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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 10:51

Oui, ce 8 mars 2017, c’est la grève nationale des femmes pour leurs droits.Et à 15h 30, à La Rochelle, place de Verdun, a lieu un rassemblement pour leurs droits, à l'appel de l'UD CGT, d'Osez le féminisme et d'Attac. La LDH, signataire nationalement de cet appel, invite à ce rassemblement rochelais.

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Appel national

Dimanche 19 février 2017:

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux États-Unis
En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l’action le 7 novembre dernier à 16h34 pour l’égalité salariale et partout, elles continuent à se battre pour leurs conditions de travail.

Nous appelons à l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l’égalité.
En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui œuvrent à plus d’égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d’extrêmes droites, la montée des conservateurs dans les élections (aux États-Unis, dans différents pays Européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l’homophobie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l’extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s’allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, chomeurs/ses, précaires, étudiant-es et retraité-es.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente. Des mobilisations d’ampleur, combatives et solidaires nous permettront de les imposer.

En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.
En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une égalité de traitement pour toutes et tous.
En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.
En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.
En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes.
Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.
Le 8 mars à 15h40 : toutes et tous dans l’action, toutes et tous dans la grève

Premiers signataires :

Alliance des Femmes pour la Démocratie, Association Nationale des Études Féministes, ATTAC France, CGT, les Chiennes de Garde, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif 52, Collectif Georgette Sand, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Tenon, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception, Émancipation tendance intersyndicale, Fédération Nationale des Femmes Africaines de France et d’Europe, Femen, Femmes libres Radio Libertaire, FIT une femme un toit, Femmes pour le Dire Femmes pour Agir, Femmes Solidaires, Féministes plurielles, Femmes Égalité, Femmes ici et ailleurs, Femmes Migrantes Debout, FSU, La Brigade antisexiste, Les effronté-e-s, Les Glorieuses, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Internationale pour la démocratie, Maison des Femmes Thérèse Clerc, Marche Mondiale des Femmes, MNCP, Mouvement de la Jeunesse Communiste de France, Mouvement de la Paix, Nuit féministe,Osez Le Féminisme !, Paye ta Shnek, Peuples solidaires, Planning Familial, Réseau Féministe Rupture, SKB, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL

En soutien : Alternative libertaire, Ensemble ! , France insoumise, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de Gauche.

 

Envoyez vos signatures à collectifdroitsdesfemmes@gmail.com

POUR PARIS : PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

de 15H à 15h30 : ateliers : autour des revendications, self-défense (non mixte)

15h40- 17h30 : RASSEMBLEMENT, TÉMOIGNAGES, PRISES DE PAROLES, ANIMATIONS

17H30 : ON PART EN MANIFESTATION : RÉPUBLIQUE JUSQU’À OPÉRA

 
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 14:02

La Ligue des Droits de l'Homme du pays Rochefortais,

organise une conférence-débat

Auditorium du Palais des Congrès
73 rue Toufaire, (ascenseur, escalier)
17300 Rochefort, (entrée libre et gratuite)

Lundi 6 Mars 2017 à 20h30,

 

Avec Nadja DJERRAH, responsable nationale LDH du groupe Femmes,Genre, Egalité.
Juliette DUMONT Juriste au CIDFF Charente Maritime 17 La Rochelle.
Association ADHEOS,  Association d’Aide, de Défense Homosexuelle,
pour l’Egalité des Orientations Sexuelles.

 

Face aux discriminations, inégalités et violences sexistes, 
comment agir ?

 

La section de la LDH du Pays Rochefortais affirme que la lutte contre les violences sexistes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les humains, et que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

Chaque année, 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales et seulement 14% portent plainte.

En 2015, 122 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon.

Chaque année, 84 000 femmes sont victimes de viol.

En 2014, 1075 personnes ont été condamnées pour viol.

La persistance de ces violences est intolérable non seulement car elles bafouent les droits et la dignité des femmes, mais aussi car elles sont le premier obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

 

La section de la LDH du pays Rochefortais, propose une réflexion citoyenne qui s'impose, afin que ce combat qui dépend des pouvoirs publics, puisse impliquer l’ensemble de la société. Il est de notre ressort de donner l’impulsion nécessaire au changement des mentalités afin que la tolérance à l’égard des violences recule et que la honte change de camp.

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:28

Les mesures prises en urgence par le gouvernement, pour pallier le scandale public des conditions d’accueil des migrants rescapés des drames aux frontières de l’Europe, s’accompagnent d’un volet répressif que l’Observatoire de l’enfermement des étrangers entend dénoncer. Prétendant « doser accueil des réfugiés et fermeté », le ministre annonce « une mobilisation de nos forces, de nos préfets pour interpeller davantage, faire des procédures et placer ceux qui doivent l'être en rétention », ajoutant qu'il entend « optimiser les capacités de rétention administrative ».

Il s’agit d’enfermer pour tenter d’expulser toujours plus de migrants, une fois le tri effectué entre les présumés demandeurs d’asile et les autres. Cette opposition de principe entre deux catégories figées, migrants économiques ou réfugiés, traduit une vision binaire réductrice et simpliste de la réalité des mouvements migratoires actuels. Elle conduit à faire subir à des milliers de personnes la violence de l’enfermement et d’une expulsion, ou de sa menace, au détriment de leurs droits fondamentaux et ne répond manifestement pas aux défis posés par les questions migratoires en France et en Europe aujourd’hui.

Flagrante illustration des abus et de l’absurdité de cette politique, des Érythréens, des Soudanais, des Afghans sont quotidiennement interpellés puis conduits de force en centres de rétention. Dernier épisode en date, le placement en rétention d’une quarantaine de ces ressortissants arrêtés à Calais jeudi 18 juin. Réfugiés en puissance, certains cherchent asile ailleurs qu’en France, d’autres n’ont pas pu déposer de demande avant leur interpellation.

Ces tentatives d’expulsion sont vouées à la condamnation désormais habituelle des juridictions administratives, judiciaires ou de la Cour européenne des droits de l’homme. Ces personnes seront sans doute relâchées après avoir subi une privation de liberté abusive et la perspective angoissante d’une expulsion vers leur pays. Pour rien. Nous sommes loin des assurances du gouvernement qui parle de mesures prises « dans le strict respect des droits et du droit de ceux qui ont été poussés sur les chemins de l’exode »

Les associations de l’Observatoire de l'Enfermement des Etrangers (OEE) dénoncent depuis plusieurs années le caractère abusif que revêt ce recours à l’enfermement administratif et les violations graves et récurrentes qu'elle entraîne à l'encontre des droits des ressortissants de plus de 100 pays.

Elles rappellent que ces mesures graves de privation de liberté ont concerné près de 50 000 personnes chaque année en métropole et Outre-mer. Un chiffre sans commune mesure avec ce qui se passe dans d’autres pays européens et qui n’a fait que s’accroître avec l’actuel gouvernement.

A l’heure où le projet de loi immigration arrive en discussion devant l’Assemblée nationale, ce choix du gouvernement de recourir plus encore à l’enfermement des migrants est un très mauvais signe. Le projet de loi contient des dispositions qui dotent les préfets de pouvoirs coercitifs augmentés pour enfermer, assigner à résidence et expulser en contournant les recours à la justice. Allant en sens contraire des engagements pris par le candidat Hollande, cette politique ne fait que conduire à la banalisation de cette politique d’enfermement.

L’OEE appelle à la fin de cette politique d'enfermement, emblématique des pratiques administratives les plus abusives, et demande aux parlementaires de replacer au cœur de ces dispositions le respect des droits et de la dignité des personnes.

Organisations signataires membres de l'Observatoire de l'Enfermement des Etrangers:

ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), COMEDE, FASTI, Genepi, GISTI, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, MRAP, Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau, Revue Pratiques, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG) L’Observatoire de l’Enfermement des Étrangers (OEE) regroupe des associations et syndicats et propose une réflexion critique sur les conséquences de l’enfermement sur les personnes étrangères en France.

~~Communiqué de presse 23 juin 2015

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 09:20

Le campement d'Aytré, sur un terrain de la CDA inoccupé, n'a pas eu lieu. Nous avons rencontré Madame la Préfète qui devait voir le Président de la CDA, JF Fountaine. Nous avons été reçu par le Maire d'Aytré qui devait faire la même démarche. Nous avons écrit à JF Fountaine, pris contact avec son cabinet. Silence radio pour le moment.

Le silence des autorités de la CDA de La Rochelle ne peut continuer

Heureusement le SAMU social a eu la possibilité d'acheter des appareils de chauffage au gaz. Et lundi, les 12 enfants vont reprendre le chemin de l'école. Mais les conditions de vie des familles sont toujours aussi précaires. Nous ne voulons pas que la perspective soit celle de Saint-Denis ou que l'on fasse durer la situation actuelle.

LDH La Rochelle-Aunis - 4 janvier 2015

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Evacuation de terrain : le maire de Saint Denis fait du hors piste !

Alors que la mise à l’abri des personnes en partance pour les stations de sport d’hiver est la préoccupation du moment, à Saint Denis (93), c’est sans une once d’hésitation que le maire vient de prendre un arrêté d’évacuation à destination de la vingtaine de familles qui avait trouvé, sur un terrain communal inutilisé, un refuge déjà bien précaire.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces pratiques municipales qui consistent, dans un arrêté sibyllin, à constater une insalubrité ou un danger que ces mêmes édiles ont refusé de voir lorsqu’il leur revenait d’organiser l’accès à l’eau courante et le ramassage des ordures...

Mais il a fallu à la mairie de Saint Denis passer deux autres barrières, au moins morales : celle du grand froid, qui devait conduire à privilégier un abri, même de fortune, sur la vague promesse d’un hôtel social pour deux jours et, plus fondamentale, celle du nécessaire respect des décisions de justice.

Car c’est l’indécence de cet arrêté d’expulsion : il survient alors qu’une décision du Tribunal de grande instance de Bobigny avait assorti sa décision d’expulsion des habitants d’un délai de huit mois, jusqu’en juin 2015 : un sursis à expulser destiné à permettre la poursuite des démarches d’insertion et la scolarisation des enfants, que les évacuations brutales mettent systématiquement à mal.

Le Syndicat de la magistrature condamne avec la plus grande vigueur ces pratiques par lesquelles, ici comme aux « Coquetiers » de Bobigny, les édiles locaux bafouent les décisions de justice pour renvoyer à la rue et à l’errance des hommes, des femmes, des familles qui avaient trouvé sur un terrain inexploité un abri de fortune et une stabilité indispensable à leur survie.

Janvier 2015

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 04:14

~~Communiqué du collectif Votation citoyenne - Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales Paris, le 22 septembre 2014

Droit de vote des étrangers : la citoyenneté de résidence avance, mais trop lentement

Au 1er janvier 2014, 1 397 conseillers municipaux n'étaient pas français : 409 étaient britanniques, 323 belges, 177 portugais. Le nombre de candidats étrangers a augmenté lors des élections municipales de mars 2014 par rapport aux élections précédentes de 2008. Le nombre d'élus aussi. Preuve que notre démocratie a réussi à intégrer de nombreux étrangers pour la conduite des affaires locales.

Hélas cette ouverture se limite actuellement aux seuls résidents de l’Union européenne, laissant de côté toutes celles et tous ceux qui, originaires d’autres pays, participent également à la vie économique, sociale, culturelle et associative de nos communes. Ceci porte atteinte à l’égalité des droits et à la démocratie.

Le sondage annuel de la Lettre de la citoyenneté - Harris interactive, daté de mai 2013, avec 54 % d'opinions favorables au droit de vote de tous les résidents étrangers aux élections locales, renouait avec la majorité des sondages annuels depuis 1999.

Le creux apparu dans l'opinion publique en France remarqué en 2011-2012 était donc bien conjoncturel sous les coups de boutoir de l'UMP pendant la campagne présidentielle. Début mai, le président de la République, après avoir renoncé à engager la réforme constitutionnelle permettant d’octroyer le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les municipales de 2014, a affirmé qu'un texte législatif sur ce droit de vote serait proposé avant la fin du quinquennat. Il a réitéré cet engagement le 14 juillet.

Les « Ecossais » viennent de se prononcer sur le devenir de ce pays et son éventuel détachement du Royaume-Uni. Ces élections étaient aussi ouvertes aux résidents à partir de 16 ans qu’ils soient de nationalité du Royaume-Uni, de pays du Commonwealth ou encore de pays de l’Union européenne.

Si on peut regretter que le droit de vote n’ait pas été élargi aux autres résidents de nationalités de pays extracommunautaires en dehors du Commonwealth, on doit reconnaître ce pas en avant vers une citoyenneté de résidence d’autant plus que l’enjeu ne se limitait pas à une problématique locale.

Le collectif Votation citoyenne pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, qui fait suite à tous les collectifs qui ont mené ces campagnes depuis près de 25 ans, appelle le Président à assumer son 50e engagement de candidat.

Il demande aussi aux partis politiques à prendre leurs responsabilités, afin que notre pays ne soit pas, en Europe, parmi les derniers à octroyer le droit de vote à une partie de la population qui réside depuis longtemps sur notre sol, comme malheureusement il fut parmi les derniers à ouvrir le droit de vote aux femmes.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 21:42

Pour l’égalité des femmes et des hommes, pour la mixité des droits C’est parce que l’égalité de fait a progressé entre les femmes et les hommes depuis les années 1970, grâce aux combats féministes, que les inégalités persistantes sont de plus en plus inacceptables. Plus on a de libertés et de droits, plus fortes sont les exigences d’égalité.

Or l’écart reste immense aujourd’hui entre une législation largement égalitaire et la situation réelle. Les inégalités – le quart de salaire en moins pour les femmes – se maintiennent et, pire, avec la crise économique, la pauvreté et la précarité féminines augmentent : femmes chômeuses, retraitées pauvres, femmes à la rue, femmes privées d’accès aux droits.

Simultanément, l’extrême droite, des traditionalistes au Front national, soutenue par une partie de la droite républicaine, agitent le fantasme d’une prétendue théorie du genre pour renvoyer les femmes à un statut d’inférieures, dans le cadre de la famille patriarcale. Elles stigmatisent l’avortement, s’attaquent aux bibliothèques et à l’école publique, entendent discriminer les homosexuels et, plus largement, les femmes et les étrangers. Idées dangereuses que le Front national instille efficacement dans le débat politique, en attendant les prochaines élections qui risquent de lui donner un poids politique plus lourd.

Ces menaces se précisent dans d’autres pays d’Europe. À l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous réaffirmons que nous sommes solidaires des femmes espagnoles qui refusent massivement de se voir priver de leur droit à l’avortement.

De même nous sommes solidaires de celles qui, de l’autre côté de la Méditerranée, se battent pour séparer le politique du religieux et promouvoir l’égalité des droits dans les constitutions de leurs pays.

Nous soutenons les mobilisations et initiatives locales. Et nous attendons de notre gouvernement une défense énergique et effective des droits des femmes. La loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes comporte des avancées, mais elles sont insuffisantes. Oui aux ABCD de l’égalité, oui à la réaffirmation par la loi du droit à l’IVG ; non à l’abandon de la loi famille, aux fermetures de maternités et de CIVG.

Nous voulons l’accès plein et entier de toutes les femmes à leurs droits spécifiques. Nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons une justice sociale dont les moyens ne relèvent pas seulement du budget de l’Etat, mais d’une véritable volonté politique.

Oui à une société ouverte, où toutes et tous, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine ou de classe sociale jouiront des mêmes libertés et des mêmes droits.

La LDH s’engage avec force pour l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes parce que lorsque les femmes luttent pour leurs droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie. Elle appelle à la mobilisation de toutes et de tous, partout en France, pour manifester à l’occasion de la journée internationale des femmes.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:04

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
APDHE - Asociación Pro Derechos Humanos de España

Communiqué de presse conjoint

L'Espagne doit abandonner son projet de loi contre l'avortement

Paris, 24 janvier 2014 – Le 20 décembre dernier, le gouvernement espagnol approuvait un projet de loi imposant des limites drastiques au droit à l'avortement. La FIDH exhorte le Congrès à rejeter ce texte lorsqu'il lui sera présenté dans quelques mois.
Présenté par le ministre de la Justice Alberto Ruiz Gallardon, et adopté en conseil des ministres en décembre 2013, le projet de loi prévoit de revenir sur la loi adoptée sous le gouvernement de M. Zapatero en 2010. Actuellement, le droit espagnol permet aux femmes de se faire avorter lorsqu'elles le décident jusqu'à 14 semaines de grossesse, et jusqu'à 22 semaines en cas de « risque grave pour la vie ou la santé de la mère ou du fœtus ». Le nouveau projet de loi prévoit de dépénaliser l'avortement seulement dans certains cas limités : lorsque la grossesse est la conséquence d'un viol et à condition que la victime ait déposé plainte (jusqu'à 12 semaines), en cas de grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychique de la mère (jusqu'à 22 semaines), ou en cas d'anomalie du fœtus « incompatible avec la vie » si et seulement si cette anomalie cause un grave danger pour la santé psychique de la mère. Dans ce dernier cas, l'avortement est possible durant toute la grossesse lorsque l'anomalie n'avait pas été diagnostiquée pendant les 22 premières semaines de la grossesse. « Dans de nombreux pays, les femmes se sont battues pour obtenir le droit à disposer de leurs corps, et à avoir accès à des avortements médicalisés. Ce projet de loi est un grave recul pour les droits des femmes espagnoles qui perdent la capacité de décider d'avoir un enfant si elles veulent, quand elles veulent », a déclaré Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Ce projet de loi constitue une menace pour la santé des femmes qui, lorsqu'elles ne peuvent pas avorter légalement dans leur pays, et n'ont pas les moyens de se rendre à l'étranger, recourent très souvent à des avortements pratiqués dans la clandestinité au péril de leur vie.
 
En portant atteinte au droit des femmes à décider du nombre et de l'espacement des naissances de leurs enfants, ce type de décision a aussi inévitablement un impact sur la vie des femmes et leur place au sein de la société, car ce sont elles qui assument encore très souvent la charge quotidienne des enfants dans les sociétés occidentales. « La loi de 2010 accordait aux femmes la possibilité de choisir quelle vie elles désiraient avoir. L'Etat ne doit pas s'immiscer dans ce choix » a considéré Noeline Blackwell, Vice-présidente de la FIDH.
Le texte devrait être présenté au Congrès dans deux mois et risque fortement d'être adopté par les députés du parti au pouvoir qui détient la majorité des sièges.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 12:52
       A La Rochelle, ce Samedi 1er février, 14h, Place de Verdun, est organisé un rassemblement pour "le droit à l'avortement libre et sûr pour toutes", à l'initiative du mouvement "Osez le féminisme" (http://www.osezlefeminisme), qui fait écho à la manifestation de Madrid et à celle de Paris, le même jour.
La LDH est signataire de l'Appel national qui appelle à manifester ce samedi 1er à Paris. La section rochelaise invite à participer au rassemblement rochelais.
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  Sur le site de la LDH national :

      Bruxelles, le 23 Janvier 2014- Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) exprime sa profonde préoccupation face à l’avant-projet de loi approuvé par le gouvernement espagnol qui ôterait en grande partie aux femmes résidant dans ce pays le droit à l’avortement durant les premières semaines de leur grossesse, légalisé par la loi de 2010. Le REMDH condamne cette réforme dont les conséquences sont très inquiétantes, sur les droits mais aussi la santé des femmes

Le 20 décembre 2013, le Conseil des ministres espagnol approuvait un Avant-projet de Loi Organique pour la protection de la vie du conçu et des droits de la femme enceinte. Le REMDH entend rappeler que ce projet de loi, s’il est approuvé par le parlement1, opèrera un retour en arrière à la situation de 1985, en réduisant très drastiquement le droit à l’avortement en Espagne.

Cette nouvelle loi imposera par ailleurs aux médecins et professionnels de santé espagnols qui pratiqueront un avortement des peines de prison d’une durée d’1 à 3 ans et une interdiction d’exercer leur métier pour un durée pouvant aller jusqu’à 6 ans. Cette disposition interdira également la publicité sur les offres de centres, établissements et services médicaux qui pratiquent l’interruption volontaire de la grossesse et sur les moyens, prestations et procédés existants, ce qui constitue une atteinte au droit des femmes à l’information sur les questions relatives à leur santé sexuelle et une entrave à la liberté de communication.

Le REMDH s’inquiète particulièrement des conséquences de cette réforme sur la santé des femmes. En effet, si elle est adoptée, cette loi obligera de nouveau les femmes à se soumettre à des avortements clandestins risqués ou, quand elles en auront les moyens, à voyager à l’étranger. Ceci ne fera qu’aggraver les clivages sociaux, la détresse des femmes enceintes, et la mortalité maternelle. La loi actuelle répond en revanche à une véritable demande sociale, comme le démontre les statistiques2.

Cette réforme constituerait par ailleurs un inquiétant recul pour les droits des femmes, et serait contraire à la Recommandation Générale nº 19 du Comité CEDAW3, ainsi que, dans le cas des jeunes femmes de moins de 18 ans dont le consentement des parents sera obligatoire, aux recommandations du Fonds des Nations Unies pour la Population4.

Le REMDH s’inquiète par ailleurs de l’inquiétante campagne lancée dans toute l’Europe par les opposants à l’avortement5, et demande ainsi :

- au gouvernement espagnol de retirer cet Avant-projet de Loi qui risque de porter atteinte au droit des femmes à la vie, la dignité, à la non-discrimination, au respect de sa vie privée et familiale, à l’autonomie et au développement personnel, et à la santé y compris la santé sexuelle ;

- aux membres du parlement espagnol à rejeter cette réforme contraire aux valeurs de liberté et d’égalité promues par l’Union Européenne.

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Treize femmes politiques et militantes féministes françaises, de gauche comme de droite, lancent un appel au gouvernement espagnol pour qu'il renonce à son projet de loi anti-IVG, un texte publié samedi sur les sites internet des quotidiens El País et Le Monde.

"Solidaires des femmes espagnoles, nous, femmes politiques françaises, appelons le gouvernement espagnol à retirer son projet de loi sur l'avortement", écrivent les signataires de ce texte, initié par Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris et d'origine espagnole, demandant aux femmes de "se mobiliser pour ce combat fondamental".

"C'est l'Espagne qui a montré à l'Europe la voie en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. C'est l'Espagne qui a inspiré la loi française de 2010 instaurant l'ordonnance de protection et créant le téléphone grand danger pour les femmes victimes de violences. L'Espagne ne peut être aujourd'hui le pays du grand retour en arrière", estiment les signataires.

Manifestation prévue le 1er février

"Le droit des femmes à disposer de leur corps n'est pas un supplément d'âme dans une société qui se targue de construire l'égalité. Il s'agit d'un droit fondamental, c'est le socle de l'égalité. C'est le signe principal de l'émancipation des femmes dans la société", affirment-elles encore, rappelant que dans le monde "une femme meurt toutes les neuf minutes d'un avortement clandestin".

Outre Anne Hidalgo, ont cosigné cet appel Clémentine Autain (féministe, directrice d'édition), Roselyne Bachelot (ancienne ministre UMP de la Santé), Michèle Barzach (ancienne ministre RPR de la Santé), Martine Billard (ancienne députée, Parti de gauche), Jeannette Bougrab (ex-secrétaire d'État à la Jeunesse, UMP), Marie-George Buffet (députée de Seine-Saint-Denis, PCF), Caroline de Haas (féministe), Catherine Coutelle (députée PS, présidente de la délégation de l'Assemblée nationale des droits des femmes), Michèle Sabban (vice-présidente PS de la région Ile-de-France), Yvette Roudy (ex-ministre du Droit des femmes de François Mitterrand), Dominique Voynet (maire EELV de Montreuil) et Rama Yade (ancienne secrétaire UMP d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme).

En France, une manifestation est déjà prévue pour le 1er février en soutien aux féministes espagnoles qui défendent l'avortement à l'appel du mouvement "La marche mondiale des femmes", qui se rendra devant l'ambassade d'Espagne. Le gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy a approuvé un projet de loi qui supprime l'avortement en Espagne sauf en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l'objet d'une plainte préalable. Il doit encore passer devant le Parlement où le Parti populaire détient la majorité absolue.

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:43

Nous approchons jour après jour de ce moment où la tradition nous amène à dresser une sorte de bilan du passé tout en se souhaitant le meilleur pour l’avenir. Concernant le passage de l’année 2013 à 2014, ce vœu procède à la fois de l’urgence et de la nécessité.

Invité par une formation politique à formuler un vœu pour l’année qui se termine, j’avais été pris de vertige : un vœu, un seul, pour tant de chantiers, tant d’injustices ? Un vœu ? J’avais finalement formulé le souhait que 2013 soit l’année du courage. Les applaudissements qui avaient suivi étaient de mauvais augure ; ils confirmaient que ce rendez-vous était loin d’être assuré. De fait, l’an passé aura été celui des hésitations, des inachèvements : fiscalité, justice, police… Autant de montagnes, autant de souris.

Ainsi, au prétexte de ne pas « cliver », les réformes attendues pour plus de justice sociale, pour une réelle égalité face aux services publics, face à la relégation territoriale, pour une réelle protection de la vie privée ont été mises sous le boisseau, ou éludées, ou renvoyées à des jours meilleurs…

L’impatience n’est certes pas une vertu, particulièrement lorsqu’il s’agit de gérer les affaires publiques. Mais la navigation n’est pas plus vertueuse et, à l’expérience, elle s’avère bien plus dangereuse.

D’abord parce qu’elle s’inscrit dans l’ordre établi des choses et des injustices qu’il incarne et protège. Soit on combat les inégalités soit, s’en accommodant, on les renforce, désespérant ainsi ceux qui avaient placé leurs espoirs dans une inversion des logiques dominantes.
Ensuite, parce qu’en vidant de substance les changements promis et attendus, c’est sa propre substance que l’on délégitime.
Enfin, parce que des forces agitent d’autres promesses, cultivent d’autres perspectives, d’autres valeurs, d’autant plus dangereuses qu’elles n’avancent même plus maquées. Ou si peu…

Ces trois constats, trois défis majeurs vont largement conditionner l’actualité de 2014. La Ligue des droits de l’Homme aura à cœur de contribuer à les relever. Il s’agit, durant les campagnes municipale et européenne, d’affirmer l’idée de justice et d’intérêt général face aux inégalités et au chômage ; de réhabiliter le principe démocratique de la fidélité du « faire » au « dire » face à la démagogie et au renoncement ; enfin, de mettre hors-jeu les discours de haine et d’exclusion.

Bonne année, donc, à toutes et tous. Et bon courage.

Pierre Tartakowsky

Président national de la LDH

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:00

Site de l'ONU sur la Déclaration Universelle des droits de l'Homme:

http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Préambule de la Déclaration

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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