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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:11

 

Le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de ce que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n'ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l'UE.

"Un certain rééquilibrage" ?

On avait cru comprendre après quelques déclarations de campagne, qu'il y aurait un certain rééquilibrage. Las, ce n'était que des éléments de langage, de ces mots lancés dans le vent pour capter les voix.

Car d'équilibre entre humanité et fermeté, il n'y aura point ! *Accueillir des réfugiés ? Oui, un peu, mais celles et ceux qui le méritent.

*Accroître le nombre de places d'accueil ? Oui, mais pour mieux garder sous contrôle.

*Diminuer le temps d'attente du titre de séjour ? Oui, mais pour reconduire plus vite à la frontière.

*Modifier la convention de Dublin ? Oui, mais pour l'aggraver en fixant  définitivement le demandeur au pays de déposition de la demande.

*Mieux instruire les demandes ? Oui, pour faire le tri entre les réfugiés, réputés légitimes, des migrants dont les motifs ne sont qu'économiques.

*Promouvoir une politique commune européenne ? Oui, mais si elle ne contrecarre en rien la fermeture du territoire, même si cela revient à abandonner d'autres, telles la Grèce et l'Italie, à leur propre sort.

Une incroyable incohérence avec cette "dissuasion migratoire" !

La LDH dénonce non seulement les mots utilisés, comme cette fameuse expression « dissuasion migratoire », mais surtout l'analyse qui explique que de telles choses puissent être dites. C'est ce que montre, à l'évidence, l'incroyable incohérence qui consiste à prôner le développement dans les pays d'origine pour « tarir » les flux vers les pays d'accueil tout en diminuant les aides publiques à ces pays.

Une inversion entre les causes des migrations et leurs conséquences

Au lieu de comprendre que c'est l'instabilité du monde qui est à la base des mouvements migratoires, le gouvernement s'enfonce dans la classique inversion entre les causes des migrations et leurs conséquences. La LDH considère que le  projet de loi annoncé révèle que le gouvernement n'a en réalité pas de politique des migrations, juste le choix de l'aggravation de la répression et de la négation des droits.

Communiqué de la LDH

Paris, le 13 juillet 2017.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 10:02

Soirée co-organisée par Amnesty International, L'Avenir en héritage, la Ligue des droits de l'Homme et le CCFD de La Rochelle.

Riace est un village de Calabre. Autrefois terre de guerriers, c’est aujourd’hui un havre de paix pour les réfugiés : la pensée utopique d’une petite communauté au cœur d’une Europe au ségrégationnisme grandissant. Par le passé, le maire décida de céder des logements vides à ceux qui avaient besoin d’un toit, quelle que soit leur origine ou la couleur de leur peau. C’est ainsi que la communauté de Riace devint la première à accueillir convenablement des réfugiés, à les héberger comme des êtres humains et non comme les statistiques d’une catastrophe mondiale. Mais l’heure est aux élections. L’opposition veut se défaire du maire de gauche. La population doit défendre les résultats obtenus par la communauté. En observant attentivement des gens de milieux différents travailler ensemble à la création de nouvelles approches et valeurs, les réalisateurs donnent une réponse imparable aux politiciens qui prônent la haine, le racisme et la ségrégation. À la manière d’une fable néoréaliste de Vittorio De Sica, le village et ses habitants incarnent l’espoir d’un futur meilleur.
(Giona A. Nazzaro)

Riace is a small village in Calabria. Once there were warriors roaming the land. Today it is a safe haven for refugees. A small community and its idea of utopia in the heart of a growing segregationist Europa. The mayor decided long ago to give the empty flats and houses to the people in dire need of a roof over their head regardless of their origins or skin colour. Thus, the community of Riace became one of the very first to receive refugees adequately and shelter them as human beings and not just as statis- tical numbers of a global catastrophe. Election time looms again though in Riace. The opposition wants to get rid of the leftist mayor. Now it is up to the population to stand up for the results achieved by the community. While carefully observing how people of different backgrounds work together to create new surroundings and values, the filmmakers provide an irrefutable answer to those politicians who preach hatred, racism and segregation. As in a neorealist tale by Vittorio De Sica, the village and the people of Riace become the beacon of hope for a better future.
(Giona A. Nazzaro)

 
Distinctions
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 15:27
Conférence de Guillaume Marsallon, représentant de La Cimade : 
 
 
 "Migrants : partir, arriver et rester. Des droits et des réalités"
 
         le mardi 8 novembre à 16h45, Amphi G de l'IUT de La Rochelle

 
   L'entrée est de 7€ pour les personnes non adhérentes à l'Université du Temps Libre
 
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Soirée autour de l'action du navire Aquarieus de l'Association citoyenne européenne SOS Méditerranée
 
A l’occasion des Assises de l’économie de la mer organisées à La Rochelle les 8 et 9 novembre prochains une initiative citoyenne vous invite à rencontrer et entendre le témoignage des membres français de l’association européenne SOS MEDITERRANNEE. 


 En huit mois de campagne en mer, le navire Aquarius affrété par l’association citoyenne européenne SOS MEDITERRANEE, a procédé à 35 opérations de sauvetage et porté assistance à 7967 hommes, femmes et enfants en détresse sur l’axe migratoire le plus mortel au monde, entre les côtes libyennes et l’Italie. Alors que l’action de sauvetage de l’Aquarius s’avère plus que jamais indispensable, la mobilisation à terre continue pour sensibiliser les citoyens à la situation en Méditerranée et financer la continuité des opérations.

 

Le mardi 8 novembre prochain à 18 h30, dans la salle de l’Arsenal, ses responsables vous présenteront leur mission et leur premier bilan, un marin de l’équipage et des migrants témoigneront après avoir visionné un documentaire tourné à bord de l’Aquarius

 

Le temps de cette soirée – sans débat ni polémique – nous entendrons la voix de ces hommes et femmes qui se sont réellement engagés dans cette campagne humanitaire pour juste mieux comprendre leur mission et porter leur message.

De cette soirée où sont invités tous « les gens de mer » de La Rochelle ainsi que ceux et celles qui travaillent auprès des migrants naitront peut-être d’autres initiatives …

 

Guillaume Fauvel et Gildas Kerdoncuff,  porteurs du projet à La Rochelle. 
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 10:21

~Calais, le 1er mars 2016

Le démantèlement d’une partie de la zone sud du bidonville de Calais a débuté lundi 29 février et se poursuit mardi 1er mars.

Les associations de soutien aux réfugiés de Calais constatent les faits suivants :

Une expulsion manu militari Des réfugiés sous la menace et la désinformation ont été sommés de quitter leur habitation dans des délais allant de 1 heure à 10 minutes En cas de refus d’exécution, certains réfugiés ont été extraits de leurs abris par les forces de police, et pour certains interpellés immédiatement. Des personnes ont été tenues à distance de leur lieu de vie et empêchées d’y retourner permettant aux forces de police de considérer ces abris comme vides et de procéder à leur destruction.

Des réfugiés montés sur le toit de leurs abris en signe de protestation pacifique ont été tenus en joue par des flashballs puis matraqués et certains interpellés. De nombreux réfugiés n’ont pu ni récupérer leurs effets personnels et leurs papiers d’identité, ni trouver une solution alternative pour leur hébergement.

Les forces de police ont maintenu à l’écart les citoyens par un large cordon qui encerclait les abris concernés par l’expulsion empêchant ainsi le regard citoyen sur les actions des autorités. Cette opération policière s’est accompagnée de gazage massif et d’utilisation d’un canon à eau de manière indiscriminée et non proportionnée face à une opposition qui affichait clairement sa volonté pacifiste.

Ces attaques n’ont fait l’objet d’aucune sommation préalable.

Dès le début des opérations, les policiers ont refusé la mise à l’abri des enfants et des familles dans l’école du Chemin des Dunes, les exposant ainsi aux gaz lacrymogènes et à la violence de la répression.

Un enfant de 13 ans a été interpellé et emmené par les forces de l’ordre, sans possibilité de contact avec lui.

Les agissements de l’Etat ne respectent aucun des engagements pris publiquement

Au regard de ces faits, force est de constater que les agissements de l’Etat ne respectent aucun des engagements pris publiquement depuis plusieurs jours : absence de brutalité et de violence, concertation et dialogue, délai pour la mise à l’abri des personnes.

Le ministre de l’intérieur lui-même indiquait lors de son discours au Mans le 22 février qu’« à Calais, c’est une solution d’hébergement pour tous qui est proposé pour résorber un bidonville. Ce n’est pas de dissoudre la souffrance dans le vide avec brutalité. Ce que nous voulons faire dans la zone sud de la Lande, c’est une opération de mise à l’abri ».

Il poursuivait le 25 février à Bruxelles qu’il « n'a jamais été question pour le gouvernement français d'envoyer des bulldozers sur la lande pour procéder à une dispersion des migrants ».

Ce discours lénifiant de l’Etat ne vise qu’à camoufler la réalité : l’Etat ne respecte pas ses engagements. Il entend parvenir à la démolition complète d’un bidonville qu’il a lui-même créé en avril 2015, et ceci par tous les moyens sans aucune considération pour les réfugiés, ni pour les Calaisiens d’ailleurs. Car tout comme les migrants, ils subissent depuis maintenant plus de 20 ans la même politique de l’échec. Celle qui consiste-de Sangatte à l’actuel démantèlement de la Jungle- à croire qu’en déplaçant le problème on le résoudra.

Organisations signataires

Auberge des migrants Care4Calais Collectif Fraternité Migrants Bassin Minier 62 Comité Sans Papier 59 Emmaüs France FSU 59/62 Help Refugee Itinérance Cherbourg Groupe d'information et de soutien aux immigré.e.s (Gisti) Le Réveil Voyageur Ligue des droits de l'homme (LDH) Dunkerque Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) Dunkerque Salam Nord Pas-de-Calais Secours Catholique Caritas France Terre d'errance Utopia 56

Bidonville de Calais: l'Etat ne respecte aucun de ses engagements

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:21

L'État dépense des dizaines de millions d'euros pour empêcher les migrant-e-s de poursuivre leur route migratoire, des centaines de millions d'euros pour expulser des étranger-e-s vivant tranquillement en famille, ou encore des réfugiés vers leurs pays en guerre comme le Soudan et l’Afghanistan ; il bloque les réfugiés à la frontière italienne au mépris des accords de Schengen, il laisse à la rue des centaines d'enfants étrangers sans famille, et il fait voter des lois de réclusion renforcée des demandeurs d'asile malchanceux.

Derrière cette spectaculaire politique de fermeture, on connaît peu l'entreprise de précarisation grandissante des migrant-e-s par toutes sortes de ruses administratives, et encore moins le travail de fourmi des associations auxquelles l'État délègue la mission d'accueil, d’accompagnement et d' insertion sociale des immigré-e-s. Parmi elles, les 57 Associations de Solidarité avec Tou-tes les Immigré-e-s (ASTI) et leur fédération, la FASTI, sont ainsi mobilisées pour l’égalité des droits de toutes et tous. Leurs actions, comme celles d’une large partie du monde associatif, sont financées majoritairement par des fonds publics à différents échelons - collectivités territoriales, ministères, agence régionale de santé (ARS)… - sur la base d’appels à projets, renouvelés année après année. Ces financements sont nécessaires à la FASTI pour assurer les missions que lui ont confiées les Asti, et notamment de coordination, de formation et de mutualisation des pratiques locales (accompagnement des personnes primo-arrivantes, accompagnement à la scolarité, formation linguistique, orientation vers les structures de droits commun, etc.).

Aujourd’hui, la FASTI est en danger : une récente décision du ministère de l’Intérieur par le biais de la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN) compromet gravement la survie de ce mouvement pour la solidarité et la défense des droits des migrant-e-s. En effet, la DAAEN vient de mettre un terme brutal à la subvention qu’elle accordait à la FASTI depuis plusieurs années, d’un montant de 105 000 euros annuels, une part conséquente d'un budget qui permettait de financer la formation des militant-e-s et bénévoles aux droits des étranger-e-s, aux techniques d’écoute et d’accueil, à la prévention et à la détection des situations de violences faites aux femmes.

Via quelques lignes transmises début août, la DAAEN informe ainsi que « malgré tout l’intérêt porté à votre demande, j’ai néanmoins le regret de vous informer que votre projet n’a pu être retenu au regard des priorisations que l’administration a dû effectuer dans le cadre d’une enveloppe budgétaire contrainte ». C’est dans cette logique néolibérale et de mise en concurrence des associations qu’on choisit, qu’on trie… Une association de plus qui disparaît au nom de priorités (dont nous ne connaissons le contenu) devient juste un acte technique.

Usager-e-s, militant-e-s associatif-ve-s, bénévoles, chercheurs-euses, artistes, éditeurs/éditrices avocat-e-s, médecins …, nous avons fait route avec la FASTI et/ou nous soutenons ses actions. Nous nous reconnaissons dans les batailles menées contre les discriminations sexistes, sociales et racistes, des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, et dans les actions visant à favoriser l’émancipation de toutes et tous (permanence d’accès aux droits, ateliers sociolinguistiques, accompagnement à la scolarité, repas partagé…).

Nous ne pouvons pas accepter que soit ainsi sacrifiée une fédération d’associations et, avec elle, la vie de 25 000 bénéficiaires, l’engagement de 2 000 bénévoles et d’une dizaine de salarié-e-s. Sacrifier la Fasti sous couvert d'économies, c’est faire disparaître une association sérieuse, engagée, militante, qui participe, au quotidien, à faire vivre la solidarité et les engagements contenus dans la déclaration internationale des droits de l’Homme, le préambule de la Constitution française et toutes les conventions en matière de respect des droits humains signés par la France. C’est faire le choix d'asphyxier un contre-pouvoir pourtant nécessaire à la vie démocratique.

Ceci, alors même que le contexte national et international exigerait un renforcement de son action. Le nombre de personnes mourant sur les routes migratoires n'a en effet jamais été aussi élevé, les actes racistes se multiplient et les discours publics ouvertement xénophobes se banalisent, les lois sont de plus en plus répressives, liberticides et suspicieuses à l’égard des migrant-e-s et de leur soutien, quand elles ne contribuent pas à les criminaliser.

Détruire une organisation comme la FASTI, c'est affirmer l'abandon d'une politique migratoire respectueuse des droits humains, c'est affirmer l'abandon pur et simple du principe de solidarité.
Pour une véritable égalité des droits, la FASTI doit vi
vre !

Premiers signataires : Jérôme Ruillier, scénariste et dessinateur de bandes dessinées - Christophe Dabitch, auteur de bandes dessinées et écrivain - Benjamin Flao, scénariste et dessinateur de bandes dessinées - Lionel Brouck, dessinateur de bandes dessinées - Julien Salingue, docteur en sciences politiques - Eric Fassin, sociologue Université Paris 8 - François Brun, sociologue - Pierre Barron, sociologue - Nicolas Jounin, sociologue - Pedro Vianna, poète - Olivier Le Cour Grandmaison, politologue - Françoise Lorcerie, directrice de recherches au CNRS - Emmanuel Terray, anthropologue - Marguerite Rollinde, sociologue - Claude Calame, directeur d'études Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Laure Pitti, historienne - Editions L'Agrume - Grégory Lasalle, documentariste - Romain GOUPIL, cinéaste - Laurent CANTET, cinéaste - Christophe RUGGIA, cinéaste - Brigitte Rouan, cinéaste et comédienne - Patrick PICARD, syndicaliste CGT - Christine KERMOAL, syndicaliste CGT - Birgit HILPERT, syndicaliste CGT - Marc NORGUEZ, syndicaliste CGT - Eric Beynel, secrétariat national de l'Union Syndicale Solidaires - Cécile Gondard Lalanne, secrétariat national de l'Union Syndicale Solidaires - Sébastien Peigney, secrétariat national de l'Union Syndicale Solidaires - Gus Massiah, ancien président du CRID - Abdallah Zniber, ancien président du réseau IDD - Mouhieddine Cherbib, ancien président de la FTCR - Jean Rousseau, président d'Emmaus international - Sissoko Anzoumane, porte parole de la CSP75 (coordination sans papiers 75) et CISPM (coalition internationale des sans papiers et migrants) - Françoise Martres, présidente du Syndicat de la Magistrature - Françoise Dumont, présidente de la LDH - Patrick Farbiaz, représentant de Sortir du colonialisme - La Cimade - MRAP - Comède - GISTI

http://www.humanite.fr/letat-veut-couper-les-vivres-la-fasti-583620

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 13:51

Près de 100 organisations décident de se mobiliser face à la situation que connaissent les migrants en Méditerranée.

Appel au président de la République et à tous les élus

Après les naufrages qui, en Méditerranée, ont provoqué la mort et la disparition d’au moins 2 000 personnes depuis le début de l’année, les chefs d’Etat réunis lors du Sommet extraordinaire de l’Union européenne le 23 avril ont fait le choix non de sauver des vies mais de renforcer un arsenal sécuritaire en grande partie responsable de ces drames.

En vingt ans, plus de 20 000 personnes migrantes sont mortes aux frontières de l’Europe : nos organisations sont consternées par cette politique de non-assistance à personnes en danger.

Face à ces renonciations répétées aux valeurs fondatrices de l’Union européenne, nous appelons le président de la République française et ses homologues européens à mettre en œuvre une autre politique, qui soit conforme au respect de la vie et de la dignité humaine. A cette fin, nos organisations exhortent les Etats membres, dont la France :

· à mettre en œuvre sans délai une véritable opération de sauvetage en mer, dotée de moyens à la hauteur des besoins et portée par l’ensemble des Etats membres, à même de prévenir les naufrages et de secourir efficacement toute personne en détresse ;

· à mettre en place un mécanisme d’accueil des personnes migrantes et réfugiées sur la base de la solidarité entre Etats membres, en activant en particulier le dispositif prévu par la directive européenne du 20 juillet 2001 relative à la protection temporaire en cas d'afflux de personnes déplacées ;

· à ouvrir des voies d’accès au territoire européen pour les personnes migrantes et réfugiées, dans le respect du droit international et européen ;

· à bannir en matière de migrations toute coopération avec des Etats tiers, d’origine et de transit, qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux. La situation exige que l’ensemble des élus locaux, nationaux et européens, prennent leurs responsabilités en participant concrètement à la mise en œuvre de ces solutions. Nous demandons à rencontrer le Président de la République pour que s’ouvre enfin un dialogue sur les politiques migratoires avec nos organisations représentant la société civile.

Organisations signataires :

4D, ACAT France, Acceptess-T, ACORT(Association citoyenne des originaires de Turquie), Action Tunisienne, ADA-Accueil Demandeurs d'Asiles, ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers), ADTF (association Démocratique Tunisienne de France), AFA (Association Française des anthropologues), AEDH, AFEA (Association française d'ethnologie et d'anthropologie), Ailes – Femmes du Maroc, AMF, Amnesty International France, les Amoureux au ban public (national), les Amoureux au ban public Bretagne, Anafé, Ardhis, ATF, ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ASEFRR (Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines), ASSFAM, ATTAC, Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers, CASAS (Collectif pour l'Accueil des Solliciteurs d'Asile à Strasbourg), CCFD Terre-Solidaire, CEDETIM (Centre d'Etudes et d'Initiatives pour la solidarité internationale), Centre LGBT Paris Île-de-France, Centre Primo Levi, la Cimade, CISP75, CISP93, CISPM (Coalition internationale des Sans-papier Migrants), Collectif "Le Cercle de Résistance", Collectif les Engraineurs, Collectif pour une autre politique migratoire de Strasbourg, Collectif de soutien aux migrants sud Aveyron, Collectif UCIJ, le COMEDE, CRID, DIEL (Droits Ici et Là-bas), Dom’Asile, Droits Devant !, ELENA-France, Emmaüs Europe, Emmaüs France, Emmaüs International, Enda Europe, FASTI, FIDH, FNARS (Fédération des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale), Fondation France Libertés, FORIM, Français Langue d’Accueil, France Amérique Latine, FTCR, GISTI, Hors la Rue, IPAM (Initiatives pour un Autre Monde), JRS France, La maison ouverte de Montreuil, Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, Mouvement Utopia, MRAP, PEROU (Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines), Plateforme "Tenons et mortaises, un monde à faire venir", OCU (Organisation pour une Citoyenneté Universelle), R.C.I. (Réseau chrétien-Immigrés), REMDH (Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme), RESF, Réseau Féministe « Rupture », Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau Immigration Développement Démocratie - IDD, Réseau Migreurop, la Revue d’Histoire « Cahiers d’Histoire », Revue « Multitudes », RITIMO, Romeurop, Roussillon-Maghreb, SAMU Social de Paris, Santé Sud, Secours Catholique – Caritas France, Scribest, Si les femmes comptaient, Société Européenne des Auteurs, SOS Migrants (Belgique), le Syndicat de la Magistrature, Terre d’Errance, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaire, Watch the Med – Alarm Phone

6 mai 2015

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 08:52

Les résultats du Conseil européen qui s’est tenu le 23 avril 2015 ne peuvent que susciter la colère. Une fois de plus, l’Union européenne se refuse à traiter la question des migrants et des réfugiés sous un autre angle que celui d’une forteresse qui serait assiégée par des hordes d’étrangers, tout en versant de chaudes larmes sur ces pauvres victimes des passeurs.

Nier ainsi la responsabilité essentielle de l’Europe dans ce scandale, c’est faire preuve de cynisme et d’hypocrisie.

Dans ce concert, la France a pris toute sa place en se bornant à promettre de recevoir quelques centaines de réfugiés syriens.

En se contentant de mesures quantitatives, même si elles sont utiles, en ne changeant pas de politique migratoire, en refusant de mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’accueil des réfugiés, en donnant le pitoyable spectacle d’un manque de solidarité et de pays cherchant à en faire moins que le voisin, l’UE adresse au monde un terrible message : continuez à mourir chez vous ou en mer, l’UE sera là pour assurer le service mortuaire.

Les Européens peuvent avoir honte de leurs gouvernements, les Français en particulier.

LDH nationale

Paris, le 24 avril 2015

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 09:22

LETTRE OUVERTE AUX CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT DE L’UE « Plus d’alibi » pour les décès en mer : changer les politiques, sauvez des vies !

À la veille du sommet extraordinaire de l’UE du 23 avril 2015, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) exhorte les 28 chefs d’État et de gouvernement à reconsidérer de toute urgence les mesures proposées pour remédier à la crise humanitaire en Méditerranée.

Le REMDH appelle les dirigeants européens à concentrer leurs efforts sur le respect des droits humains et non à axer leurs actions sur la surveillance, la collecte de renseignements et le contrôle aux frontières. La protection des personnes migrantes et réfugiées se doit d’être au cœur de leurs préoccupations.

Face à ce contexte tragique, le REMDH regrette profondément que le plan en dix points soutenu par le Conseil conjoint des Affaires étrangères et Affaires intérieures ne reflète que l’obstination de l’UE à aborder les défis migratoires au prisme du renforcement de la sécurité et des contrôles aux frontières. Le refus de l’UE de tenir compte des causes réelles à l’origine des flux migratoires est particulièrement inquiétant. Le plan proposé n’est d’ailleurs qu’une réplique du plan inadapté appliqué à la suite du naufrage d’octobre 2013 au large de Lampedusa.

Le REMDH exhorte les membres du Conseil de l’UE à saisir l’occasion de ce sommet extraordinaire pour réagir à une crise d’une magnitude sans précédent en proposant une réponse de la même amplitude pour relever les défis migratoires.

Il est urgent que les dirigeants européens prennent des mesures concrètes et conformes aux principes affichés de l’U.E. au lieu de politiques qui sont directement responsables d’une Méditerranée devenue le cimetière de milliers d’innocents. Depuis le début de l’année 2015, plus de 1800 personnes sont décédées ou ont été portées disparues dans la Méditerranée. Les estimations sont sans doute en deçà des chiffres réels et s’ajoutent au nombre tristement record de 3200 personnes qui ont perdu la vie en mer en 2014 (selon l’OIM). Si ces tragédies ne sont, malheureusement, pas un phénomène nouveau, leur ampleur est croissante. Au cours des quinze dernières années, le REMDH et d’autres organisations de la société civile n’ont eu de cesse d’exprimer, à l’appui d’analyses documentées, leurs préoccupations auprès des dirigeants de l’UE quant à l’impact des politiques migratoires de l’UE sur les droits des personnes migrantes et des réfugiées tant au sein de l’UE – y compris à ses frontières extérieures – qu’au-delà.

Dans ce contexte, le REMDH demande instamment aux dirigeants de l’UE de :

- mettre en place des mécanismes de recherche et de sauvetage solides au niveau national, au lieu de renforcer les capacités de Frontex, qui n’est pas une agence de sauvetage en mer. L’UE devrait de toute urgence accorder la priorité aux tâches de recherche et de sauvetage, plutôt qu’à la surveillance, et soutenir financièrement et techniquement les instances compétentes de sauvetage en mer dans tous les pays de l’UE concernés ;

- ouvrir des voies de circulation légales et mettre fin à la politique de visas de courts séjour, ainsi que garantir aux réfugiés leur accès au territoire européen afin d’examiner leur situation individuelle.

Le REMDH insiste sur le fait que les passeurs ne sont pas la cause, mais plutôt la conséquence de l’impossibilité pour les personnes migrantes et réfugiées d’accéder au territoire de l’UE. Se voyant refuser le droit de quitter tout pays, y compris le leur, d’une manière sûre, ces personnes sont laissées sans autre choix que d’utiliser la route méditerranéenne.

Les dirigeants de l’UE devraient dès lors reconnaître que la vulnérabilité des personnes migrantes et réfugiées aux abus, aux traitements inhumains et dégradants durant leur parcours est le résultat direct des choix politiques émanant de leurs pays respectifs ;

- répondre immédiatement aux besoins de réinstallation des personnes réfugiées qui ont fui des situations de conflit dans la région sud et est de la Méditerranée ainsi qu’en Afrique sub-saharienne, et ainsi d’honorer les engagements de réinstallations pris lors des conférences du HCR, en particulier concernant la crise syrienne. Un projet pilote tel que proposé par l’UE est insuffisant ;

- cesser de conditionner l’accès à la mobilité en UE pour les ressortissants non européens à la signature d’accords de réadmission avec leur pays d’origine ;

- cesser de considérer la migration comme une menace sécuritaire ce qui alimente les politiques discriminatoires qui empêchent les personnes de circuler, favorise les trafics d’êtres humains et contrevient au droit international. À ce jour, de nombreux pays tiers pénalisent l’émigration non autorisée, en violation du droit de quitter tout pays, droit à force contraignante au niveau international.

L’UE doit cesser d’utiliser la coopération extérieure – et notamment les officiers de liaison immigration - comme moyen de renforcer les contrôles aux frontières qui entravent trop souvent le droit de quitter tout pays y compris le sien, ainsi que le droit de demander l’asile dans de nombreux cas. Le REMDH déplore ces milliers de morts qui auraient pu, qui auraient dû être évitées, et rappelle qu’il revient aux décideurs européens de ne pas se contenter d’exprimer un intérêt de pure forme pour les défis migratoires, mais bien de les relever à l’aide de mesures concrètes, dans l’intérêt des hommes, des femmes et des enfants qui risquent sinon de connaître le même sort en traversant la Méditerranée.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:15

~~ Bruxelles, le 15 octobre 2014

Les Etats membres de l’Union européenne ont décidé de mettre sous pression les demandeurs d’asiles et plus généralement les migrants. L’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) regrette cette double opération de police et de propagande.

Une opération de police. Pendant 13 jours, les forces de police avec l’aide de l’agence Frontex et d’Europol et sous la responsabilité politique du Conseil européen vont procéder à des contrôles de papiers dans l’espace Schengen et aux frontières extérieures de l’Union.

Une opération de propagande. Il est prévu que cette opération de grande envergure intercepte et collecte des données personnelles sur les détenteurs de faux documents, les demandeurs d'asile déboutés mais aussi sur les passeurs. L’AEDH juge profondément choquant de mettre sur le même plan les uns et les autres, tous considérés comme des criminels. Est-ce cela que signifie « mettre fin au drame de la migration » ?

Une semaine après le festival « Sabir » qui a commémoré le drame de Lampedusa d’octobre 2013, un mois après le dernier de ces naufrages meurtriers, au bout du sinistre compte qui fait dire que 3000 migrants sont morts en mer en ces mois de 2014, l’Union européenne reprend la chasse. Et ainsi au lieu de présenter les migrants comme des victimes, la communication utilisée les transforme en autant de dangers. Si ce n’était pas tragique, ce serait une mascarade : appliquer le même but, c’est-à-dire le même traitement aux victimes – les trépassés – qu’aux criminels – les passeurs – témoigne d’une volonté politique qui désigne l’immigration comme un problème dont la solution n’est que répressive.

Quelques jours après la session à Luxembourg du Conseil européen dans sa formation Justice et Affaires intérieures (JAI), l’opération ainsi lancée doit-elle être considérée comme la concrétisation de la politique d’immigration choisie par les gouvernements avec la nouvelle Commission européenne en exécutrice des basses œuvres ?

Quoiqu’il en soit, l’information sur la réalité de cette opération est restée extrêmement limitée, à tel point que le Parlement européen n’en a pas été averti et qu’aucune information n’a été présentée sur les suites des interpellations. S’agissait-il d’une opération qui devait rester secrète pour être efficace ? Ce serait la démonstration évidente d’une méconnaissance stupéfiante de la réalité. S’agissait-il d’une opération de propagande qui devait devenir publique pour remplir son office ? Ce serait la démonstration de l’inutilité de ces contrôles.

On ne peut que s’étonner du manque de lucidité révélée par les quelques éléments dont on dispose pour en juger. Comment font les passeurs quand ils sont convaincus de l’imminence d’un contrôle ? Soit ils abandonnent les personnes à leur errance, soit ils diffèrent leur « livraison » de quelques jours. Au bout du compte, seuls les passeurs ne sont pas inquiétés et c’est le séjour irrégulier des migrants et des demandeurs d'asile qui est considéré comme un délit criminel, au rebours de la jurisprudence de la Cour de Justice de l’UE.

Dans ce contexte l’AEDH maintient que la migration n'est pas un crime et que les demandeurs d’asile et les migrants à la recherche de meilleurs conditions de vie ne sont pas des délinquants.

Elles et ils ont des droits!

Les migrants ne constituent pas une menace et les réfugiés ne sont pas des envahisseurs. L’AEDH agit pour que leurs droits leurs soient reconnus et pour que l’UE organise la politique commune d’accueil digne des principes d’universalité de l’humanité qu’elle prétend défendre.

Contact : AEDH, Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme 33, rue de la Caserne. B-1000 Bruxelles Tél : +32(0)25112100 Fax : +32(0)25113200 Email : info@aedh.eu

L'Association Européenne pour la Défense des Droits de l'Homme (AEDH) regroupe des ligues et associations de défense des droits de l'Homme des pays de l'Union Européenne. Pour en savoir plus, consultez le site www.aedh.eu.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 17:44

 

 

Sud-Ouest 8 11 2013

 

 

 

 

FIDL - UNL - Solidaires Étudiant-e-s - UNEF

FSU - CGT Éduc'action - SUD Éducation   

GISTI - LDH - La Voix des Roms - RESF – JC

 

2 novembre 2013

 

Il faut entendre la jeunesse :

> retour des expulsés, régularisation !

 

À l'initiative du Réseau Éducation sans Frontières, des représentants de syndicats lycéens et étudiants, de syndicats de personnels de l'éducation, et d'associations des droits de l'homme ont tenu une réunion unitaire le 28 octobre pour envisager les suites à donner aux inadmissibles expulsions de jeunes scolarisés auxquelles le gouvernement a procédé ces deniers mois.

 

Pour nous, il est hors de question d'accepter que la scolarité d'élèves soit saccagée par des décisions injustes, arbitraires et brutales. Tout élève doit pouvoir mener sa scolarité à terme, quels que soient sa nationalité, son statut ou celui de ses parents. La disparition d'un élève, capturé dans le cadre scolaire ou ailleurs, est un événement intolérable.

 

Nous exigeons le retour des élèves expulsés avec leurs familles : de Khatchik, lycéen parisien expulsé en Arménie, de Léonarda avec toute sa famille, expulsées au Kosovo, mais aussi de Cheikh Kouyate, lycéen de Crest (Drome) expulsé au Mali en juin alors qu'il allait passer une épreuve de baccalauréat, de David Victor, élève malgache de BTS au lycée L. Rascol d'Albi expulsé en mai, de Dreini Kalanderi, élève kosovar du lycée d'Audincourt expulsé le 1er octobre, et de tous ceux et de toutes celles qui ont sans doute été expulsés en silence.

 

Un changement profond de la politique migratoire menée depuis des années par les gouvernements successifs est indispensable.

 

Nous exigeons un changement de loi afin que l'expulsion des jeunes en parcours de formation (apprentis, lycéens, étudiants...) ne soit plus possible. Leur régularisation, comme celle des familles d'enfants mineurs, doit être la règle.

 

Pour atteindre ces objectifs, les syndicats lycéens appellent les élèves à engager l'action dès la rentrée, dans tous les établissements. Des manifestations sont notamment d'ores et déjà prévues le mardi 5 novembre et le jeudi 7 novembre. Les syndicats et les associations représentées apportent leur soutien au mouvement lycéen, et l'accompagneront avec leurs moyens spécifiques.

 

Nous appelons à manifester massivement aux côtés des lycéen-ne-s à La Rochelle,  ce Jeudi 7 novembre. RV 10h 30, Place de Verdun

 

 

 

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