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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 22:30

Lettre à madame Anne Hidalgo Maire de Paris Hôtel de ville de Paris

Paris A Paris, Le 11 août 2015

Madame la Maire,

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s’associe aux termes de la lettre que Taoufiq Tahani, président de l’une de nos associations l’AFPS vous a adressée. Madame la maire,

C’est avec incrédulité que nous avons appris l’opération « Tel-Aviv sur Seine » programmée le 13 août dans le cadre de Paris-plage. Il ne faudrait y voir, dans la suite de votre voyage en mai dernier, aucune signification politique, mais simplement un sympathique exemple de coopération entre deux villes. L’occasion offerte aux Parisiens de « profiter de la plage et de la douceur de Tel-Aviv », de son ambiance festive et, pourquoi pas, de gagner des produits de la mer Morte…

Mais il y a un hic, Madame la maire.

Tel Aviv n’est pas Copacabana et il n’est pas possible de faire comme si cela intervenait hors de tout contexte politique. Nous sommes précisément à un moment extrêmement dangereux : celui de la fuite en avant du gouvernement israélien le plus extrémiste de l’histoire, déterminé à développer la colonisation et à faire obstacle à toute solution politique fondée sur le droit.

Alors que le carnage de l’été dernier reste dans toutes les mémoires et que se poursuit le blocus de Gaza, alors que les snipers de l’armée ont carte blanche face aux manifestants palestiniens en Cisjordanie et que les colons fanatiques ont dévoilé jusqu’où va leur idéologie criminelle et raciste, il est urgent pour les dirigeants israéliens de tenter de détourner les regards de ces faits qui chaque jour les accusent.

Il leur faut faire diversion et c’est précisément le cas avec cette opération de communication au goût amer, qui est une bien étrange façon de faire écho aux massacres de l’été dernier.

Comment évoquer la douceur de Tel-Aviv sans avoir à l’esprit le fait que les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas accès aux plages de Gaza ? Que sur ces dernières plane toujours la menace des drones et qu’on peut au loin deviner les bâtiments de la marine de guerre israélienne en charge du blocus.

Comment permettre de distribuer des produits de la mer Morte, elle-même interdite aux Palestiniens, en oubliant que pour l’essentiel ces produits proviennent des colonies de la vallée du Jourdain ?

Madame la maire, nous ne sommes pas dupes de l’objectif recherché par les diverses agences de communication mobilisées pour tenter de redorer le blason d’un Etat qui tourne aujourd’hui le dos à la paix. Nous sommes consternés par la facilité avec laquelle la ville de Paris semble avoir accepté de s’y prêter et osons attendre de vous une déprogrammation de l’événement.

Je vous prie de croire, Madame la maire, en toute ma considération.

Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS

Nous vous demandons de bien vouloir recevoir notre délégation qui se rendra à l’Hôtel de ville de Paris, mercredi après-midi

Veuillez recevoir, Madame la Maire, nos meilleures salutations

signataires membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l'Homme et non-violence - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Droit-Solidarité – Ensemble - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 06:25

CONFERENCE DE MADAME MAÏSANA MORANY LE JEUDI 9 AVRIL 2015 à 20 h 00 de L'INSTITUT ADALAH - Chargée de Cours de DROIT CONSTITUTIONNEL ET ADMINISTRATIF à l'UNIVERSITE DE HAÏFA

MAISON DES ASSOCIATIONS DE BONGRAINE 99 rue Nicolas Gargot 17000 LA ROCHELLE

Précédée à 19 heures d'un Buffet de Spécialités Palestiniennes.

Le 9 Avril, le Collectif Rochelais pour la Palestine reçoit la juriste palestinienne Maisana MORANY pour une conférence-débat à l'occasion de la journée de la terre. L'invitée du collectif travaille au centre Adalah basée dans la ville de Haïfa.

Au delà de la de courtoisie de bien recevoir notre hôte, deux raisons politiques majeures justifie l'appel du collectif pour une mobilisation massive pour cette action:

1) Ce débat va avoir lieu trois semaines après les élections législatives israéliennes qui ont abouti, encore une fois, à la victoire de la droite et l'extrême droite israéliennes. Comme à chaque élection, la classe politique juive israélienne se réclamant du sionisme montre, avec arrogance, son vrai visage colonial, raciste et belliqueux. Quelques jours avant le jour du vote, le future vainqueur des élections NETANYAHOU, a déclaré que sous sa règne il n'y aurait pas un État palestinien.

A vrai dire, cette déclaration n'a surpris que ceux qui ne veulent pas voir en Israël un projet colonial. En ce qui concerne les Palestiniens de 1948 ( les Palestiniens qui se sont accrochés à leur terre après la création d'Israël en 1948), ils se sont mobilisés et ont voté plus que d'habitude et les politiques palestiniennes se sont présentées en front uni. Face à cette mobilisations d'électeurs, NETANYAHOU a qualifié les électeurs palestiniens de rats. Malgré les obstacles dressés, sur le route des formations politiques palestiniennes, par la droite et l'extrême droite, les électeurs palestiniens ont reussi à obtenir un nombre de députés jamais atteint auparavant (14 députés). Sur ces deux points, Maisana a sûrement beaucoup de choses à nous apprendre.

2) La situation dans le territoire palestinien occupé en 1967, à savoir la Cisjordanie, Jérusalem et la bande de Gaza est humainement catastrophique et politiquement dans l'impasse.

Depuis la dernière agression de l'été dernier, la Bande de Gaza et ses habitants sont toujours soumis à un blocus criminel et l'aide promise pour le reconstruction des infrastructures, des bâtiments publics et des conditions de vie de dizaines de milliers d'habitants, se fait attendre. Quand à la Cisjordanie, elle continue à être grignotée méthodiquement par les colonies. Face à cette situation, ne faut-il pas remettre en cause la pertinence de la solution de deux États ?

Localement, le Collectif a sollicité la Faculté de Droit et le Lycée Valin, pour une intervention de notre juriste palestinienne devant les élèves et les étudiants de ces deux établissements. Ces deux propositions ont reçu des réponses négatives sans explications convaincantes. Devrons-nous voir dans ce refus une censure contre une voix palestinienne authentique ? La Faculté de droit marche-t-elle sur les trace d'autres universités qui annulaient systématiquement des conférences et colloques sur la Palestine?

* Mme Maisana MORANY sera le 7 avril à Poitiers et le 8 avril à Rochefort pour deux conférences-débat successives.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:35

11 mars 2015 Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme et président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, nous livre la difficulté pour les organisations non gouvernementales internationales de défense des droits de l’Homme à rejoindre Gaza, pour témoigner.

L’immense paquebot échoué à terre qu’est le bâtiment d’Eretz, point de passage obligé pour Gaza depuis la fermeture de la frontière entre l’Egypte et ce territoire, s’est humanisé. Nous n’attendons plus en plein vent ou sous le soleil, selon le mois, sur le parking toujours animé par un ballet de taxis en attente de clients. Nous attendons dans le bâtiment lui-même. Il faut dire que le ventre de l’immeuble est vide. L’espace de cathédrale, la hauteur vertigineuse, contrastent avec les deux guichets ouverts et les dix personnes qui patientent. La modernité du lieu, entièrement financé par l’Union Européenne, et la présence insécurisante de civils armés et de militaires désarmés contribuent pour beaucoup à cette atmosphère qui fait que l’on sent que tout est ici possible et d’abord le pire.

La réalité frappe dans les minutes qui suivent.

Les palestiniens présents dans la file sont priés de se mettre de côté par un militaire qui aboie. Cette exclusion éveille la mémoire et d’autres images d’un autre temps défilent devant mes yeux. Ils obtempèrent résignés.

J’ai honte car nous ne réagissons pas, comme les palestiniens nous ne pouvons pas réagir si nous voulons pénétrer à Gaza. Et voici le temps de l’examen sous l’œil rigolard d’un militaire qui ne parle qu’hébreu. Nous remettons nos passeports et nous attendons de nouveau. Une visite aux toilettes donne une idée du mépris dans lequel nous sommes tenus.

Attendre, voici bien une occupation à laquelle les autorités israéliennes aiment astreindre ceux qui doivent solliciter leur autorisation. Un soldat sort de son cube et se dirige vers nous. Un seul membre de la délégation est autorisé à entrer. Elle est finlandaise, les deux autres, belge et français mais nés en Arabie saoudite et à Alger, n’ont pas reçu d’autorisation : leurs requêtes est encore à l’étude…

Cela fait 5 semaines que le consulat de France a déposé nos demandes. Comme au poker, mais en sachant que l’on sera toujours perdant, il faut payer pour voir car les autorités israéliennes ne répondent pas. On sait si l’autorisation est accordée qu’en se présentant à Eretz. Rapide délibération : Anita entrera à Gaza, nous reviendrons demain. Nous prévenons nos amis à Gaza et nous repartons à Jérusalem. Direction Ramallah pour retrouver d’autres amis palestiniens.

Le lendemain nous reprenons la route d’Eretz aux aurores avec la même incertitude. Le même processus se reproduit en tout point identique. Au bout d’une heure nous sommes fixés sur notre sort : nos demandes sont toujours à l’étude ; A l’étude de quoi ? Nous ne le saurons jamais. Nous subissons le même sort que les autres ONG internationales de défense des droits de l’Homme : il nous est interdit de constater les dégâts, nous ne devons pas nous faire l’écho du désespoir des Gazaouis.

Nous avions prévu un plan B.

Nous partons pour le Néguev nous rendre compte par nous même du sort réservé à ces citoyens israéliens de seconde zone que sont les bédouins. Les mots résonnent durement, ils sont les mêmes que dans les territoires occupés : colonisation, colons, colonies juives, destructions de villages, appropriation de terre, pas d’école, pas d’eau, pas d’électricité.

Malgré un espace largement suffisant pour tous, c’est précisément là où un village bédouin tente de survivre dans des conditions indignes que l’on veut installer une colonie juive. Sauf que là nous sommes en Israël et que ceux et celles qui subissent expulsions et répression sont, officiellement du moins, des citoyens de cet Etat ….

On me dira qu’il n’y a là rien de nouveau et que la dernière guerre faite aux habitants de Gaza fût atroce et que, venant la région depuis plus de 30 ans, je devrais être habitué. Outre que c’est la première fois que je me vois interdire d’entrer à. Gaza, je ne m’habitue pas à ce mélange de mépris, d’arrogance et d’humiliations infligées volontairement. Il faut en permanence montrer qui est le maître et que tout dépend de son bon vouloir.

Revoir nos amis juifs israéliens qui se battent aux côtés des bédouins ou qui dénoncent la politique des autorités israéliennes ne contribuera pas à apaiser ma colère. Aucun d’entre eux n’a d’espoir à court terme.

Les prochaines élections n’ouvriront aucune perspective.

Entre ceux qui veulent annexer les territoires occupés et expulser les palestiniens Israéliens ou non de l’autre côté du Jourdain, ceux qui misent sur le statut quo pour épuiser encore un peu plus la résistance du colonisé et ceux qui veulent « négocier », aucun ne parle de paix, c’est à dire de reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 67. Il faudra, selon eux, aller encore plus au fond pour espérer que la société israélienne renoue avec d’autres valeurs que l’expression brute de la force.

Un seul point fait l’unanimité entre tous, palestiniens et israéliens, le poids de l’étranger.

Laissant de côté l’indécrottable allié américain, c’est vers l’Union Européenne que l’on se tourne en espérant qu’enfin elle comprenne que rien ne pourra avancer sans qu’il soit clairement signifier à Israël que le temps de l’impunité est passé.

Les récentes prises de position gouvernementales ou parlementaires en faveur d’un Etat palestinien ont soulevé bien des espoirs.

Mais cela ne suffit pas. Depuis des décennies l’Union Européenne ne cesse de financer ce qu’Israël détruit impitoyablement à chaque occasion. Bonne fille, l’Union Européenne reconstruit et contribue largement à la survie d’une Autorité Palestinienne qui tente de pallier le désastre économique et social par des effectifs pléthoriques. Il fallait mieux accueillir les palestiniens de Gaza venant travailler en Israël, l’U.E. a payé Eretz. En fait, elle a payé un enfermement encore plus rigoureux des habitants de Gaza.

C’est quotidiennement que les chancelleries européennes sont l’objet d’humiliations et de vexations de toute sorte quand leurs représentants ne se font pas tirer dessus. C’est tous les jours qu’un projet de voyage en Europe capote parce que le maître israélien délivre après la date requise le précieux sésame. Jamais on a vu déployer autant d’efforts diplomatiques qui n’essuient autant de rebuffades.

Il est temps que cela cesse.

Il faut signifier à l’Etat d’Israël qu’il n’est qu’un Etat comme un autre et que même l’histoire de l’Europe ne saurait justifier son emprise sur un autre peuple.

Il se dit que, pour la première fois, l’Union Européenne réclamerait des compensations pour les dégâts infligés aux infrastructures de Gaza qu’elle a payées. Il serait bon en effet de cesser de dilapider les fonds de l’Union. Mais, il faut aller plus loin. Il faut rétablir une égalité de traitement entre Israël et les pays de la région. Il faut montrer que les liens particuliers qui existent entre l’Europe et Israël ne sont pas incompatibles avec une égalité de traitement entre tous les pays de la région. Soumettre les citoyens et les citoyennes d’Israël au même régime de visas que celui qui est imposé à tous les habitants du Moyen-Orient ne serait que justice et enverrait un double signal : à Israël que l’Union Européenne n’est plus prête à accepter tout et n’importe quoi. Aux palestiniens et aux autres pays de la région que le temps de la coupable indulgence est terminée. Je n’ignore pas que nombre de citoyens israéliens bénéficient d’une double nationalité, je n’ignore pas le poids symbolique d’une telle mesure, je n’ignore pas non plus les réticences voire plus qu’elle suscitera. Mais plus qu’un boycott généralisé et inefficace, astreindre tous les citoyens d’Israël au même régime de visas que leurs voisins contribuera à diminuer le sentiment d’impunité qui règne en Israël.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 17:11

Le 28 novembre prochain, l'Assemblée Nationale votera sur la reconnaissance d'un Etat palestinien. 135 pays ont déjà reconnu officiellement l'Etat de Palestine.

Dans le contexte actuel où certains dans les milieux dirigeants israéliens tentent d’amener le conflit sur le terrain religieux, il est urgent d’affirmer avec force qu’il n’y aura de solution que politique et fondée sur le droit

Les associations soussignées du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) qui militent depuis plus de 10 ans pour l'existence de deux Etats, un Etat palestinien dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est comme capitale à côté de l'Etat israélien, appellent solennellement les députés français à voter en faveur de cette reconnaissance, comme viennent de le faire plusieurs parlements européens.

Certes, cela ne sera qu'un premier pas, mais ce premier pas aura des conséquences non négligeables puisque Israël sera alors reconnu officiellement comme occupant le territoire d'un Etat souverain. Ce vote sera l'affirmation que le respect du droit international par Israël est le seul moyen d’avancer vers une paix juste et durable.

Nous appelons au rassemblement du vendredi 28 novembre à 18h30 Place des Innocents à Paris ainsi qu’à ceux organisés dans différentes villes – à l’appel des organisations du CNPJDPI pour la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine.

Signataires du CNPJDPI : Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Droit-Solidarité – Ensemble - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) - Organisation de Femmes Egalité – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:24

Le Monde.fr | 12.08.2014 |Par Patrick Baudouin (avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH))

Pourquoi cette peur, cette retenue à condamner sans réserves les crimes d'Israël ? La population civile de la prison à ciel ouvert qu'est Gaza est soumise à un véritable carnage. Ce sont des femmes et des enfants qu'on assassine de façon aveugle et disproportionnée. Le déséquilibre des forces en présence est criant. D'un côté près de 2000 Palestiniens qui ont été tués, dont environ 80% de civils et plus de 250 enfants, et de l'autre 64 militaires et 3 civils israéliens.

Pourquoi cette passivité, cette complaisance, cette impuissance ? L'opération « Bordure protectrice » est un épiphénomène dramatique qui ne doit pas occulter une réalité de beaucoup plus longue durée, qui est qu'Israël ignore depuis près de 50 ans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui ont toutes exigé le retrait des territoires occupés et l'arrêt de la colonisation.

Pourquoi l'Etat d'Israël est-il le seul vis-à-vis duquel est tolérée l'absence de soumission au droit international ? Les agissements israéliens dans le cadre de l'opération militaire en cours constituent sans discussion possible des crimes de guerre tels que définis par le Statut de la Cour pénale internationale, à savoir le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des biens de caractère civil, qui ne sont pas des objectifs militaires.

Certes les tirs de roquette du Hamas visent de façon également indiscriminée des populations civiles. Ces actes sont tout autant condamnables et identiquement qualifiables. Mais il suffit de se référer au nombre de victimes occasionnées par les uns et les autres pour en mesurer la disproportion. Alors qu'Israël ne connaît pratiquement que des pertes militaires, Gaza est soumis à un déluge de feu et de sang et avec des victimes principalement civiles.

Bien sûr Israël a droit à la sécurité mais ce n'est pas en utilisant toujours plus la force, la répression et la violence aveugle qu'il obtiendra cette sécurité. Qu'Israël respecte le droit international, les droits des palestiniens et alors en cas de viol de sa sécurité cet Etat aurait toute légitimité à se poser en victime. Mais les autorités israéliennes préfèrent jouer aux pompiers pyromanes : pousser les palestiniens vers toujours plus de désespoir et de radicalisation. Demain sera alors pire qu'aujourd'hui.

LA VIOLENCE AVEUGLE NE CONDUIT PAS À LA SÉCURITÉ

Israël se targue souvent d'être la seule démocratie de la région, mais précisément une démocratie pour mériter ce nom doit respecter les règles de droit vis-à-vis de tous et pas seulement de ses propres citoyens, ou alors il s'agit d'un leurre. Il est choquant de constater que les plus courageux et les plus lucides pour dénoncer la politique du gouvernement israélien sont des israéliens eux-mêmes, malheureusement minoritaires. Il serait souhaitable que les Occidentaux puissent avoir le même courage. Contester la politique israélienne comme on est en droit de contester celle de n'importe quel autre pays n'est pas être ennemi du peuple juif et ne saurait être assimilé de façon malhonnête à une marque d'antisémitisme.

Il faut revenir à l'application de la règle de droit et contraindre Israël à suivre cette voie, et ne pas laisser les autorités israéliennes déployer leur propagande sur l'utilisation de la légitime défense : tuer des femmes et des enfants réfugiés dans une école ne pourra jamais être considéré comme tel au regard du droit international.
Qui aura le courage d'affirmer et d'imposer ces principes, seuls de nature à mettre un terme à un engrenage infernal qui ne peut conduire qu'au pire, y compris pour Israël ? Il n'est pas d'exemple dans l'histoire que l'on puisse indéfiniment bafouer les droits de tout un peuple par le recours à la force. Cela doit être le rôle de l'Union européenne, avec la France en tête : avoir le courage et la clairvoyance de mettre des mots sur ce qui est en train de se passer, et contraindre par tous moyens Israël à cesser cette opération meurtrière.

Aussi, cet engrenage ne fera que se répéter éternellement si l'impunité demeure la règle. La justice pénale internationale doit pouvoir agir, qualifier les actes commis et sanctionner les auteurs, pour rendre justice aux victimes et créer l'espoir que ces crimes ne se répètent pas à l'avenir. Forte de son statut d'Etat observateur auprès des Nations unies, l'Autorité palestinienne doit accepter la compétence de la Cour pénale internationale, et le Bureau du Procureur de la CPI doit au plus vite ouvrir un enquête sur les crimes commis à Gaza.

§ Patrick Baudouin (avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH))

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/12/gaza-impossible-de-se-taire_4470612_3232.html

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:19

SAMEDI 09 AOUT 2014 A 17H00 - PLACE DE L'HOTEL DE VILLE A LA ROCHELLE

A Gaza, la trêve de 72h00 se termine demain matin. Pour l'instant, elle a été respectée de part et d'autre. C'est un immense soulagement pour la population de ce territoire palestinien qui a souffert le martyr depuis le 8 juillet dernier. Pour autant rien n'est acquis, loin s'en faut. C'est pourquoi nous devons continuer notre action en nous rassemblant massivement samedi prochain pour réclamer à nouveau "une paix juste et durable" sur cette terre. Cette paix ne peut passer que par l'arrêt du blocus de Gaza, l'arrêt de la colonisation en Cisjordanie, la libération des prisonniers politiques, le respect du droit international et la cohabitation pacifique des deux états dans les frontières de 1967 Le Collectif La Rochelle Palestine Solidarité vous rendez-vous pour un rassemblement et une manifestation ce SAMEDI 09 AOUT 2014 A 17H00 - PLACE DE L'HOTEL DE VILLE A LA ROCHELLE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Communiqué du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

Après un mois d'intervention militaire dans la bande de Gaza, le bilan des pertes humaines est considérable : plus de 1800 victimes dont 400 enfants. La situation humanitaire est très préoccupante : l'eau potable manque, les fournitures médicales sont épuisées, de nombreuses infrastructures sont détruites tandis que 250 000 Palestiniens de Gaza sont aujourd'hui déplacés. En Cisjordanie occupée la répression s'est accentuée.

Une trêve est à l'œuvre, permettant de mettre un terme temporaire au massacre des Palestiniens de Gaza, le troisième en 6 ans. Mais l'arrêt des bombardements pour essentiel ne saurait suffire, le droit doit s'appliquer : le blocus de Gaza doit être levé, les prisonniers doivent être libérés.

Le gouvernement français a pris dès le début de l'intervention armée israélienne une position scandaleuse totalement alignée sur la politique colonialiste, agressive et criminelle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Celle-ci s'est accompagnée d'entraves inacceptables au droit de manifester et d'une volonté de criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien. Suite à la mobilisation populaire massive, le gouvernement n'ose plus afficher aussi ouvertement son parti pris pro-israélien. Mais ses déclarations restent vides si elles ne s'accompagnent pas d'actes concrets permettant de faire appliquer le droit dans la région. Et pour faire appliquer le droit, des sanctions immédiates doivent être mises en œuvre. Il faut cesser immédiatement toute coopération militaire avec Israël, mettre un embargo total sur les armes à destination d’Israël. Dans le même temps, il faut agir pour la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël, sur la base de son article 2. Il faut aussi s’en prendre directement à la colonisation en interdisant l’entrée des produits des colonies sur le sol français et en interdisant toute relation d’affaires en rapport avec la colonisation.

La mobilisation citoyenne se poursuit pour que le gouvernement français agisse en ce sens. Notre solidarité avec la lutte du peuple palestinien ne faiblira pas.

Manifestation le samedi 9 août 2014, à 15h00, à Paris, Place Denfert-Rochereau

Halte à l’agression israélienne Levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza Libération de tous les prisonniers Sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international Soutien à la résistance du peuple palestinien Oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité

Les organisations membres du Collectif national

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Droit-Solidarité – Ensemble - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - le Mouvement de la Paix – les Alternatifs - les Femmes en noir - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) - Organisation de Femmes Egalité – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 13:58

~~une analyse de la situation du conflit israélo-palestinien par D. de Villepin, qui mériterait d’être largement diffusée et « entendue par nos dirigeants ». Tribune publiée le 31 juillet dans Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-

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" Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »

Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.

Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l'existence et à la sécurité d'Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d'État constitué.

Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l'éternel retour de la guerre qu'il est temps de parler et d'agir. Il est temps de mesurer l'impasse d'une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada.

Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s'abstienne lorsqu'il s'agit d'une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël?

Quelle impasse pour la France que cet esprit d'alignement et de soutien au recours à la force. Je crois que seule la vérité permet l'action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C'est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées. L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.

Ayons le courage de dire une première vérité:

il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité.

L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C'est la spirale de l'Afrique du Sud de l'apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d'iniquité et de bantoustans humiliants. C'est la spirale de l'Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle. Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d'un peuple pour les agissements de certains.

Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu'on assassine ces derniers, d'autant moins qu'on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique.

Qu'on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l'Irlande dans les années 1970?

Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu'on leur a fait jouer.

Je ne peux accepter d'entendre que ce qui se passe en Palestine n'est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs.

Je ne peux accepter qu'on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d'«eau sale» et à la misère du blocus.

Car je ne peux accepter qu'on nie qu'il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune. Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël.

La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n'est pas «comment?», c'est «qui?». Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s'engager dans une logique où il n'y aurait plus que la soumission ou l'élimination.

Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd'hui c'est une logique folle qui s'est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d'une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d'une partie du peuple israélien est aujourd'hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.

Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s'interroge sur l'utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l'Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.

Face à l'absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C'est au premier chef la responsabilité de la France. Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale.

* Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu'il ne soit trop tard, tout particulièrement à l'heure où il est question d'une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu'elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.

*Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale. C'est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.

* Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c'est l'interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l'imposer par la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l'économie et la société sur ces territoires par un plan d'aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l'ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.

Nous n'avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle.

Parce qu'elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l'espoir même d'un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l'idée même de la justice.

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 22:00

~~Urgence Palestine

Devant l'atroce agression d'Israël en territoire de la Palestine et en particulier dans la Bande de Gaza, en assassinant plus de 1000 gazaouis et en blessant plus de 6000, nous ne pouvons rester indifférent devant ce crime contre l'humanité.

C'est pourquoi, le Collectif Rochelais pour la Palestine appelle toutes les citoyennes et citoyens de Charente-Maritime à se RASSEMBLER tous les MERCREDIS à 18h, sur le Vieux Port, au pied de la Statue DUPERE à La Rochelle et à MANIFESTER tous les SAMEDIS à 17h, Place de l'Hotel de Ville à La Rochelle.

Le Collectif s'est adressé aux Députés-es et Sénateurs de la Charente-Maritime et a été reçu par la Préfète du département à La Rochelle vendredi 25 juillet à 17h30. Voir en PJ le document. La Communauté internationale tarde à réagir et les dirigeants de notre pays, du Président de la République au 1er Ministre en passant par le Ministre des Affaires Etrangères égarent la diplomatie française en envoyant des signaux de stigmatisation du mouvement de solidarité des manifestants, qui s'amplifie d'ailleurs, pour les droits du peuple Palestinien. Nous comptons sur votre esprit de solidarité pour demander à nos dirigeants qu'ils fassent pression sur Israël pour le retrait immédiat des troupes, l'arrêt des bombardements, et la levée du blocus illégal et inhumain sur GAZA, l'arrêt de la répression et de la colonisation en Cisjordanie et l'application du droit international et des résolutions de l'ONU jusqu'ici ignorées par Israël en toute impunité.

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Voici l’appel national à manifester le même jour à Paris

Appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ~~Samedi 2 août, à 15 heures, de Denfert-Rochereau aux Invalides

Halte à l’agression israélienne Levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza Libération de tous les prisonniers Sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international Soutien à la résistance du peuple palestinien Oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité

Signataires

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Droit-Solidarité – Ensemble - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - le Mouvement de la Paix – les Alternatifs - les Femmes en noir - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) - Organisation de Femmes Egalité – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 22:37

A La Rochelle, ce Samedi 19 juillet à 16h 30, rassemblement place de l'Hôtel de ville pour que cesse l'escalade à Gaza!

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Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, communiqué du 17 juillet:

Palestine/Israël : la France doit s’affirmer clairement pour le respect du droit international et mettre un terme à l’impunité d’Israël

Une délégation de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine1 a été reçue mercredi 16 juillet 2014 par Jean Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée, et Emmanuel Bonne, conseiller Moyen-Orient du Président de la République.

Les associations ont exprimé leur profonde inquiétude vis-à-vis de la situation dans la bande de Gaza. Elles ont rappelé la nécessité d’actions claires et assumées du gouvernement français en faveur d’un cessez-le-feu durable pour mettre fin au massacre des populations. Elles ont souligné l’importance d’articuler ce cessez-le-feu à un processus politique impliquant la fin du blocus de Gaza, l’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie et, d’une manière plus générale, de l’occupation de la Palestine selon les termes mêmes du droit international. A cet égard, elles ont demandé la condamnation systématique par la France des punitions collectives et autres actes de « vengeance » tels que le dynamitage de maisons, pratiquées à l’encontre des populations civiles.

Dans ce contexte, les associations ont indiqué que le message de soutien adressé par François Hollande au Premier ministre israélien B. Netanyahou avait été compris comme un feu vert donné au gouvernement israélien à la violence et aux représailles contre la bande de Gaza.

Elles ont également regretté que le message envoyé à M. Abbas le lendemain déplorant « que les opérations militaires en cours aient déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes » n’ait pas été transmis de manière publique à M. Netanyahou et que la France qui a pointé la responsabilité du Hamas n’en ait pas fait de même avec l’Etat d’Israël.

Elles ont enfin déploré que des dossiers tels que l’abrogation de la circulaire Alliot Marie, n’aient pas plus d’écho. En février 2010, la Ministre Alliot-​​Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre - cir­cu­laire aux Par­quets d’engager des pour­suites contre les per­sonnes appelant ou par­ti­cipant à des actions de boycott des pro­duits déclarés israé­liens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assi­milait ces actions à de la pro­vo­cation à la dis­cri­mi­nation ou à la haine raciale.

Tout ceci, ont-elles souligné, nourrit un « deux poids deux mesures » très amèrement ressenti par les populations au Proche-Orient et par beaucoup de nos concitoyens et de nombreuses associations de solidarité et de défense des droits mobilisés sur des bases universalistes. Ce qui, paradoxalement renforce des stratégies pouvant alimenter des tensions intercommunautaires.

Les associations ont aussi affirmé que la France peut mettre en œuvre dès maintenant des mesures concrètes cohérentes avec ses déclarations sur l’illégalité de la colonisation : clause excluant les colonies de tous ses accords avec Israël, étiquetage des produits des colonies, et veiller à ce que les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire n’ait pas de relations avec les colonies. En réponse les représentants de l’Elysée ont convenu que la communication gouvernementale n’avait pas été sans aléas, qu’elle allait être rectifiée et que cette rectification se poursuivrait sur la ligne de ce qu’était la position française, à savoir la création d’un état palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale dans les frontières de 1967 aux côtés d’un état israélien bénéficiant de frontières sures et reconnues. Les associations, tout en se félicitant de cette rencontre, la première du genre, et des propos échangés, restent mobilisées sur les objectifs de paix et de solidarité qui les animent et seront particulièrement attentives dans les jours qui viennent à la mise en cohérence des propos et des actes.

Afin de poursuivre le dialogue, les associations demandent une rencontre avec M. le Président Hollande.

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine -----------------------------------------

1 La délégation de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine était composée de : Emmanuelle Bennani-Caillouët, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire, en tant que membre du CA de la Plateforme ; Fanny Essayie, chargée de plaidoyer de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS ; Pierre Tartakowsky, Président de la LDH.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:05

~~ Rassemblement suivi d'une manifestation: SAMEDI 19 JUILLET 16h30 PLACE DE L'HOTEL DE VILLE de La Rochelle à l'appel du collectif de solidarité Palestine La Rochelle

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"La France doit mettre fin à toute activité économique avec les colonies israéliennes"

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme

CCFD-Terre Solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement)

La France doit mettre fin à toute activité économique avec les colonies israéliennes

Paris, le 17 juillet 2014 -

L’escalade de la violence dans la bande de Gaza ces dernières semaines doit conduire l’Union européenne et ses Etats membres à appeler Israël et la Palestine à respecter le droit international. C’est pourquoi, le CCFD-Terre Solidaire et la FIDH demandent à la communauté internationale de se conformer à ses propres obligations, dont celles liées aux colonies. Les États ont notamment le devoir d’exclure les colonies des avantages économiques concédés, et d’y cesser toutes relations commerciales.

Or, un an après la décision de l’Union européenne d’exclure de ses financements les entités israéliennes établies ou déployant des activités dans les territoires occupés, le CCFD-Terre Solidaire et la FIDH dénoncent l’absence de mesures concrètes et efficaces prises par les États membres, dont la France, pour véritablement mettre fin au commerce avec les colonies israéliennes.

Dans le document « Mesures européennes contre la colonisation israélienne » publié aujourd’hui, le CCFD-Terre Solidaire et la FIDH passent au crible 4 éléments centraux de la politique de coopération entre Israël, l’Union européenne et 5 pays européens (Allemagne, France, Irlande, Pays-Bas et Royaume-Uni) : l’étiquetage des produits issus des colonies, leur importation en UE, la dissuasion des entreprises de mener des activités commerciales dans les colonies et l’exclusion de ces dernières des accords bilatéraux et des instruments de coopération. Sur ces sujets, les deux organisations déplorent que les pays membres de l’UE en restent aux déclarations d’intention et ne mettent pas en place des actions concrètes.

« L’Europe doit prendre ses responsabilités. L’existence des colonies a un impact direct sur les démolitions de maisons, les confiscations de terres et l’occupation militaire en Cisjordanie. Il est temps que la France après l’Union européenne adopte des dispositions claires qui limitent ses relations économiques au territoire d’Israël. Il est temps aussi que l’UE impose une mesure en discussion depuis plus d’un an : l’étiquetage des produits des colonies pour que les consommateurs puissent choisir en connaissance de cause » a déclaré Bernard Pinaud, Délégué général du CCFD-Terre Solidaire.

Fin juin 2014, la France, après l’Allemagne et le Royaume-Uni, a publié sur le site du Ministère des affaires étrangères un avis informant ses citoyens et ses entreprises des risques liés aux activités économiques et financières dans les colonies israéliennes. Une dizaine d’États européens ont à ce jour publié un avis similaire. Ces avis représentent une avancée, mais le CCFD-Terre Solidaire et la FIDH estiment que d’autres mesures doivent être prises pour mettre un terme aux échanges économiques avec les colonies.

« Des entreprises françaises, dont l’État français est parfois actionnaire, mènent directement ou par le biais de partenaires commerciaux, des activités commerciales ou financières dans les colonies, telles Dexia, Orange, Veolia ou Alstom. La France doit être davantage explicite et requérir de ses citoyens et entreprises qu’ils s’abstiennent de telles activités. Elle doit également rappeler les violations que cela implique au regard du droit international humanitaire et de droits de l’Homme » a ajouté Karim Lahidji, président de la FIDH.

L’Union européenne et les gouvernements européens doivent impérativement se coordonner pour envoyer un signal politique fort au gouvernement israélien, pour l’amener à mettre un terme à sa politique de colonisation en Territoire palestinien occupé et accepter un accord de paix fondé sur la solution à deux États.

Télécharger le document « Mesures européennes contre la colonisation israélienne »

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