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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 16:06

Cycle de conférences sur "la démocratie en question" avec le CEJEP, fac de droit de La Rochelle

° Conférence du 23 mars:

Démocratie environnementale (jeudi 23 mars) 12h30-14h (référent Mme Michelot, fac de droit, amphi Rivéro, (200 places),

Accueil du public et intervenant dans la salle B002.

12h30 : Ouverture par Agnès Michelot, Maître de conférences, Directrice du CEJEP

  • « La fabrique du droit de la participation du public : une expérience », Gérard Monédiaire, Professeur émérite, CRIDEAU OMIJ Université de Limoges.

  • « Sivens et après ? Les attentes de la société civile en matière de démocratie environnementale », Antoine Gatet, Enseignant-chercheur, CRIDEAU-OMIJ, Université de Limoges. Administrateur de France Nature Environnement

  • « La démocratie environnementale à l'épreuve du droit pénal international : le cas Monsanto », Hajer Rouidi, enseignant-chercheur, CEJEP, Université de La Rochelle

  • « Le droit de la biodiversité : approche comparée Brésil/France de la démocratie environnementale », Agueda Pryska Gomes, doctorante, CEJEP, Université de La Rochelle.

° Conférence du 31 mars :

Démocratie en questions : « la Démocratie sous surveillance ? » vendredi 31 mars 12h30-14h fac de droit, amphi Valin (400 places)

Accueil du public dans le hall du Bâtiment Schoelcher, accueil des participants salle du Conseil.

  • Anaïs Théviot, docteure en science politique, ATER Université de Bordeaux, (titre en cours) sur les primaires

  • Jean-Philippe Foegle, doctorant en droit public, Paris-Ouest-Nanterre, "Les lanceurs d'alerte : un outil pertinent pour surveiller les gouvernants" ?

  • Hébert Gustave, docteur en science politique, Chercheur affilié au CEJEP, Université de La Rochelle, « Malaises dans le cyberespaces »

° Conférence du 6 avril :

La démocratie se transforme-t-elle ? à la Maison de l’étudiant jeudi 6 avril 2017 12h 14h.

  • Julia Rossigneux, doctorante CEJEP, « L’état d’urgence remet-elle en cause la démocratie ? »

  • Clément Arambourou, docteur en science politique, La Rochelle, Enseignant chercheur Université de La Rochelle, (thématique sur la présence des femmes aux élections présidentielles) (titre en cours)

  • Ameyo Kouassi, docteur en droit public, ATER La Rochelle CEJEP, « Peut-on lutter contre le terrorisme démocratiquement ? Regard sur un nouveau défis pour le droit international »

  • Paul Cormier, « La Turquie est-elle encore une démocratie ? » ATER La Rochelle CEJEP.

° Conférence du 14 avril

« L’état d’urgence est-il un risque pour notre démocratie ? » le vendredi 14 avril 2017 fac de droit, amphi Valin

Accueil du public dans le hall du Bâtiment Schoelcher, accueil des participants salle du Conseil.

- « Etat d’urgence et Etat de droit »Véronique Champeil-Desplats, professeure à l’Université de Paris-Ouest Nanterre,

- (titre en cours, thème : sur les difficultés posées par les assignations à résidence).
Me Raphaël KEMPF et Me Aïnoha Pascual (avocats qui travaillent sur les assignations à résidence)

Contact:

Julia ROSSIGNEUX
Doctorante contractuelle
Centre d'Etudes Juridiques et Politiques
Université de la Rochelle
06 64 29 51 55

(membre du bureau de la LDH La Rochelle-Aunis)

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 23:14

Soirée

 ciné-débat

le mardi 26 novembre à 18H30,

    à la MEDIATHEQUE

Michel Crépeau de La ROCHELLE

 

Le  Groupe Local Concertation Prison  (GLCP), composé de 8 associations, organise, pour la 6ème année, une déclinaison locale de l'édition nationale (la 20ème) des  Journées Nationales Prison (JNP), sur le thème

                                          

« LA SANTE MENTALE EN PRISON ».

 

Le thème sera introduit par la projection d'extraits du film de Régis SAUDER « ETRE LA », qui donne à voir la difficulté d'organiser,  d'exercer, et de bénéficier  des soins psychiques en prison, alors que 45% des personnes incarcérées présentent des états dépressifs graves, selon le ministère de la Justice.

 

Le milieu carcéral est d'autant plus pathogène que la situation sanitaire des personnes entrant en prison est souvent très dégradée.

Si le placement sous tutelle sanitaire du soin en prison a amélioré la prise en charge de certaines personnes détenues, plusieurs facteurs restreignent encore le champ et l'efficacité des soins.

Que soigne-t-on, qui soigne-t-on, comment soigne-t-on? Qui soigne?

 

La projection  sera suivie d’un débat, autour de  deux invités :

                                   

Dr. XAVIER EMMANUELLI, médecin à la prison de Fleury-Mérogis pendant 8 ans, président du réseau "Souffrances psychiques et précarité" et fondateur du SAMU SOCIAL.

Cosima GUERIN,  psychoclinicienne et psychothérapeute à Rochefort, experte près le Tribunal de Poitiers pendant 8 ans, et formatrice en psychopathologie.

                                                                            

*1 Les associations organisatrices : ACAT, AUMONERIES DE ST MARTIN,  ANVP, CIMADE, CROIX ROUGE, LDH LR-AUNIS, SECOURS CATHOLIQUE, SYNAPSE.

 

 

Pour le GLCP

Denise PIAU

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 09:49

Peut être l'ignorez vous ? mais les événements qui se passent en République Centre Africaine sont très graves pour les populations (meurtres, viols, destructions) et sont en droite ligne des conflits au Mali. Devant cette situation dramatique s'est constitué à La Rochelle un collectif 17 "les oubliés de Centrafrique" .

C'est dans le but de faire connaître cette situation extrêmement conflictuelle et dont les enjeux géostratégiques sont aussi importants que ceux du Mali, que le collectif auquel s'associe le CCFD- Terre Solidaire, propose une

 

Soirée / brunch

A La Rochelle

Salle de l'Arsenal Place Jean-Baptiste Marcet – Centre-ville de La Rochelle.

Lundi 24 juin à partir de 19h30.

Seront présents des témoins Centrafricains et l'intervenant sera Zobel Bahalal (chargé de mission plaidoyer CCFD sur Paix) 

Pour ceux qui voudraient approfondir l’information avant la soirée, je vous joints 2 fichiers

La Nouvelle Centrafrique Home 12 mai.doc

rapports human rights.zip

De plus je vous signale les sites internet qui parlent régulièrement de la Centrafrique

http://www.rfi.fr/tag/republique-centrafricaine

 http://www.bbc.co.uk/afrique/search/?scope=french&q=rca

http://www.dw.de/DWelle_WSSearch/dynamic/search.seam?from=&to=&id=623&structure=623&actionMethod=dynamic%2Fglobalsearch.xhtml%3AglobalSearch.globalSearch&item=rca

http://fr.radiovaticana.va/news/2013/05/02/un_collectif_de_solidarit%C3%A9_pour_la_centrafrique/fr1-688210


Et deux pétitions en ligne sont disponibles
http://www.petitions24.net/lapaixencentrafrique
ET
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/centrafrique-pour-des-renforts-militaires-n%C3%A9cessaires-%C3%A0-la-protection-de-la-population-civile

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:33

Cafés des droits de l'Homme NEW

A l'Houmeau, dans l'agglomération de La Rochelle, Daniel Goscolas, Maire, nous accueille ce Jeudi 21 mars, dans la Salle de Orangerie, pour assister à la projection du film "Mains brunes sur la ville", suivi d'un débat citoyen.

 

Présentation du film « Mains brunes sur la ville »

         La présence du FN comme force politique n’est pas une simple péripétie de l’Histoire. Marine Le Pen ne fait pas mystère que l’objectif de son parti est de gagner du terrain aux municipales de 2014.

         Des villes ont été aux mains du FN. Citons pour mémoire Toulon et Vitrolles. D’autres le sont encore depuis de nombreuses années même si le FN s’est transformé pour la circonstance en Ligue du Sud. Il s’agit d’Orange et de Bollène. Ces deux villes sont gérées par Jacques Bompard pour Orange et Marie-Claude Bompard, son épouse, pour Bollène.

         A travers les actions conduites dans ces deux municipalités, se dessine très clairement le modèle de société prôné par le FN. L’idéologie n’est jamais exprimée, la communication complètement verrouillée. La théorie du complot est toujours mise en avant pour « victimiser » les élus d’extrême droite et leur éviter les interrogations sur les fondements de leur programme.

         « Mains brunes sur la ville » est un film qui, avant tout élément d’analyse, montre les actes posés, ceux-ci n’étant pas contestables. La parole est laissée à chaque acteur de la vie municipale présent ou passé comme l’ancien maire PS d’Orange. Ce mode d’approche didactique permet de prendre conscience de ce qu’une ville peut devenir sous l’égide d’élus d’extrême droite.

         La LDH n’est pas un parti politique. En cela elle évite les prises de position partisane. Cependant, elle dénonce les pratiques du FN en ce que celles-ci sont clairement discriminatoires et xénophobes donc portent atteinte aux valeurs qu’elle défend.

Claudette Hans, Vice-Présidente de la Section LDh La Rochelle-Aunis

 

Mains Brunes sur la ville 4

    Date de sortie 21 mars 2012 (1h 30min

Réalisé par Bernard Richard

Avec Arnaud Straebler, Jacques Bompard, Marie-Claude Bompard

Genre Documentaire 

Synopsis et détails

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l'extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?
En France, le Front National et d'autres partis d'extrême droite atteignent localement, ici et là, plus de 40 % des suffrages au premier tour des élections, et parfois la majorité au second. Ils ont toutes les chances de réussir dans un avenir proche, à plus grande échelle, une percée sans précédent. A Orange et Bollène, dans la circonscription du ministre Thierry Mariani (Droite Populaire), Jacques et Marie-Claude Bompard (FN puis Ligue du Sud) sont élus depuis de nombreuses années maires et conseillers généraux. Ils appliquent leur programme...
Quel programme ? Avec quel budget ? Quelle est leur idéologie, leur communication ? Quelle est leur politique et pour quel modèle de société ?
Afin de répondre à ces questions nous avons enquêté durant plusieurs mois à Orange et Bollène. Ces villes offrent aujourd'hui le morne spectacle de ce que l'extrême droite pourrait propager demain sur l'ensemble du pays, et sur d'autres territoires, si elle accédait à des pouvoirs plus étendus. Dans cette dérive fascisante, plus d'un constat est alarmant : aveuglement complice de certains politiques et de certaines institutions, manque de moyens et isolement des militants qui tentent de résister...
Mais comment sortir de cette poussée d'extrême droite quand la crise économique en fournit le terreau ?

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 15:55

L’Association ADRIAS et la Ligue des Droits de l’Homme La Rochelle, très sensibles aux évènements qui se déroulent actuellement au Mali, sont particulièrement heureux d’accueillir

               El Boukhari BEN ESSAYOUTI

Secrétaire Général de la  Ligue des Droits de l’Homme au Mali

Président de la Coalition malienne pour la diversité culturelle de la région de Tombouctou

                                                    pour une conférence

    « Femmes maliennes et fondamentalisme musulman » 

 Ce Lundi 4 mars à 18 h3O ( et non mardi comme annoncé par erreur dans Sud-Ouest)

à l’Espace Bernard Giraudeau

26 av Kennedy - Mireuil La Rochelle 

Entrée gratuite

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le Nouvel Obs

Je vis à Tombouctou, voici ce qu'a été notre quotidien sous la charia

Par El Boukhari Ben Essayouti
Malien- Secrétaire général de la LDH malienne

LE PLUS. Tombouctou, ville-phare de l'islam en Afrique subsaharienne, située à 900 km au nord-est de Bamako, au Mali, a été occupée pendant dix mois par les djihadistes armés qui tentent de conquérir le pays. Dimanche 27 janvier, les armées française et malienne sont parvenues à reprendre la ville. El Boukhari Ben Essayouti, habitant et spécialiste de la conservation des manuscrits de Tombouctou, raconte.

Un adage qu’on répète à l’envi à Tombouctou dit que "dans les situations d’urgence, occupe-toi des enfants d’autrui avant de songer aux tiens". Plus que de l’altruisme ou de la générosité, cet adage est une caricature parfaite du tombouctien réputé passif et naïf voire bonasse dans les situations de conflits. Ici, point de traditions guerrières, l’on s’est toujours contenté des valeurs spirituelles et intellectuelles : les études et la recherche, les interminables discussions autour de l’esplanade des mosquées et des parvis des écoles coraniques que les cousins du sud plus habitués des travaux champêtres assimilent à de l’oisiveté.

Aussi, quand les islamistes à l’aube du 1er avril 2012 ont investi la ville et mis en déroute une armée malienne déjà en déliquescence, il n’y eut point de résistance au sein de la population civile. L’on constitua un comité de crise composé de diverses personnalités représentatives de toutes les couches sociales et l’on accepta l’occupation en attendant… Godot.

Tout fut interdit, sauf la mosquée

L’occupation a été d’abord le pillage des banques et autres établissements de micro-crédits, suivi de l’éradication de toute trace de l’administration malienne ou de référence à la culture occidentale.

Ensuite ce fut un chapelet d’interdictions : l’alcool, la cigarette, la musique, les chevelures postiches, le football, les préservatifs, les antennes paraboliques, l’école laïque, l’enseignement de la philosophie et de l’éducation sexuelle, mais aussi la lecture ou la référence à des livres islamiques classés apocryphes ou hérétiques par l’idéologie wahhabite dont relèvent les occupants. Tout fut interdit, sauf la mosquée où, à certains imams, on imposa des prêches fondamentalistes auxquelles ils ne croyaient pas.

Malgré ces faits, la notabilité, la chefferie traditionnelle et le comité de crise discutaient et négociaient avec le chef terroriste Abou Zeïd, avec son compère Iyad Ag Ghali, avec les touareg du MNLA pour pouvoir améliorer le quotidien des populations privées de tout, car les barbus avaient fait main basse sur les magasins de céréales et sur les stocks de carburant de Total.

Ils ont ensuite squatté les bâtiments publics et entrepris de détruire les monuments historiques et surtout les 16 mausolées auxquels sont liées les anciennes familles de la cité des 333 saints.

Flagellations publiques et exécutions sommaires

Pour faire respecter ces lois moyenâgeuses, Abou Zeïd et ses sbires créèrent la police islamique, la justice islamique, la prison islamique et "le centre de recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable" qui ont fait régner pendant dix mois un régime de terreur fait de séances de flagellations publiques, d’amputations de mains et d’exécutions sommaires.

Une législation obscurantiste face à laquelle, les combattants islamistes ont eux des passe-droits : ils se dispensent ainsi de toutes les pratiques religieuses contraignantes sous prétexte d’être en guerre sainte, et au nom de cette même guerre sainte se livrent à la polyandrie pour assouvir leurs envies libidineuses, au nom de cette guerre sainte se livrent à forces libations pour décupler leur ardeur au combat…

Face à tant d’humiliations, les populations fuyaient par milliers vers le sud du pays et vers les pays limitrophes. Ceux qui, pour une raison ou une autre, refusent de partir n’ont d’autre espoir qu’une communauté internationale confondue dans ses indécisions et ses paradoxes. L’on scrute le ciel à la recherche des bombardiers français et invariablement l’on s’entend dire que Ban Ki Moon craint un péril humanitaire, que Bouteflika privilégie la négociation, que les USA veulent un plan précis des opérations, que tel autre veut un coût estimatif….

Pendant ce temps, avec une insolente assurance, les islamistes sur la seule radio locale qu’ils ont maintenu pour leur propagande, narguent avec forces quolibets cette arlésienne d’intervention internationale.

Quand la France a commencé à attaquer...

Mais de temps à autre, puis de plus en plus régulièrement, quelques avions de reconnaissance ronronnent dans le ciel bleu de Tombouctou, ce qui a toujours pour conséquence de rendre les occupants nerveux. Atteints d’espionite, ils multiplient les fouilles et les mises en garde. Certaines personnes sont arrêtées, fouettées publiquement, malmenées devant leurs femmes et enfants, enfermées à la prison islamique.

Tombouctou a alors peur, jusqu’à la date fatidique du 10 janvier 2013 où, aiguillonnés par le démon, ils enfoncèrent les lignes de défense de l’armée régulière malienne à Konna, 300 kilomètres plus au sud ; et quelques heures plus tard l’aviation française entra en action…

A Tombouctou, ce fut un calme pesant et grave. On lorgnait les désormais rares voitures islamistes qui passaient dans les rues mortes de peur, afin de savoir qui des chefs islamistes étaient présents. Oumar Ould Hamaha le chef militaire d’Aqmi et Sanda Ould Boumama, en charge de la logistique, paradaient de temps en temps, mais sont moins diserts sur les ondes de la radio islamique qui diffusent en boucle des litanies coraniques.

Après que l’armée française eusse rendu Konna, puis Diabali à l’armée malienne, les barons d’Aqmi commencèrent à évacuer femmes et enfants vers le grand nord, direction la Mauritanie et l'Algérie. Et quand les frappes françaises ont commencé à toucher Gao, les quelques djihadistes restés pour tenir la ville quittèrent leurs cantonnements habituels : le palais de Kadhafi, le Conseil régional, la Direction du Génie rural, la succursale de la Banque internationale du Mali, le camp militaire, le camp de gendarmerie.

Ils s’installèrent à la Maison des artisans et dans diverses écoles, dans l’épicentre de la ville, une manière d’utiliser les populations comme boucliers. Les habitants proches de ces lieux, très subrepticement, déménagèrent et quelques heures plus tard, dans la nuit du 21 au 22 janvier, les premières frappes touchèrent le camp de gendarmerie, le palais de Kadhafi et plusieurs voitures islamistes dans les faubourgs de la ville.

La nervosité et la fébrilité des forces occupantes firent alors place à la peur. Elles coupèrent le réseau téléphonique mobile, puis l’eau et l’électricité manquèrent faute de carburant que les islamistes utilisent désormais pour leur repli. On s’éclaira avec des lampes à huile, des panneaux solaires et on s’approvisionna en eau dans les puits. La ville commença à sentir les pénuries car les magasins étaient fermés et chacun s’enfermait chez soi craignant les dégâts collatéraux.

Le 27 janvier 2013, la bête est vaincue

A défaut de téléphone, d’internet et de télévision, l’on resta les oreilles rivées aux transistors pour écouter prioritairement RFI afin suivre l’évolution de la situation. Et à mesure que les forces franco-maliennes progressent vers le nord, les djihadistes s’éclipsent. On ne les voit plus, mais la peur est toujours là, tapie dans les cœurs après 10 mois de terreur ; surtout que le 25 janvier, au passage d’un cortège de voitures islamistes, un jeune qui ose un "vive la France" est immédiatement abattu.

Mais le 26 janvier, on apprend que Gao – 465 kilomètres plus à l’Ouest – est libérée et plus aucun islamiste n’est en vue à Tombouctou. A l’Ouest, Goundam, à 90 kilomètres, semble aussi libre selon les quelques rares marchands ambulants qui circulent encore à dos d’âne ou par pirogue ; et le même jour en fin d’après-midi les vols d’hélicoptères et les patrouilles d’avions sont de plus en plus réguliers autour de la ville, assourdissants même.

Par petits groupes, les gens sortent et échangent dans les rues. Il ne fait plus de doute, la bête est vaincue. La nuit du 27 au 28 janvier, nul ne dort. Dans les vestibules et sur les terrasses, on discute et on attend l’Heure, on court d’une maison à une autre cherchant un tailleur pour confectionner un drapeau français. On utilise même de la gouache pour peindre les tissus en bleu, blanc et rouge.

Au petit matin, des paysans revenant des champs annoncent que l’aéroport est aux mains de l’armée française, tandis que des chameliers ont vu des parachutistes sauter au nord de la ville. Une marée humaine envahit les rues, déchire et brûle le très sinistre drapeau noir islamiste en criant "Vive la France" et un instituteur à la retraite dira : "Je n’ai jamais vu autant de monde dans la rue depuis l’indépendance de notre pays".

Tout ce monde constitué majoritairement d’enfants et de badauds de milieux défavorisés s’acharne sur tout ce qui pouvait symboliser la violence fondamentaliste. Les magasins et les habitations appartenant à des arabes et des touaregs djihadistes, ou supposés tels, sont systématiquement vandalisés.

Tombouctou est plus que jamais un champ de ruines :

Les islamistes en quittant la ville ont incendié le centre des manuscrits, la mairie, la radio communale, le domicile du député et plusieurs édifices publics. La France a mis fin à ce qu’on appelle ici l’aqmistan, ce qui fera dire à un antiquaire de la ville que "Tombouctou n’a plus 333 mais 334 saints car François Hollande a été canonisé".

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:26

 

Prisons NEW

           Mardi 27 novembre - 18h 30 à 21h

      Salle multimédia de la Médiathèque Michel Crépeau

       19èmes Journées nationales prison - La Rochelle 

Le Groupe Local de Concertation Prison *1 (GLCP), dont fait partie la LDH La Rochelle-Aunis, organise une déclinaison rochelaise des Journées Nationales Prison. Une soirée ciné-débat sera proposée autour du thème : 

LES NOUVELLES PRISONS AU QUOTIDIEN, 

illustré par le film de Catherine RECHARD : Le déménagement qui donne à voir le transfert d’une ancienne prison vers un nouveau centre pénitentiaire répondant aux nouvelles normes d’incarcération. Les personnes détenues et les personnels s’interrogent : entre locaux  modernes à haute technologie et gestion en partenariat public/privé, quel mode de fonctionnement et quelle vie les attendent ? 

Sans donner à croire que le programme de construction de nouveaux centres pénitentiaires soit déconnecté des politiques pénale et carcérale, nous souhaitons, cette année,  mettre l’accent sur l’impact, si impact il y a, comme nous le croyons, de l’architecture et du type de gestion sur le fonctionnement, et donc sur la vie quotidienne des personnes détenues et des personnels.

Quelques caractéristiques de ces nouveaux centres selon certains témoignages  :

   - taille démesurée de 600 à 800 places

   - loin des centres urbains, difficiles d’accès pour les familles.

   - construction froide ou le verre le dispute au béton et les interphones aux   grilles de sécurité.

   - vidéosurveillance très présente, au dépens du contact humain. 

Quelques questions sur ces nouveaux centres :

 - le confort et la sécurité doivent-il nécessairement faire reculer l’humain ?

 - font-ils baisser la violence et, par exemple, le nombre d’agressions à l’encontre

         des personnels ?

 - le travail y est-il plus disponible et plus respectueux  du droit commun ?

 - sont-ils plus efficaces en matière de réhabilitation, d’insertion et de prévention de la récidive ? 

Le thème National proposé cette année,  « Prisons : ce n’est pas la peine d’en rajouter»,  pose fermement la nécessité de faire reculer le  recours à la prison, et celle de promouvoir des peines de remplacement « qui font sens ». Dès lors, pourquoi développer l’incarcération   en construisant de nouvelles prisons ? 

Ce thème fait écho aux  préoccupations du  GLCP qui, déjà en 2011, s’est prononcé en faveur du développement des peines alternatives et de la justice réparatrice, avec accompagnement et mesures de suivi et d’assistance, alors  que les incarcérations vont à l’encontre  de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.

Non seulement la durée moyenne sous écrou a doublé en 40 ans, mais malgré une progression considérable des aménagements de peine, sous forme en particulier du bracelet électronique, soit en fin de peine,  soit en aménagement de peine, pas plus de 12% des personnes écrouées en bénéficient.

De plus, si le budget de la justice a augmenté de 60% en 10 ans, c’est  au profit des nouvelles prisons, et au détriment du travail en milieu ouvert, qui a pourtant fait ses preuves en matière de lutte contre la récidive, alors que s’installe parallèlement une logique de marchandisation et de rentabilité de l’incarcération avec un nouveau type de gestion des prisons public-privé. 

Nous comptons sur  un large public pour venir exprimer ses interrogations, ses attentes et ses positions, sur des questions de proximité à La Rochelle, qui sont aussi des questions  de citoyenneté.

Le débat sera animé par trois  invités :

Didier BAUDOUIN, visiteur de prison à Vivonne

Alain BOUTENEIGRE, directeur de l’antenne de Gestion privée (GEPSA) du  nouveau centre pénitentiaire de Vivonne (86)

Loïc LECHON Conseiller d’Insertion de Probation (CIP) à St Martin de Ré. 

VENEZ NOMBREUX ! La prison d’aujourd’hui et celle de demain ont besoin de vous et de nous tous !

Pour le Groupe Local de Concertation Prison *1 

Denise Piau

ANVP et LDH LR-AUNIS 

09 54 28 05 92

*1 Les associations membres : ACAT, ANVP, Aumôneries de St Martin,  CIMADE, Croix Rouge, LDH LR Pays d’Aunis, Secours Catholique, SYNAPSE.

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:43

Sciences en Bobines à La Rochelle

Film-débat "Moissons du futur"

Mardi 13 Novembre 2012

 

18h30 – Les moissons du futur Marie-Monique Robin, 2012, 90 min

Comment nourrir la population mondiale en se tournant vers l’agro-écologie ? C’est à cette question que tente de répondre ce documentaire, en menant l’enquête sur quatre continents. S’appuyant sur les témoignages d’experts, d’éleveurs et de cultivateurs, il dresse un bilan de la révolution agricole qui, après un demi-siècle, n’est pas parvenue à nourrir le monde, alors qu’elle a largement participé au réchauffement climatique, épuisant les sols, les ressources en eau et la biodiversité. Des expériences montrent aujourd’hui que l’agriculture familiale et biologique sur une large échelle est non seulement possible, mais efficace d’un point de vue économique.

20h00 – Débat « Agroécologie et agriculture biologique » avec :

  • Dadou Kehl (Secrétaire Gal, Ligue de l’Enseignement Poitou-Ch.)

  • Dominique Marion (Président de la FNAB)

  • Jacques Maret (Paysan, F. Sciences Citoyennes)

Résidence Club Lafayette
Avenue de Bourgogne, 17041 LA ROCHELLE CEDEX 1
Plan d’accès
Libre participation aux frais


http://sciencescitoyennes.org/8e-edition-des-sciences-en-bobines-2012/

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:26

Dans le cadre de la coopération engagée avec le Festival International du Film de La Rochelle :

Deux soirées sont programmées autour du film "Help ou visibilité" de Sarah Franco Ferrer, en lien avec notre Section LDH LR-Aunis.

Horaires et tarifs d'entrée : Cinéma Dragon (sur le Vieux Port de La Rochelle, salle n° 3)

* Ce Samedi 30 Juin - 19h 45 - Dragon, projection du film, puis débat avec la réalisatrice et moi-même

* Samedi 7 juillet - 19h 45 - Dragon, (même lieu, salle n° 3), projection du film et débat animé par des représentants de notre section LDH : 

( Jacques Catrin, Minika Orcasberro, moi-même et ligueurs (ses) qui seront présent-e-s)

* Deux autres projections du film auront lieu le dimanche 1er juillet à 10h 30 et le mardi 3 juillet à 21h 45 ( même lieu)

Tarifs : entrée simple: 6 euros - 3 entrées : 15 euros - 10 entrées : 47 euros

Toutes les infos sur le Festival : 

www.festival-larochelle.org/

Henri Moulinier

Président LDH La Rochelle-Aunis

www.ldh-france.org/La-LDH-soutient-le-film-Help-ou

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 20:00
En collaboration avec la Ligue des Droits de l'Homme de La Rochelle-Aunis
le Comité 17 du DAL organise : 
le Lundi 28 Mai 2012 à 18h00 à l' Oratoire rue Albert 1er à La Rochelle, 
une réunion publique sur la thématique du logement
où tous les candidats à la députation de la 1ere circonscription exprimeront leur vision sur ce que doit être la politique du logement au niveau local et la réponse qui doit être apportée aux questions qui découlent de thémes comme :
Le manque de logement sociaux
Les expulsions locatives
Les sans domiciles fixes
Etc
Dès à présent la quasi totalité des candidats ont répondu présent pour ce débat qui se veut être un moment d'échange constructif et respectueux quelque soit la position des uns et des autres sur la question.
Pour plus d'information contact Dal 17 : 06 58 56 54 16

Article Sud-Ouest La Rochelle du Mardi 29 Mai 2012 : 
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:35
 
 INVITATION
 
 Le Collectif Rochelais Pour la Palestine
(dont fait partie notre Section LDH La Rochelle-Aunis)
 organise le mercredi 25 avril 2012 à 20h 00
 
 la projection du film :
 "Our Water, Their Water"
 (Notre eau, Leur eau)
 
 Salle Municipale de La Pallice
 42 Bd Emile Delmas, La Rochelle
 
 Confrontation de témoignages d'élus de de citoyens Israéliens et Palestiniens 
 sur la problématique de l'eau, arme et moyen d'oppression employés 
 par la colonisation...
 
 Rencontre témoignage suivi d'un débat avec Nathalie DUPUY,
conseillère municipale déléguée de La Rochelle aux solidarités internationales,
qui vient d'effectuer une mission en Palestine et Fernand TUIL co-président
 de l'APJF (Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés
 palestiniens et les villes françaises).
 
 Associations membres du Collectif : AFASPA, AFPS, Artisans du Monde,
 ATTAC 17, CCFD, CGT, CIMADE, CNID, EELV, FAL, FSU,
LDH LR-Aunis,  Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, Peuples solidaires.
 Membre observateur : Al
Contact : 05 46 43 48 11 / 06 77 17 48 53
 

 CercleSilence
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Déléguée aux prisons: Denise PIAU ( 06 08 22 23 57)