moindre solidarité à l’égard des femmes et des hommes victimes de persécutions. L’« espace de liberté, de sécurité et de justice », censé caractériser l’Europe, et dans lequel l’asile serait un élément central, n’existe que pour la galerie. A la différence des Chiliens d’antan, les Syriens d’aujourd’hui peuvent mourir à ses portes sans qu’elle s’en soucie.

 

Le 11 septembre 2013

 

Organisations signataires :

Association d’accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en France (APSR), Centre Primo Levi, Collectif de soutien des exilés (Paris), Dom’Asile, Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrées (Fasti), Groupe d’information et de soutien des immigrées (Gisti), Jesuit Refugee Service (JRS) France, la Cimade, la Marmite aux idées (Calais), Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Réseau Éducation sans frontières (RESF), Terre d’errance Norrent-Fontes (Pas-de-Calais)

 

[1] Ce dont se félicite l’Institut François Mitterrand. Voir « Le parti socialiste français face à l’expérience de l’Unité Populaire chilienne », la Lettre n° 23, mars 2008

 

[2] Voir : « Quand la France tente d’empêcher les Syriens de fuir »

 

A

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 11:20

 

 

Copenhague, 23 août 2013 – Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) appelle le gouvernement syrien à permettre aux experts de l’ONU d’accéder aux faubourgs de Damas dans la région de Ghouta, à la suite de l’attaque chimique présumée de mercredi. Il exhorte également le gouvernement à ouvrir d’urgence des « couloirs » humanitaires, afin qu’une assistance médicale adéquate puisse être apportée aux civils.

 

« Cette attaque s’est produite alors que la mission d’enquête de l’ONU sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie, dirigée par M. Sellström, était à Damas. Nous appelons donc le gouvernement syrien à garantir l'accès de la mission à la région de Ghouta sans délai. La mission de l’ONU devrait être en mesure de collecter sans attendre toutes les preuves disponibles sur le terrain, dans le but de faire la lumière sur les circonstances exactes qui ont mené à cet événement dramatique, ou alors se retirer de Syrie », a déclaré le président du REMDH, Michel Tubiana.

 

Le REMDH a recueilli des informations auprès de militants syriens sur le terrain, selon lesquels des roquettes contenant des agents toxiques ont frappé les faubourgs de l’est de Damas (le Ghouta) contrôlés par l'opposition, dans les premières heures de la matinée du mercredi 21 août. Ces roquettes ont été lancées en même temps que des attaques aériennes et des tirs de chars qui ont notamment empêché les habitants de trouver refuge sur les hauteurs et sur les toits pour échapper aux effets du gaz. Des centaines de civils ont été tués lors de l’attaque, dont bon nombre de femmes et d'enfants, en raison des effets du gaz ou du pilonnage de la zone. 

 

« S’en prendre aveuglément à des civils au moyen d’armes de destruction massive est non seulement intolérable mais constitue un crime contre l’humanité. Les auteurs de ces actes doivent être déférés devant la Cour pénale internationale », a ajouté M. Tubiana.

 

Le REMDH a reçu d’autres éléments de preuve qui indiquent que le gouvernement syrien empêcherait toute aide humanitaire d’arriver auprès des civils. Des médecins et des civils ayant tenté d’accéder à la zone auraient été arrêtés aux barrages. Quelques jours avant l’attaque, des militants de la région avaient diffusé un appel urgent quant à l'aggravation marquée de la crise humanitaire dans les faubourgs de Ghouta, une zone assiégée par les forces de sécurité syrienne depuis plus d’un an. Le REMDH est profondément préoccupé par la situation des civils coupés de tout produit de première nécessité, ainsi que par celle des victimes de l'attaque auxquelles l'aide humanitaire ne peut toujours pas accéder.

 

« Nous exhortons les autorités syriennes à permettre aux travailleurs humanitaires de mettre en place des hôpitaux de campagne en mesure de prodiguer les soins médicaux nécessaires à Ghouta. Des couloirs humanitaires doivent immédiatement être ouverts à cette fin », a martelé le président du REMDH. 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:12

 

 

 

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) condamne sévèrement le recours à la violence pendant, et après, les évènements qui viennent de se dérouler en Egypte. Si l’usage de la violence, quel qu’en soit l’auteur, doit être condamné, le REMDH entend souligner la responsabilité particulière, comme partout ailleurs, que supportent les forces de l’ordre dans l’usage excessif de la force mais aussi dans le devoir de préserver les vies humaines et de prévenir les violences.

 

 

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) condamne sévèrement le recours à la violence pendant, et après, les événements qui viennent de se dérouler en Egypte. Si l’usage de la violence, quel qu’en soit l’auteur, doit être condamné, le REMDH entend souligner la responsabilité particulière, comme partout ailleurs, que supportent les forces de l’ordre dans l’usage excessif de la force mais aussi dans le devoir de préserver les vies humaines et de prévenir les violences.

 

Manifestement tel n’a pas été le souci principal des responsables de l’ordre public alors qu’ils ne pouvaient ignorer les habitudes désastreuses contractées pendant les décennies de dictature et les agressions commises par des membres des Frères Musulmans, notamment à l’égard de leurs opposants et à l’égard de Coptes d’Egypte.

 

Ces évènements étaient prévisibles. L’accaparement de tous les instruments du pouvoir par les Frères Musulmans et le Président Morsi a entraîné une réaction populaire légitime. L’intervention des forces armées s’est appuyée sur ce mouvement mais dans la perspective du maintien du rôle de l’armée dans les institutions égyptiennes.

 

Le refus de la mainmise des Frères musulmans sur toutes les institutions s’est donc accompagné d’un retour au pouvoir des tenants d’un pouvoir militaire. Le bain de sang qui vient d’avoir lieu, accompagné du rétablissement d’un état d’urgence qui n’avait jamais été véritablement levé, le recours à la violence des Frères Musulmans, attestent des immenses difficultés de l’Egypte à retrouver les voies de la démocratie.

 

Une commission d’enquête, indépendante et crédible, doit déterminer la réalité des faits survenus et les responsabilités encourues depuis la chute du régime de M MOUBARAK. Elle doit ouvrir la voie à un véritable processus de justice transitionnelle portant sur les années de dictature comme sur la période contemporaine.

 

D’ores et déjà, le REMDH réitère son exigence du rétablissement de la liberté pacifique de manifestation, de la fin des procès de complaisance et au cantonnement de l’armée à son rôle de défense de l’intégrité territoriale de l’Egypte.

 

Seule une solution politique, qui passe par l’organisation sans délai de nouvelles élections, et la garantie de tous les droits civils et politiques, peut permettre à l’Egypte de renouer avec la démocratie.

 

Le REMDH appelle l’Union Européenne et ses pays membres à favoriser une démarche de cette nature en maintenant son aide aux forces démocratiques et à la société civile égyptienne.

 

Copenhague, le 16 août 2013

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:13

Nous publions le communiqué du Snes Sup national à propos de la pièce de théâtre jouée par des étudiants de l'Université de La Rochelle et la réaction du Théâtre "Toujours à l'horizon".

Un contexte national inquiétant, mais la juxtaposition dans une même analyse nationale du crime odieux contre un étudiant parisien et de cette pièce de théâtre rochelaise est-elle justifiée ? Voici le communiqué du Snes Sup - Fsu rochelais et la réaction de l'équipe du Théâtre "Toujours à l'horizon". Pour la réflexion de chacune et de chacun. Sue ce blog, d'autres réactions, dont celle de notre section LDH rochelaise.

La LDH locale a voulu, quant à elle, rassembler pour porter le débat citoyen, contre la racisme, les discriminations et l'extrême-droite. Voir sa lettre au Président de l'Université de La Rochelle et la réponse de celui-ci:  Une lettre de la section LDH à M. le Président de l'Université de La Rochelle

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Lien avec le nouveau site ouvert par des étudiants acteurs de la pièce de théâtre jouée à l'Université de La Rochelle:

 

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Communiqué du Snes Sup - Fsu national

Vigilance citoyenne et coup d’arrêt à toute forme de racisme et d’antisémitisme

Une série de voies de fait et de propos relevant du racisme ordinaire, notamment antisémite, viennent souligner, y compris dans l’ESR, la persistance d’agressions inacceptables et blessantes pour tous, audelà des personnes ou catégories directement visées. Ces faits montrent que la vigilance s’impose contre toutes les menées nationalistes, racistes et antisémites, que leurs auteurs soient anonymes ou désignés, qu’ils assument les messages en cause, ou qu’ils en relativisent la portée. L’actualité vient de le confirmer tragiquement avec l’assassinat du jeune Clément Méric par des membres d’un groupe fasciste à Paris. Aucune banalisation des idées de l’extrême droite ne doit être tolérée.

De tels faits sont survenus notamment au Centre d’Assas (cf. Paris 2) en Mars 2013 à l’encontre de l’association UEJF dont le local a été marqué de croix gammées. On sait qu’une organisation étudiante d’extrême droite y sévit périodiquement depuis des décennies.

En Mai 2013, une pièce de théâtre écrite et jouée à l’Université de La Rochelle a été jugée antisémite par la Ligue des Droits de l’Homme (Section LDH La Rochelle-Aunis) qui s’est adressée publiquement au Président de l’Université. Elle déplore un scénario et des dialogues construits autour du personnage central « Richard Goldberg, riche homme d’affaire juif » ; les Goldberg sont montrés comme des calculateurs obsédés par l’argent, et leurs personnages diffèrent peu des caricatures de juifs typiques des années 40. Cette pièce joue sur des stéréotypes antisémites insupportables, tels que « les Juifs aiment l'argent », « les Juifs s'enrichissent sur le dos du reste de la population », ou « les Juifs complotent en attendant sournoisement leur heure pour agir au grand jour ». Elle évoque en outre de façon insultante la Shoah.

Le fait d’utiliser le stéréotype du "banquier juif " n’est pas neutre et peut alimenter, de manière consciente ou non, un racisme et un antisémitisme ambiants dans l’actuel contexte social et politique, au risque de faire le lit de l’extrême droite. Pour la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), la pièce ne fait " qu'aligner et enfiler les préjugés les uns derrière les autres et cela sans aucune distance", et est clairement antisémite.

La liberté de création ne va pas sans esprit de responsabilité, sans faire vivre des valeurs humanistes de tolérance mutuelle, de fraternité, de solidarité, d’antiracisme. Un devoir de mémoire est aussi nécessaire. Le contenu d’une telle pièce aurait dû conduire à opposer un refus au projet d’en faire un évènement de l’Université. Ce déplorable évènement conduit à appeler chacun à ses responsabilités dans le respect intransigeant des valeurs du vivre-ensemble.

Enfin, diverses formes de xénophobie et de racisme, notamment anti-arabe, anti-Roms ou dirigé contre des personnes du fait de leurs convictions ou de leur orientation sexuelle, se manifestent de façon décomplexée et inquiétante, sachant que ces phénomènes alimentent des formes d’exclusion et des violences liberticides, et qu’ils occultent les vraies responsabilités de l’actuelle crise économique et sociale aggravée.

Comme il le fait depuis son origine, et comme l’exige l’actuelle période avec la banalisation de slogans haineux et la résurgence d’une violence à caractère fasciste, le SNESUP-FSU appelle les collègues, tous les personnels et les étudiants, à exercer ensemble un devoir de vigilance et d’intervention citoyenne sans aucune concession contre toute forme de xénophobie, d’homophobie, de racisme et d’antisémitisme.

Paris, le Vendredi 7 Juin 2013

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Droit de réponse de l'association du théâtre "Toujours à l'Horizon" de La Rochelle: 

L'association du théâtre "Toujours à l'Horizon" est profondément choquée par le communiqué de presse du SNESUP-FSU envoyé le 7 juin 2013 sur le forum de l'université de La Rochelle.

Nous regrettons que ce communiqué ait été rédigé et envoyé par une personne du groupe "Droits et Libertés" du SNESUP n'ayant pas pris le temps de rencontrer toutes les personnes impliquées dans ce projet étudiant. 

L'association du théâtre condamne sans appel le meurtre du jeune étudiant militant perpétré par les membres d'un groupe d'extrême-droite à Paris. La mise en parallèle de la pièce écrite et jouée par des étudiants de l'université de La Rochelle en avril dernier et ce crime abominable est proprement indigne et insupportable. 

Le but de cette pièce, écrite par des apprentis-écrivains, n'a jamais été de stigmatiser une communauté quelle qu'elle soit, mais de dénoncer le monde financier devenu cynique et incontrôlable. Certes, le texte comporte des maladresses qui ont conduit un spectateur sur 450 à l'interpréter comme étant antisémite. L'association déplore et regrette ces malentendus consternants qui ont amené des réactions extrêmement violentes à l'encontre du théâtre et de tous ses partenaires. 

Le théâtre, la metteure en scène et les auteurs se réservent le droit d'éventuellement entamer des poursuites judiciaires contre le SNESUP.   

L'association du théâtre "Toujours à l'Horizon"

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La motion du Snesup-Fsu de l'Université de La Rochelle

Les camarades de la section de l’Université de La Rochelle tiennent à désavouer publiquement le texte  du communiqué  du SNESUP-FSU intitulé ‘Vigilance citoyenne et  coup d’arrêt à toute forme de racisme et d’antisémitisme’ et diffusé sur le site de notre syndicat le 7 juin.

En publiant ce texte, le responsable du Secteur ’ Droits et Libertés’ est passé outre la décision prise en réunion de section le lundi 3 juin de ne pas diffuser de communiqué sur la question de la pièce ‘Sur le rôle des enfants dans la reprise économique mondiale’. Le message de soutien du SNESUP  du 23 mai à l’initiative de la section rochelaise de la LDH, relayé par son président sur le forum de l’Université de La Rochelle, a alors semblé à une majorité de camarades  suffisant pour traduire  l’opinion générale au sein de la section. Les débats qui ont été menés à l'Université et au sein de la section SNESUP de l'ULR ont déjà largement souligné les maladresses de cette pièce et les retombées négatives de sa médiatisation. C’est pourquoi il est inadmissible que la direction nationale du SNESUP  ait pu avaliser un communiqué sans avoir au préalable pris contact avec le responsable de section  ou pris  langue avec le bureau de la FSU départementale qui n’ignorait rien de l’affaire et qui, depuis, a d’ailleurs apporté son soutien au secrétaire de section de l’ULR.

Les camarades condamnent l’amalgame insupportable qui est fait dans le texte ‘Vigilance citoyenne’ entre le meurtre d’un jeune militant antifasciste et la création artistique incriminée. De plus ce communiqué jette le discrédit sur l’Université de La Rochelle en sous-entendant que par leur silence ses personnels et ses étudiants sont complices  d’antisémitisme.[...].

Cette motion a été votée par 19 voix pour, 0 contre, 1 abstention et 1 NPPV

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